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Corrigé bac mathématiques 2025 — Exercice 3 : Convergence de deux suites vers une même limite

Sujet officiel du baccalauréat, spécialité mathématiques, session 2025 (épreuve de remplacement). Corrigé rédigé par Ibrahim Alame.

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6 points

Le but de cet exercice est d'étudier les convergences de deux suites vers une même limite.

Partie A

On considère la fonction définie sur par

1. Justifier les éléments du tableau de variations ci-dessous :

(figure : tableau de variations de sur ; est croissante, et tend vers quand tend vers .)

On admet que la suite vérifiant et, pour tout entier naturel, est bien définie.

2. a. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel : .

b. En déduire que la suite converge.

3. On appelle la limite de .

On admet qu'elle est solution de l'équation . Déterminer la valeur de .

4. On considère la fonction écrite ci-dessous en langage Python.

On rappelle que renvoie la racine carrée du nombre .

1   from math import *
2
3   def rang(a) :
4       u = 6
5       n=0
6       while u > = a :
7           u = sqrt(3*u - 2)
8           n = n+1
9       return n

a. Pourquoi peut-on affirmer que renvoie une valeur ?

b. Pour quelles valeurs du paramètre l'instruction renvoie-t-elle un résultat ?

Partie B

On admet que la suite vérifiant et, pour tout , entier naturel, est bien définie.

1. Calculer .

2. Pour tout entier naturel, on admet que et on pose :

a. Démontrer que la suite est géométrique de raison 2 et préciser son premier terme .

b. On admet que, pour tout entier naturel,

En déduire que, pour tout entier naturel,

c. Calculer la limite de .

3. Résoudre le plus petit entier naturel pour lequel en résolvant l'inéquation.

Partie C

À l'aide des parties précédentes, déterminer le plus petit entier tel que pour tout , les termes et appartiennent à l'intervalle .

Corrigé

Partie A

1. Pour : donc , puis donc est bien définie et dérivable.

, comme quotient de nombres positifs non nuls.

est à valeurs strictement positives sur , donc est strictement croissante sur .

On a : .

Et : ,

donc, par composition (avec ) : .

2. a. Initialisation : Pour , .

Donc : .

Donc on a bien : . L'inégalité est vraie pour .

Hérédité : Supposons que, pour un entier entier naturel donné, l'inégalité soit vraie, c'est-à-dire : .

Montrons que l'inégalité suivante est vraie, c'est-à-dire : .

Par hypothèse de récurrence : .

Comme est strictement croissante sur : .

D'après la définition de récurrence de : .

Finalement, comme qui appartient à l'intervalle : .

Enfin, comme , qui appartient à l'intervalle, on obtient bien : .

Si l'inégalité est vraie pour un entier naturel donné, alors on prouve qu'elle est aussi vraie pour l'indice suivant, .

Conclusion : L'inégalité est vraie pour l'indice , et lorsqu'elle est vraie pour un entier naturel donné, elle est héréditaire. Par application du principe de récurrence, on a donc, pour tout entier naturel, on a : .

b. De la question précédente on tire :

est décroissante et minorée par 2, donc elle converge vers une limite qui vérifie : .

3. Soit un réel supérieur à 2 :

Le trinôme du second degré a donc deux racines 1 et 2.

Comme vérifie , seule la racine 2 peut être égale à .

On a donc .

4. a. La suite converge vers 2, donc tout intervalle ouvert contenant 2 contient tous les termes de la suite à partir d'un certain rang. En intervalle ouvert contenant 2 est celui de la forme , avec , où qui est ici , où , ou qui est . Donc pour tout , il existe un rang à partir duquel .

Le seul risque que l'algorithme ne se termine pas avec un serait que le réel soit trop proche de 2, ce qui demanderait des nombreuses itérations, et renvoie la valeur .

Le seul risque que l'algorithme ne se termine pas avec une valeur serait que le réel soit trop proche de 2, donc avec une valeur proche de 2 il existe un rang à partir duquel .

b. D'après ce que l'on a expliqué précédemment, l'instruction renvoie un résultat si et seulement si .

Donc pour .

Partie B

1. On a : .

2. a. Soit un entier naturel quelconque. Déterminons la relation de récurrence de la suite .

Au vu de sa relation de récurrence, est géométrique de raison 2.

Son premier terme est : .

b. Puisque est géométrique, de premier terme et de raison , par propriété, on en déduit que, pour tout entier naturel, on a : .

On admet la relation .

Avec un premier terme strictement positif et une raison strictement supérieure à 1, la suite est strictement croissante, et donc elle est minorée par son premier terme : . Le nombre sera donc toujours non nul.

Donc en inversant la relation admise, on a : .

Ce qui implique : .

c. Comme et , par propriété : .

Par limite de la somme : .

Puis, par limite de l'inverse : .

Finalement, par limite de la somme : .

3. Résolvons : :

. Le plus petit entier vérifiant est donc .

Partie C

Comme on a démontré dans la partie A que la suite est décroissante et minorée par 2, on explore les premiers termes de la suite à la calculatrice. On constate que , alors que .

On a donc, pour tout entier supérieur ou égal à 17 : .

Et donc, en particulier : .

D'après la partie B, on a pour tout entier naturel :

, donc , on en déduit : .

Finalement, on a : .

D'après la dernière question de la partie B, on a : .

Ainsi, on a : .

Donc les termes de la suite appartiennent à l'intervalle à partir de l'indice 7.

Pour que les deux conditions soient réunies, il faut donc que l'indice soit simultanément supérieur à 7 et à 17, donc, en conclusion, c'est à partir de l'indice que les termes et sont dans l'intervalle .

Finalement : .

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