Corrigé Banque PT 2026 Physique B – Thermodynamique PT — Partie 1 (Q5 à Q16) : Cycle de Rankine du circuit secondaire : diagramme (T,s), titre, rendement, débit
Sujet officiel du concours Banque PT, session 2026, épreuve Physique B – Thermodynamique PT. Corrigé rédigé par Ibrahim Alame.
Sujet officiel (PDF, site du concours)
Énoncé
L'écoulement est permanent dans tout le circuit secondaire (cycle de Rankine décrit en Q1). Données du tableau du sujet :
| État | 1 | 2 | 3 | 4 |
|---|---|---|---|---|
| Pression (bar) | 1 | 50 | ||
| Température (C) | 100 | 500 | ||
| Enthalpie massique () | 440 | 2550 | ||
| Entropie massique () |
Autres données : , , , . Le document réponse 1 fournit le diagramme de l'eau (figure 2) et un tableau à compléter (, et état aux points 1 à 4).
Figure 2 — Diagramme de l'eau du document réponse 1 (isobares en gris, pression en MPa en haut ; isenthalpes en noir, en ; isotitres dans la cloche).
Q5. Rappeler le premier principe industriel en écoulement stationnaire (système défini, termes explicités) ; le simplifier sans pesanteur ni énergie cinétique.
Q6. Déterminer .
Q7. Déterminer , et ; tracer l'allure du cycle en diagramme de Clapeyron .
Q8. Équation d'une isobare d'un gaz parfait dans le diagramme ; allure des isenthalpes à entropie élevée.
Q9. Placer les points 1 à 4 et le cycle sur le diagramme .
Q10. État du fluide en 2 et en 3 ; compléter graphiquement le tableau.
Q11. Exprimer en fonction du titre , de et ; en déduire le titre en sortie de turbine et comparer à la lecture graphique.
Q12. Transferts thermiques massiques reçus dans le générateur de vapeur et dans le condenseur ; commenter les signes.
Q13. Travail massique reçu sur le cycle, puis dans la turbine ; expliquer l'écart.
Q14. État du fluide en fin de détente ; inconvénient pour les parties mobiles.
Q15. Définir et calculer (au dixième) le rendement du cycle ; comparer à Q3.
Q16. Puissance de propulsion , rendement de l'alternateur , de l'énergie électrique MESMA utilisée pour la propulsion : estimer le débit massique d'eau du circuit secondaire.
Corrigé
Q5. Système : on considère un organe (volume de contrôle fixe , une entrée , une sortie ) traversé en régime stationnaire par le débit massique . On lui associe le système fermé formé, à l'instant , du fluide contenu dans et de la masse sur le point d'entrer ; à , du fluide contenu dans et de la masse qui vient de sortir (même masse par stationnarité). Le premier principe appliqué à , en comptant le travail des forces de pression d'entrée et de sortie (travail de transvasement ), donne le premier principe industriel :
avec la variation d'enthalpie massique, , , le travail utile (indiqué) massique reçu des parties mobiles, le transfert thermique massique reçu, tous en . En négligeant pesanteur et énergie cinétique : . Ce que le correcteur attend : l'enthalpie (et non l'énergie interne ) et une seule formulation cohérente (massique, ou en puissances avec ).
Q6. La pompe est adiabatique et réversible, donc isentropique. L'eau y est liquide : on la modélise par une phase condensée idéale (incompressible, indilatable), pour laquelle . Une transformation isentropique () y est donc isotherme : . (La loi de Laplace, propre au gaz parfait, ne s'applique pas.) Pour la suite, donne , d'où : la compression d'un liquide coûte très peu.
Q7. Le générateur de vapeur est isobare : . Le condenseur est isobare et ramène le fluide dans l'état 1 : . En 4, le fluide est un mélange liquide-vapeur en équilibre : sa température est la température de saturation sous , celle du liquide saturé de l'état 1 : .
Allure du cycle (sens horaire, moteur) : quasi verticale (liquide incompressible, presque constant) ; isobare horizontale à : échauffement du liquide jusqu'à la courbe d'ébullition, palier de vaporisation, puis surchauffe de la vapeur au-delà de la courbe de rosée ; détente isentropique, courbe descendante qui entre sous la cloche près de la courbe de rosée ; palier de liquéfaction à .
Ce que le correcteur attend : la courbe de saturation tracée, les points 2 (liquide), 3 (hors de la cloche, côté vapeur) et 4 (dans la cloche) bien placés, le sens horaire.
Q8. Pour un gaz parfait, et l'identité thermodynamique donnent (). À pression constante, en intégrant depuis un état de référence de la même isobare : , soit
(constante d'intégration , qui dépend de ) : les isobares sont des exponentielles croissantes, qui se déduisent les unes des autres par translation horizontale de (une pression plus forte décale l'isobare vers la gauche, comme sur la figure 2). Pour un gaz parfait, ne dépend que de (seconde loi de Joule) : les isenthalpes sont des isothermes, donc des droites horizontales. À entropie élevée (basses pressions, loin de la courbe de saturation), la vapeur d'eau se comporte comme un gaz parfait : les isenthalpes 2600 à deviennent effectivement horizontales vers la droite du diagramme.
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