Corrigé bac SVT 2026 — Exercice 1 : Stress et fuite
Sujet officiel du baccalauréat, spécialité sciences de la vie et de la Terre, session 2026. Corrigé rédigé par Ibrahim Alame.
Travailler ce sujet sur Adloun Sujet officiel (PDF) Corrigé complet (PDF)
Énoncé
EXERCICE 1 : Stress et fuite (7 POINTS)
Face à un danger, l'organisme humain se met en état de stress dont l'une des réactions peut consister à prendre la fuite.
QUESTION :
Expliquer comment l'intervention du système nerveux dans la réaction de stress et dans le mouvement volontaire permet à l'organisme de prendre la fuite de manière efficace.
Vous rédigerez un texte argumenté. On attend des expériences, des observations, des exemples pour appuyer votre exposé et argumenter votre propos.
Corrigé
EXERCICE 1
Face à un danger, l'organisme humain se met en état de stress dont l'une des réactions peut consister à prendre la fuite.
Comment l'intervention du système nerveux dans la réaction de stress et dans le mouvement volontaire permet à l'organisme de prendre la fuite de manière efficace ?
Il sera donc possible d'étudier dans une 1ère partie le rôle du système nerveux dans la réaction de stress puis nous verrons dans une 2nde partie le rôle du cerveau et de la moelle épinière dans le mouvement volontaire.
1- Le rôle du système nerveux dans la réaction de stress
Le stress aigu désigne les réponses adaptatives (physiologiques, cognitives, émotionnelles, comportementales) de l'organisme face aux agents stresseurs : stimuli physiques, psychiques ou émotionnels.
Les organes impliqués sont :
- Le système limbique est un groupe de structures cérébrales jouant un rôle important dans le comportement et les émotions. Il comprend l'amygdale, l'hippocampe, l'hypothalamus et une partie du thalamus et du cortex préfrontal.
- Le complexe hypothalamo-hypophysaire, l'association d'une partie du cerveau, l'hypothalamus, et d'une glande, l'hypophyse
En situation de stress, la phase d'alarme intervient :
- La réponse de l'organisme est d'abord très rapide : le système limbique est stimulé, en particulier les zones impliquées dans les émotions telles que l'amygdale.
- Les neurones hypothalamiques déclenchent la libération d'adrénaline par la glande médullo-surrénale.
L'adrénaline provoque une augmentation du rythme cardiaque, de la fréquence respiratoire et la libération de glucose dans le sang. Les muscles vont pouvoir produire de l'ATP en grand quantité lors de la respiration cellulaire et la contraction musculaire pourra se réaliser grâce à l'activité du cytosquelette actine-myosine.
Une autre conséquence des agents stresseurs au niveau cérébral est la sécrétion de CRH par l'hypothalamus : le CRH met à contribution l'axe hypothalamo-hypophyso-corticosurrénalien,
- en stimulant la production d'ACTH par l'hypophyse
- l'ACTH entraine dans un second temps la libération du cortisol qui favorise la mobilisation du glucose
Pour argument, une expérience : Une équipe de chercheurs a réalisé des expériences chez un patient atteint de lésions bilatérales de l'amygdale, consistant à comparer les réactions du patient à celles d'un sujet sain face à 10 clips vidéos effrayants. Ce patient a démontré à plusieurs reprises l'absence de réaction au stress. Malgré tout, le patient est capable d'exprimer d'autres émotions.
2- Le rôle du cerveau et de la moelle épinière dans le mouvement volontaire
Le système nerveux est composé :
- d'organes comme le cerveau et la moelle épinière
- de cellules comme les neurones et les cellules gliales
La motricité volontaire met en jeu des circuits de neurones localisés à la périphérie du cerveau et formant le cortex cérébral
L'exploration du cortex cérébral permet de situer les aires motrices cérébrales, à l'origine des mouvements volontaires.
Les aires corticales communiquent entre elles par des voies neuronales où se propagent des potentiels d'action dont la fréquence d'émission est modulée par un ensemble de neurotransmetteurs.
Les messages nerveux moteurs qui partent du cerveau cheminent par des faisceaux de neurones pyramidaux qui « descendent » dans la moelle jusqu'aux neurones-moteurs.
Sur une fibre nerveuse, le message nerveux présente un codage électrique en fréquence de potentiel d'action.
Au niveau de la moelle épinière, le neurone pyramidal réalise une synapse neuro-neuronale avec le neurone moteur
Le neurone moteur réalise ensuite une synapse neuro-musculaire avec la fibre musculaire du muscle innervé.
Au niveau d'une synapse le message nerveux présente un codage biochimique en concentration de neuromédiateur.
Pour argument, une observation est celle des traumatismes accidentels de type section de la moelle épinière après une grave chute où on constate une paraplégie, une paralysie des membres inférieurs et donc l'incapacité de réaliser des mouvements volontaires : ne pouvoir marche, courir ou même se tenir debout malgré que le cerveau soit intact : le cerveau n'est pas directement connecté aux muscles mais il réalise un relais synaptique via la moelle épinière.
Conclusion : Phase d'alarme en cas de stress aigu
Facteurs de stress → Système limbique (Amygdale, Hippocampe) → Nerfs sympathiques système nerveux autonome → Médullo-surrénales → Adrénaline → Augmentation FC et VES, Vasodilatation et vasoconstriction favorisant l'irrigation musculaire, Libération de glucose par le foie → LUTTE ou FUITE
Informations sensorielles → système nerveux volontaire → Réponse adaptée des muscles → LUTTE ou FUITE
Réponse rapide