Modulation et démodulation d'amplitude
Cours complet · électronique (PSI), chapitre 5 · CPGE PSI (2e année)
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Transmettre à distance un signal électrique porteur d'information — la parole, la musique, une image — se heurte à un obstacle physique incontournable : les signaux utiles occupent des fréquences basses (quelques kilohertz pour la voix, une vingtaine de kilohertz pour l'audio) qui rayonnent extraordinairement mal sous forme d'ondes électromagnétiques. Émettre directement un signal audio par une antenne exigerait des antennes kilométriques et condamnerait tous les émetteurs à se superposer dans la même bande. La modulation résout ces deux difficultés d'un même geste : elle translate le spectre du signal informatif vers une fréquence élevée, la porteuse, choisie propre à chaque émetteur.
Ce chapitre étudie la plus ancienne et la plus intuitive de ces techniques, la modulation d'amplitude (AM), historiquement le premier procédé de radiodiffusion. On y verra comment un simple produit de deux signaux transpose un spectre, comment lire le contenu fréquentiel du signal modulé, et — question centrale du programme — pourquoi la récupération de l'information (la démodulation) exige nécessairement une opération non linéaire. Deux démodulateurs seront analysés : la démodulation synchrone, réalisable avec un multiplieur analogique, et la détection d'enveloppe par diode et circuit , d'une désarmante simplicité.
Conformément au programme de PSI, l'accent est mis sur la lecture des spectres, l'interprétation du signal modulé comme produit d'une porteuse par une modulante, et la justification fréquentielle des étages de démodulation.
5.1 Pourquoi moduler ? La transposition de spectre
5.1.1 Le problème de la transmission
Un signal informatif — noté , la modulante — possède un spectre confiné dans une bande de base de largeur modeste. Pour la parole téléphonique, ; pour un signal audio haute-fidélité, . Deux raisons interdisent d'émettre ce signal tel quel :
- Le rayonnement. Une antenne rayonne efficacement lorsque sa longueur est de l'ordre de la longueur d'onde . À , : irréaliste. À , : une antenne de quelques dizaines de mètres suffit.
- Le partage du spectre. Si tous les émetteurs occupaient la bande de base, leurs signaux se superposeraient sans qu'on puisse les séparer. En attribuant à chacun une porteuse distincte, on range les émissions côte à côte sur l'axe des fréquences, tel un jeu de canaux.
L'idée directrice consiste donc à translater le spectre de la bande de base vers une bande étroite centrée sur une fréquence porteuse . Cette translation s'appelle une transposition de fréquence.
Le signal modulant (ou modulante) est le signal basse fréquence porteur de l'information, de spectre borné à . La porteuse est un signal sinusoïdal haute fréquence
dont on va faire varier une caractéristique (amplitude, fréquence ou phase) au rythme de .
On peut inscrire l'information dans l'amplitude de la porteuse (modulation d'amplitude, AM), dans sa fréquence (FM) ou dans sa phase (PM). Le programme de PSI se concentre sur la modulation d'amplitude, la plus simple à analyser et à réaliser, mais il faut savoir définir les trois.
Il faut connaître les fréquences porteuses usuelles :
- radio AM (grandes/moyennes ondes) : de à ;
- radio FM : de à ;
- téléphonie mobile (4G/5G) : de l'ordre de à quelques .
Dans tous les cas est très grande devant la largeur du signal transmis, ce qui rend la transposition sans recouvrement possible.
5.2 La modulation d'amplitude
5.2.1 Le signal modulé
En modulation d'amplitude, on fait varier l'amplitude de la porteuse proportionnellement au signal informatif. Plutôt que de moduler directement (ce qui donnerait des amplitudes négatives), on ajoute une composante continue pour maintenir l'enveloppe positive.
Le signal modulé en amplitude s'écrit
où est la modulante et une constante (composante continue ajoutée) choisie de sorte que l'enveloppe reste positive. L'amplitude instantanée de la porteuse, , « épouse » le signal informatif.
Pour fixer les idées, on étudie le cas d'une modulante sinusoïdale pure , avec . Le signal modulé devient
L'enveloppe (en pointillés) reproduit fidèlement la modulante ; c'est cette enveloppe que la démodulation cherchera à extraire.
5.2.2 Le taux de modulation
L'aptitude de l'enveloppe à décrire fidèlement le signal se mesure par un paramètre sans dimension.
Pour une modulante sinusoïdale superposée à la constante , le taux de modulation est
Il représente le rapport entre l'amplitude de variation et la valeur moyenne de l'enveloppe. On l'exprime souvent en pourcentage.
L'enveloppe reste positive tant que , c'est-à-dire . Trois régimes se distinguent :
- : modulation correcte, l'enveloppe reste positive et reproduit la modulante ;
- : modulation à , l'enveloppe touche zéro ;
- : surmodulation, l'enveloppe change de signe et ne suit plus la modulante. La détection d'enveloppe restitue alors un signal déformé : à éviter absolument.
Méthode : Mesurer le taux de modulation à l'oscilloscope
Sur l'oscilloscope, on relève l'amplitude maximale et l'amplitude minimale de l'enveloppe. On en tire
Cette formule, indépendante des réglages de gain, est la méthode expérimentale standard.
Une enveloppe oscille entre et . Alors
soit une modulation à : correcte, sans risque de surmodulation.
5.3 Le spectre du signal modulé
5.3.1 Décomposition en trois raies
Le point essentiel du chapitre : comprendre où se trouve l'information dans le domaine fréquentiel. On développe le produit à l'aide de la formule de transformation de produit en somme.
Pour , le développement donne
Le spectre comporte donc trois raies : la porteuse à , et deux bandes latérales à et , symétriques autour de la porteuse.
Démonstration (Développement du produit)
On part de . Le second terme se linéarise par la formule
appliquée à , :
En regroupant avec la porteuse , on obtient les trois raies annoncées.
Le spectre de la modulante, initialement autour de , se retrouve translaté et centré sur la porteuse . C'est exactement l'effet recherché : l'information a été transportée dans une bande étroite autour de , sans être déformée.
5.3.2 Encombrement spectral
L'encombrement spectral d'un signal modulé est la largeur de la bande de fréquences qu'il occupe. Pour une modulante de fréquence maximale , les bandes latérales s'étendent de à , d'où
La modulation d'amplitude occupe donc une bande égale au double de la largeur du signal informatif.
Un signal vocal borné à occupe . Dans une bande radio de de large, on peut donc loger environ canaux distincts, chacun avec sa porteuse. C'est ainsi qu'est organisée la radiodiffusion AM.
Si possède un spectre continu , chaque composante engendre sa paire de raies latérales. Le spectre modulé est alors formé de la raie de porteuse à encadrée de deux bandes latérales continues, l'une de à (bande latérale supérieure, image du spectre de ), l'autre de à (bande latérale inférieure, image inversée). L'encombrement reste .
5.4 Réalisation de la modulation : le multiplieur
La modulation revient à effectuer un produit de signaux ; on la réalise avec un multiplieur analogique, composant qui délivre une tension proportionnelle au produit de ses deux entrées : , où (en ) est la constante du multiplieur.
Méthode : Moduler avec un multiplieur
Pour fabriquer :
- on ajoute la composante continue à la modulante (sommateur, ou décalage d'offset) ;
- on applique sur une entrée du multiplieur et la porteuse sur l'autre ;
- la sortie est le signal AM (au facteur près).
Si l'on n'ajoute pas d'offset (), la sortie vaut : le spectre ne contient plus que les deux bandes latérales, sans raie de porteuse. C'est la modulation à porteuse supprimée (DSB-SC), plus économe en puissance mais qui interdit la détection d'enveloppe (l'enveloppe de vaut , elle change de signe). Elle impose une démodulation synchrone.
5.5 La démodulation : nécessité d'une opération non linéaire
5.5.1 Pourquoi un filtre linéaire ne suffit pas
Le signal reçu occupe la bande autour de . Pour récupérer , il faut ramener son spectre autour de : effectuer la transposition inverse. Or un système linéaire (filtre, amplificateur) ne peut ni créer ni déplacer de fréquences : appliqué à un signal de fréquences autour de , il ne restitue que des fréquences autour de . Jamais il ne fera apparaître la basse fréquence absente du signal reçu.
Le spectre du signal modulé ne contient aucune composante à la fréquence de la modulante (les raies sont à , , ). Un filtrage linéaire est donc impuissant à récupérer : il faut une opération non linéaire (multiplication de signaux, redressement par diode) capable de générer de nouvelles fréquences, dont la fréquence basse recherchée.
Deux procédés non linéaires sont au programme : la multiplication (démodulation synchrone) et le redressement (détection d'enveloppe).
5.6 La démodulation synchrone
5.6.1 Principe
On multiplie le signal reçu par une réplique de la porteuse, à la même fréquence (d'où « synchrone »), puis on filtre le résultat par un passe-bas.
Démonstration (Analyse fréquentielle du produit)
Prenons pour simplifier et multiplions par la porteuse locale :
On développe :
Le premier terme est basse fréquence (spectre autour de ) : il contient la constante et la modulante . Le second est haute fréquence (spectre autour de ). Un filtre passe-bas de fréquence de coupure telle que
élimine le terme à et laisse passer . Après suppression de la composante continue (condensateur de liaison), il reste : la modulante est récupérée.
La démodulation synchrone n'est correcte que si le passe-bas sépare bien les deux paquets spectraux :
La condition (garantie par le choix de la porteuse) rend cette fenêtre toujours réalisable.
Si la porteuse locale présente un déphasage par rapport à la porteuse d'émission, on multiplie par et le terme basse fréquence devient . L'amplitude démodulée est multipliée par : nulle pour ! La démodulation synchrone exige donc une porteuse locale en phase avec l'émission, ce qui est sa principale difficulté pratique (récupération de porteuse).
Une porteuse transporte un signal audio . Après multiplication, on a un paquet basse fréquence sous et un paquet autour de . Un passe-bas de coupure convient : bien au-dessus de , très en dessous de .
5.7 La détection d'enveloppe
5.7.1 Principe : diode et cellule RC
Bien plus simple, ce démodulateur exploite directement le fait que, lorsque , l'enveloppe reproduit la modulante. Il suffit d'« extraire » cette enveloppe. Le montage associe une diode (redresseur, élément non linéaire) suivie d'un condensateur en parallèle avec une résistance .
Méthode : Fonctionnement du détecteur d'enveloppe
- Quand dépasse la tension aux bornes de , la diode conduit : le condensateur se charge quasi instantanément et suit la crête du signal.
- Quand redescend, la diode se bloque : se décharge lentement dans avec la constante de temps , jusqu'à la crête suivante.
- En choisissant bien réglé, la tension « suit » l'enveloppe en ondulant faiblement à la fréquence porteuse.
Un condensateur de liaison en sortie ôte la composante continue pour ne garder que .
5.7.2 Condition sur la constante de temps
La constante doit satisfaire un double compromis : ni trop courte, ni trop longue.
La décharge doit être lente devant la période de la porteuse (sinon suit chaque oscillation et l'ondulation est énorme), mais rapide devant la période de la modulante (sinon ne peut pas redescendre assez vite pour suivre les variations de l'enveloppe). D'où la double condition :
Équivalent : . La séparation garantit qu'un tel existe.
- trop grand : le condensateur se décharge trop lentement, « décroche » de l'enveloppe descendante — distorsion par écrêtage diagonal.
- trop petit : suit les oscillations de la porteuse — forte ondulation résiduelle à .
Contrairement à la démodulation synchrone, la détection d'enveloppe ne fonctionne que si l'enveloppe reste positive, donc si (pas de surmodulation) et si la porteuse est présente (). C'est le prix de sa simplicité : elle impose une modulation « avec porteuse », plus gourmande en puissance.
Radio AM : , . Les bornes sont et . Un choix confortable est (par exemple , ), bien au-dessus de et bien en dessous de .
5.7.3 Comparaison des deux démodulateurs
| Démodulation synchrone | Détection d'enveloppe | |
|---|---|---|
| Principe | multiplication par la porteuse + passe-bas | redressement (diode) + |
| Non-linéarité | le multiplieur | la diode |
| Exige ? | non (marche même sans porteuse) | oui (sinon distorsion) |
| Difficulté | récupérer une porteuse locale en phase | réglage de |
| Qualité | excellente | bonne si bien réglée |
5.8 Capacité numérique
Capacité numérique : Spectre d'un signal AM par transformée de Fourier rapide (FFT)
On simule un signal AM à modulante sinusoïdale et on visualise ses trois raies par FFT. On vérifie que la porteuse et les deux bandes latérales apparaissent bien aux fréquences et .
import numpy as np
import matplotlib.pyplot as plt
# Parametres
fp = 1000.0 # frequence porteuse (Hz)
f = 100.0 # frequence modulante (Hz)
A = 1.0 # composante continue
a = 0.5 # amplitude modulante -> taux m = a/A = 0.5
fe = 20000.0 # frequence d'echantillonnage
T = 0.1 # duree d'observation (s)
t = np.arange(0, T, 1/fe)
m = a*np.cos(2*np.pi*f*t) # modulante
s = (A + m)*np.cos(2*np.pi*fp*t) # signal AM
# Transformee de Fourier
S = np.fft.rfft(s) / len(t)
freq = np.fft.rfftfreq(len(t), 1/fe)
# Affichage
fig, (ax1, ax2) = plt.subplots(2, 1, figsize=(8, 6))
ax1.plot(t[:400], s[:400])
ax1.set_xlabel("t (s)"); ax1.set_ylabel("s(t)")
ax1.set_title("Signal AM temporel")
ax2.stem(freq, 2*np.abs(S))
ax2.set_xlim(0, 2000)
ax2.set_xlabel("f (Hz)"); ax2.set_ylabel("|S(f)|")
ax2.set_title("Spectre : porteuse (1000 Hz) + bandes laterales (900, 1100 Hz)")
plt.tight_layout(); plt.show()
# Verification des raies
for fr in (fp - f, fp, fp + f):
k = np.argmin(np.abs(freq - fr))
print(f"f = {freq[k]:.0f} Hz -> amplitude = {2*np.abs(S[k]):.3f}")
La console affiche trois raies : la porteuse d'amplitude à , et deux bandes latérales d'amplitude à et , conformément à la décomposition théorique.
<i class="fa-solid fa-dumbbell mr-2" style="color:#2E7559"></i>5.9 Exercices résolus
Un signal AM présente une enveloppe d'amplitude maximale et minimale . Déterminer le taux de modulation, puis les valeurs de et .
Démonstration
On applique la formule des extrêmes :
Comme et , on obtient et . On vérifie . Modulation à , correcte.
Une porteuse à est modulée par un signal sinusoïdal à . Donner les fréquences des trois raies et l'encombrement spectral.
Démonstration
Les raies se situent à
L'encombrement est , la bande occupée s'étendant de à .
Un étudiant propose de démoduler en plaçant simplement un filtre passe-bas de coupure directement après l'antenne. Expliquer pourquoi cela ne restitue rien.
Démonstration
Le signal reçu occupe la bande , entièrement située au-dessus de (car ). Un passe-bas linéaire ne peut créer aucune fréquence : appliqué à ce signal, sa sortie est nulle (tout est coupé). Aucune composante à basse fréquence n'existant dans le signal reçu, seule une opération non linéaire (multiplication ou redressement) peut faire apparaître autour de .
On multiplie par . Lister toutes les fréquences présentes dans le produit et indiquer lesquelles subsistent après un passe-bas de coupure , avec et .
Démonstration
D'après le calcul, . Les fréquences présentes sont :
- basses : (continu) et ;
- hautes : , ainsi que et .
Le passe-bas à ne laisse passer que et . Après suppression du continu par condensateur de liaison, il reste la modulante à : démodulation réussie.
En démodulation synchrone, la porteuse locale est déphasée de . De quel facteur l'amplitude du signal démodulé est-elle réduite ? Que se passe-t-il à ?
Démonstration
Le terme basse fréquence est proportionnel à . Pour , : l'amplitude est réduite de moitié. Pour , : le signal démodulé est nul. La démodulation synchrone impose donc une porteuse locale en phase.
Un émetteur AM utilise et un signal audio jusqu'à . Encadrer la constante de temps du détecteur d'enveloppe, puis proposer et .
Démonstration
Les bornes valent et . Il faut . Un bon compromis est la moyenne géométrique . Avec , il vient , valeur normalisée ou convenable.
On règle et . Calculer le taux de modulation et expliquer ce qu'observerait un détecteur d'enveloppe.
Démonstration
Le taux vaut : il y a surmodulation. L'enveloppe devient négative lorsque . Le détecteur d'enveloppe, qui restitue , replie les parties négatives : le signal démodulé est fortement distordu et ne reproduit plus la modulante. Il faut réduire pour ramener sous .
5.10 Exercices d'entraînement
- Pourquoi moduler ? Citer les deux raisons physiques qui interdisent d'émettre directement un signal audio par une antenne. Estimer la longueur d'onde à et à .
- Trois modulations. Définir la modulation d'amplitude, de fréquence et de phase. Pour chacune, indiquer quelle grandeur de la porteuse porte l'information.
- Ordres de grandeur. Donner les gammes de fréquences porteuses de la radio AM, de la radio FM et de la téléphonie mobile.
- Écriture du signal AM. Écrire pour , , , . Donner le taux de modulation et les valeurs extrêmes de l'enveloppe.
- Spectre à trois raies. Développer et représenter le spectre (positions et amplitudes des trois raies).
- Lecture d'oscillogramme. Une enveloppe oscille entre et . Calculer , et . La modulation est-elle correcte ?
- Encombrement. Un signal musical borné à module une porteuse. Quel est l'encombrement spectral en AM ? Combien de canaux dans une bande de ?
- Porteuse supprimée. On module sans composante continue (). Écrire le spectre de pour sinusoïdal. Peut-on utiliser une détection d'enveloppe ? Justifier.
- Non-linéarité. Expliquer, en une phrase et en termes de spectre, pourquoi la démodulation ne peut pas être réalisée par un système linéaire.
- Démodulation synchrone. On multiplie par . Détailler les paquets spectraux obtenus et écrire la condition sur la coupure du passe-bas.
- Déphasage. Tracer l'amplitude du signal démodulé synchrone en fonction du déphasage de la porteuse locale, pour de à . Pour quelle valeur la démodulation échoue-t-elle ?
- Détecteur d'enveloppe. Décrire le rôle de la diode et celui de la cellule . Quelle grandeur physique la sortie reproduit-elle ?
- Réglage de . Pour et , encadrer et proposer un couple . Que se passe-t-il si est dix fois trop grand ?
- Écrêtage diagonal. Expliquer, schéma de l'enveloppe à l'appui, le défaut de distorsion apparaissant lorsque est trop grand.
- Comparaison. Dresser un tableau des avantages et inconvénients de la démodulation synchrone et de la détection d'enveloppe (complexité, condition sur , qualité).
- Bilan de puissance. Pour une modulante sinusoïdale de taux , la puissance de la porteuse est et celle des deux bandes latérales . Calculer la fraction de puissance utile (dans les bandes latérales) pour . Commenter l'intérêt de la porteuse supprimée.
- Moduler, c'est transposer le spectre de la modulante (bande de base ) autour d'une porteuse , pour permettre le rayonnement par antenne et le partage du spectre entre émetteurs.
- Signal AM : . Pour , taux de modulation ; l'enveloppe reste correcte tant que (au-delà : surmodulation).
- Spectre (modulante sinusoïdale) : trois raies — porteuse à , bandes latérales à d'amplitude . Encombrement .
- La modulation se réalise par un multiplieur (produit porteuse modulante).
- Démodulation : impossible avec un système linéaire (aucune raie à dans le signal reçu) opération non linéaire obligatoire.
- Démodulation synchrone : puis passe-bas, condition ; sensible au déphasage ().
- Détection d'enveloppe : diode + , condition ; ne marche que si avec porteuse présente.