Corrigé bac physique-chimie 2024 Métropole jour 2 — Exercice 1 : Autour du basket-ball
Sujet officiel du baccalauréat, spécialité physique-chimie, session 2024. Corrigé rédigé par Ibrahim Alame.
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Énoncé
Le basket-ball est le deuxième sport collectif pratiqué en France, et le premier dans les catégories féminines (source : SIMM-Consojunior 2011). Il figure parmi les sports olympiques lors des Jeux Olympiques de Paris 2024.
Dans cet exercice on étudie trois aspects fondamentaux de ce sport : l'optimisation de la trajectoire d'un tir, le rebond du ballon lors des dribbles ainsi que la problématique des risques auditifs liés aux coups de sifflet des arbitres.
Données :
- masse du ballon : ;
- rayon du ballon : ;
- valeur du champ de pesanteur supposé uniforme : ;
- rayon de l'arceau du panier : ;
- hauteur de l'arceau du panier, par rapport au sol : .
1. Étude d'une trajectoire idéale
Il est légitime pour un joueur de basket-ball de se demander comment obtenir la trajectoire la plus efficace pour marquer un panier. Un site internet spécialisé dans le basket-ball donne le conseil suivant :
« privilégier un angle de tir entre 47° et 55° par rapport à l'horizontale. On préconise les tirs en cloche de façon à avoir une exploitation maximale de la surface du panier »\ (source : BasketSession.com)
Figure 1. Schéma du lancer-franc considéré juste après que le ballon a quitté la main.
Première modélisation
Dans un premier temps, on s'intéresse au mouvement du centre de masse M d'un ballon lorsqu'un joueur réalise un lancer-franc. On réalise l'étude dans le référentiel terrestre supposé galiléen et on considère qu'une fois lancé, le ballon n'est soumis qu'à son propre poids. On néglige donc toute force de frottement de l'air sur le ballon.
Quand le ballon quitte la main du joueur, son centre de masse M est situé à une hauteur par rapport au sol et à une distance horizontale du centre C de l'arceau du panier (figure 1).
On étudie le mouvement dans le repère cartésien indiqué sur la figure 1 : le plan est un plan vertical contenant la main du basketteur au moment où il lâche le ballon et le centre C de l'arceau. L'instant initial est l'instant où le ballon quitte la main, avec un vecteur vitesse initial qui forme un angle avec l'axe horizontal. L'angle est supposé différent de 90°.
Q1. Montrer que dans le plan , les coordonnées du vecteur accélération du centre de masse M du ballon peuvent s'écrire :
Q2. Exprimer les coordonnées du vecteur vitesse du point M à chaque instant, notées :
Q3. Exprimer les coordonnées du vecteur position au cours du temps, notées :
Q4. Montrer que l'équation de la trajectoire du centre de masse M du ballon peut s'écrire :
Un tir est considéré comme parfait lorsque le centre de masse M du ballon passe par le centre C de l'arceau du panier, le ballon ne touchant pas le bord de l'arceau.
Q5. Montrer que pour un angle initial et pour une distance donnés, il existe une vitesse initiale pour laquelle la trajectoire du centre de masse du ballon passe par le centre du panier, dont l'expression est :
Q6. Lors d'un lancer-franc, on montre (démonstration non demandée) qu'un tir avec un angle initial de 49,5° permet d'obtenir la vitesse initiale la plus faible possible. Calculer cette vitesse.
On souhaite comparer cette vitesse à celle qu'un joueur situé à une distance du panier doit communiquer au ballon. On trace sur les figures 2-a et 2-b la vitesse initiale à donner au ballon pour qu'il passe par le centre C de l'arceau du panier en fonction de l'angle initial , pour la distance .
Figure 2-a (à gauche). Vitesse initiale à donner au ballon à une distance pour qu'il atteigne le centre C de l'arceau en fonction de l'angle initial. Figure 2-b (à droite). Agrandissement de la zone entourée de la figure 2-a.
Q7. Déterminer graphiquement l'angle initial à choisir pour communiquer au ballon la vitesse initiale minimale lui permettant de passer par le centre C de l'arceau, si le joueur est placé à la distance . Comparer les valeurs de l'angle et de la vitesse ainsi trouvées à celles obtenues pour un lancer-franc. Commenter.
Q8. On distingue sur la figure 2-a deux asymptotes verticales. Expliquer pourquoi lorsque l'angle de tir initial se rapproche de 90°, la courbe de la vitesse en fonction de l'angle initial tend vers une asymptote.
Deuxième modélisation
Jusqu'à présent, la vitesse à communiquer au ballon a été déterminée à partir d'une seule condition : le centre de masse M du ballon doit passer par le centre C de l'arceau. Il apparaît nécessaire de prendre en compte deux conditions supplémentaires :
- condition 1 : un ballon qui ne passe pas par le dessus du panier n'est pas valide ;
- condition 2 : un ballon qui rebondit sur le bord du panier avant d'en atteindre le centre ne donne pas un tir parfait.
On souhaite s'appuyer sur un programme rédigé en langage Python pour déterminer les trajectoires qui vérifient ces deux conditions.
La figure 3 présente un extrait du code qui permet de vérifier que le ballon rentre bien dans l'arceau, dans le bon sens et sans le toucher. Le début du code (non représenté avant la ligne 80) permet de calculer la trajectoire passant par le centre C de l'arceau pour un angle initial donné, selon l'étude réalisée en première partie. Pour une trajectoire donnée, les coordonnées du centre de masse du ballon sont stockées dans les tableaux (aussi appelés listes) x et y. Les valeurs de x sont comprises entre 0 et .
####################### Vérifications #######################
# Le ballon passe-t-il au dessus ?
if ........ :
print("Le ballon ne passe pas au dessus de l'arceau !")
#Le ballon touche-t-il l'arceau avant de rentrer ?
def d_bord(x,y):
return np.sqrt((L-Ra-x)**2+(Ha-y)**2) #Distance entre le centre du ballon et le bord de l'arceau
test=False
for i in range(Nx): #Nx est le nombre de points dans la trajectoire
if d_bord(x[i],y[i])<Rb: #Rb rayon du ballon
test=True
if test:
print("Le ballon touche l'arceau")
else:
print("Le ballon ne touche pas l'arceau")
Q9. Parmi les propositions ci-dessous, choisir et recopier sur la copie le code qu'il convient d'écrire pour compléter la ligne 82, afin qu'elle permette de vérifier la condition « le ballon ne passe pas au-dessus de l'arceau ». Les variables du programme, notées Ha et L, représentent respectivement les paramètres et .
| `max(x) > L` | `max(y) < Ha` | `min(y) > L` | `max(x) < Ha` |
|---|
Les fonctions max(x) et min(x) renvoient respectivement la plus grande et la plus petite valeur du tableau x.
Q10. Justifier que les lignes 89 à 92 permettent de tester la condition 2.
Q11. L'application des deux nouvelles conditions permet de déterminer que l'angle initial minimal pour réaliser un tir parfait au lancer-franc est voisin de 45°. Commenter cette valeur au regard des conseils fournis par le site internet cité en début d'exercice.
2. Étude du dribble et du rebond du ballon
Au basket-ball, il est interdit de se déplacer en portant la balle sur plus de trois pas. Il faut donc la faire rebondir sur le sol (c'est le dribble). Il est donc important d'étudier les caractéristiques de ce rebond.
À cette fin, on réalise le protocole suivant :
- un ballon est lâché, sans vitesse initiale, d'une hauteur voisine d'un mètre ;
- il tombe, rebondit sur le sol dur et remonte ;
- le pointage du centre de masse M du ballon est réalisé à l'aide d'une chronophotographie. Ces données permettent d'obtenir les représentations graphiques de l'évolution des énergies cinétique, potentielle de pesanteur et mécanique du ballon au cours du temps (figure 4).
Figure 4. Évolution des énergies au cours du temps
Q12. Parmi les courbes 1, 2 et 3 de la figure 4, identifier celles qui représentent l'évolution de l'énergie cinétique, de l'énergie potentielle de pesanteur et de l'énergie mécanique. Justifier chacune de ces identifications.
Q13. Montrer que l'énergie perdue par le ballon lors du rebond est voisine de .
Q14. Indiquer, en justifiant, s'il est raisonnable dans cette étude de négliger les frottements en dehors du moment où le ballon rebondit.
Q15. Lorsqu'on dribble, on ne lâche pas le ballon mais on le pousse vers le bas assez fort pour qu'il remonte suffisamment haut pour continuer à dribbler. Déterminer la vitesse initiale minimale à communiquer à un ballon lancé d'une hauteur d'un mètre pour qu'il remonte au moins à cette même hauteur.
On admet que la perte énergétique lors du rebond est la même qu'à la question Q13.
3. Entendre l'arbitre lors d'un match
Le basket-ball est un sport dans lequel le public peut se manifester bruyamment à n'importe quel moment. Pour autant, l'arbitre, qui signale les fautes grâce à un sifflet, doit pouvoir être entendu par tous les joueurs.
On admet que l'on peut distinguer un son très bref et aigu du bruit ambiant si son niveau sonore est supérieur d'au moins 3 dB à celui du bruit ambiant.
On rappelle que :
- le niveau d'intensité sonore noté s'exprime en dB et est lié à l'intensité sonore au point considéré par :
où est conventionnellement la plus faible intensité sonore détectable par l'oreille humaine et où désigne le logarithme décimal ;
- si une source sonore ponctuelle de puissance sonore est placée dans un milieu sans obstacle et non absorbant, alors l'intensité sonore à une distance de la source s'exprime par :
- les sons trop forts constituent un danger pour l'appareil auditif. Lorsque le niveau d'intensité sonore est trop important, il faut porter des protections auditives, comme des bouchons d'oreilles. La figure 5 donne quelques ordres de grandeur de niveaux d'intensité sonore et indique, notamment, le seuil de danger au-delà duquel le son peut entraîner des lésions dans l'oreille.
Figure 5. Échelle des niveaux d'intensité sonore perçus par l'oreille (source mur-silenzo.com)
Q16. On suppose que l'arbitre siffle au moment où est commise une faute. À cet instant, il est à une distance du joueur le plus éloigné sur le terrain et à une distance d'un joueur remplaçant assis sur un banc au bord du terrain. À l'aide d'un calcul, déterminer si le joueur remplaçant doit porter des protections auditives, sachant que le bruit ambiant est de l'ordre de 80 dB.
Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie, même si elle n'a pas abouti. La démarche est évaluée et doit être correctement présentée.
Corrigé
1. Étude d'une trajectoire idéale
Q1. Système : le ballon, assimilé à son centre de masse M, de masse . Référentiel : terrestre, supposé galiléen. Bilan des forces : le ballon n'est soumis qu'à son poids (frottements de l'air négligés). Deuxième loi de Newton : , soit , d'où : l'accélération est égale au champ de pesanteur, indépendante de la masse. Dans le repère de la figure 1, l'axe est horizontal et l'axe vertical orienté vers le haut, tandis que est vertical vers le bas : . Donc
Q2. L'accélération est la dérivée de la vitesse : et . En intégrant par rapport au temps, et , les constantes étant fixées par les conditions initiales : à , , de coordonnées et (projection d'un vecteur de norme faisant l'angle avec l'horizontale). D'où
Le mouvement horizontal est uniforme, le mouvement vertical uniformément varié.
Q3. La vitesse est la dérivée de la position : et . Une nouvelle intégration donne et . À , le centre de masse est au point de la figure 1, sur l'axe à la hauteur : et . Donc
Ce que le correcteur attend : la condition initiale (et non 0) : le ballon ne part pas du sol.
Q4. Comme , et l'on peut éliminer le temps : . En reportant dans :
puisque . La trajectoire est une parabole d'axe vertical, tournée vers le bas.
Q5. Le tir est parfait si la trajectoire passe par le centre C de l'arceau, de coordonnées et . On écrit :
Lorsque (le ballon est lancé « au-dessus » de la direction du panier), on isole :
Pour et donnés, il existe donc une unique vitesse initiale (positive) qui fait passer M par C.
Q6. Avec , , et : , , donc et
C'est la vitesse initiale minimale d'un lancer-franc parfait, environ (ordre de grandeur raisonnable). Ce que le correcteur attend : la calculatrice en mode degrés et toutes les longueurs en mètres.
Q7. Sur la figure 2-b, la courbe présente un minimum d'ordonnée (entre les graduations 5,300 et 5,325), atteint pour un angle (lecture à près). À , le joueur doit donc communiquer au ballon environ avec un angle de .
Comparaison. Pour le lancer-franc () : et . Plus près du panier, la vitesse minimale est plus faible (), ce qui est attendu : le ballon a moins de distance à parcourir. En revanche l'angle optimal est plus grand () : la dénivellation à franchir est la même, mais elle est plus importante par rapport à la distance horizontale ; la direction du panier vue du point de lancer est plus inclinée, et le tir doit être davantage « en cloche ». Les deux angles restent voisins de , valeur qui optimise la portée à hauteur égale, corrigée vers le haut par la hauteur du panier.
Q8. D'après l'expression de Q5, quand , : le facteur du dénominateur tend vers 0. Le facteur tend vers l'infini, mais moins vite : en écrivant , le second facteur tend vers tandis que ; le dénominateur tend donc vers 0 et : la courbe admet une asymptote verticale en .
Interprétation physique : la composante horizontale de la vitesse, , est celle qui fait avancer le ballon vers le panier. Un tir presque vertical n'a qu'une infime fraction de sa vitesse dans cette direction ; pour parcourir quand même la distance il faut une vitesse totale gigantesque (le ballon monte très haut et retombe presque à la verticale sur l'arceau). À la limite , et le ballon ne peut jamais atteindre le panier, quelle que soit . (L'autre asymptote, vers , correspond à : la vitesse initiale vise directement le centre C, et il faudrait une vitesse infinie pour que le ballon ne « tombe » pas sous cette droite.)
Q9. Le ballon passe au-dessus de l'arceau si sa trajectoire, avant d'atteindre C (les valeurs de x vont de 0 à ), monte plus haut que l'arceau, c'est-à-dire si le maximum des ordonnées dépasse . Il ne passe pas au-dessus si ce maximum reste inférieur à : le ballon arriverait sur l'arceau par en dessous, en montant. La ligne 82 s'écrit donc
if max(y) < Ha:
Les trois autres propositions comparent des grandeurs qui n'ont rien à voir avec la condition : max(x) > L est toujours faux (x ne dépasse pas ), min(y) > L et max(x) < Ha comparent une ordonnée à une distance horizontale, ou une abscisse à une hauteur.
Q10. Dans le plan , le bord de l'arceau le plus proche du tireur est le point B de coordonnées : il est situé à la distance du centre C, du côté du joueur, à la même hauteur. La fonction d_bord(x,y) calcule , qui est la distance BM entre ce bord et le centre de masse M du ballon. Le ballon, sphère de rayon , touche ce bord dès que (le point B est alors à l'intérieur du ballon).
Les lignes 89 à 92 initialisent test à False, puis parcourent tous les points de la trajectoire (i de 0 à Nx-1) : si, pour l'un d'eux, la distance au bord est strictement inférieure à Rb, test devient True. Comme les abscisses stockées sont comprises entre 0 et , tous les points testés sont avant le centre C : test vaut True exactement lorsque le ballon touche (donc rebondit sur) le bord de l'arceau avant d'en atteindre le centre, ce qui est la condition 2. Les lignes 93 à 96 affichent alors le résultat.
Q11. Le site conseille un angle de tir entre et . La modélisation montre qu'au lancer-franc un tir parfait exige un angle d'au moins environ (en dessous, le ballon arrive trop « à plat » et heurte le bord avant de passer, ou ne passe pas par le dessus), et que l'angle minimise la vitesse à fournir. L'intervalle conseillé est donc cohérent avec le modèle : il se situe juste au-dessus de l'angle minimal, en gardant une marge de sécurité de , et il contient l'angle de vitesse minimale. Il reste borné à : au-delà, la vitesse nécessaire augmente de nouveau (branche droite des figures 2) et le tir devient plus difficile à doser. Un tir « en cloche » arrive plus verticalement sur l'arceau, dont la surface utile vue par le ballon est alors maximale, ce qui rejoint l'argument du site.
2. Étude du dribble et du rebond
Q12. On repère d'abord le rebond : c'est l'intervalle – où toutes les courbes changent brutalement.
- Courbe 3 () : énergie cinétique. Elle part de 0 à (ballon lâché sans vitesse initiale, ), croît pendant la chute (la vitesse augmente) jusqu'à environ juste avant l'impact, puis décroît pendant la remontée jusqu'à s'annuler vers , au sommet du rebond où le ballon s'arrête.
- Courbe 2 () : énergie potentielle de pesanteur. Elle vaut au départ, décroît avec l'altitude pendant la chute jusqu'à 0 au contact du sol (altitude de référence, ), puis croît pendant la remontée. On vérifie pour une hauteur , conforme au protocole.
- Courbe 1 () : énergie mécanique. C'est la somme des deux autres () : par exemple à , . Elle est constante pendant la chute (), chute pendant le rebond, puis reste constante () pendant la remontée.
Q13. L'énergie perdue par le ballon est la variation de son énergie mécanique au cours du rebond. Sur la courbe 1, on lit sur le palier avant le rebond () et à sur le palier après (, points dispersés entre et ). Donc
(à près selon la lecture), soit environ de l'énergie mécanique initiale, dissipée dans la déformation du ballon et du sol (énergie thermique, son du rebond).
Q14. En dehors du rebond, le ballon n'est soumis qu'à son poids si les frottements sont négligeables ; le poids est une force conservative, et l'énergie mécanique se conserve alors. Sur la figure 4, la courbe 1 est bien horizontale avant le rebond (les points restent entre et , fluctuations dues au pointage) et de nouveau horizontale après (entre et ). Aucune diminution régulière de n'est visible sur ces deux phases : le travail des frottements de l'air y est négligeable devant les énergies en jeu. Il est donc raisonnable de négliger les frottements en dehors du rebond.
Q15. Système : le ballon ; référentiel : terrestre galiléen ; on prend l'origine de l'énergie potentielle au niveau du rebond. État initial (A) : hauteur , vitesse dirigée vers le bas : . État final (B) : sommet de la remontée, hauteur , vitesse nulle : . Entre A et B l'énergie mécanique se conserve pendant la descente et la remontée (Q14), et diminue de au rebond (Q13) :
La condition équivaut à , soit , d'où
La vitesse initiale minimale vaut (environ ) : l'énergie cinétique communiquée doit exactement compenser l'énergie perdue au rebond. Ce que le correcteur attend : la masse en kg ( et non ) et le fait que s'élimine : le résultat ne dépend pas de la hauteur, seulement de la perte admise.
3. Entendre l'arbitre
Q16. Démarche. Le coup de sifflet doit être perçu par le joueur le plus éloigné () malgré le bruit ambiant de : son niveau sonore à doit être d'au moins . On en déduit l'intensité sonore à cette distance, puis, la source étant ponctuelle, l'intensité et le niveau sonore à , que l'on compare au seuil de danger de la figure 5.
Intensité à 20 m. De on tire :
Intensité à 1,0 m. La puissance du sifflet est la même dans les deux cas : , donc
(ce qui correspond à une puissance , plausible pour un sifflet d'arbitre).
Niveau sonore à 1,0 m.
On peut aussi écrire directement : diviser la distance par 20 augmente le niveau de .
Conclusion. Le joueur remplaçant reçoit un son d'au moins (davantage si le sifflet est plus puissant que le strict minimum), bien au-delà du seuil de danger de de la figure 5 : le coup de sifflet, bref mais très intense, peut entraîner des lésions. Le joueur remplaçant assis à de l'arbitre devrait donc porter des protections auditives. Le bruit ambiant (, soit ) est mille fois moins intense que le sifflet à cette distance et ne modifie pas la conclusion.
Ce que le correcteur attend : la condition « » appliquée au joueur le plus éloigné, le passage des dB aux (et non une règle de trois sur les décibels), la loi en , et une conclusion argumentée à partir du seuil de la figure 5.