Reproduction asexuée
Cours · SVT (Tronc Commun Sciences, Maroc), chapitre 4 · Maroc, Tronc Commun Sciences · le début du chapitre, la suite sur Adloun
Pour assurer la survie de leur espèce, les plantes se reproduisent, c'est-à-dire qu'elles donnent naissance à de nouveaux individus. Mais à la différence des animaux, beaucoup de végétaux possèdent un second moyen de se multiplier, sans fleurs, sans graines et sans partenaire : la reproduction asexuée, encore appelée multiplication végétative. Un simple fragment de tige, de racine ou de feuille suffit alors à reconstituer une plante entière. Ce mode de reproduction, très répandu dans la nature, est aussi largement utilisé par l'Homme en agriculture et en horticulture. Ce chapitre présente le principe de la reproduction asexuée, ses modes naturels et artificiels, ses avantages et ses limites.
4.1 La reproduction asexuée : définition et caractéristiques
La reproduction asexuée (ou multiplication végétative) est la formation de nouveaux individus à partir d'un organe végétatif (tige, racine ou feuille) d'une seule plante mère, sans intervention de gamètes (cellules reproductrices) ni de fécondation.
Les nouveaux individus se développent par mitoses successives à partir des cellules de la plante mère. Ils possèdent donc tous le même patrimoine génétique que celle-ci.
L'ensemble des individus issus par reproduction asexuée d'une même plante mère forme un clone : ce sont des descendants génétiquement identiques entre eux et identiques à la plante d'origine.
Propriété : Caractéristiques de la reproduction asexuée
- elle met en jeu un seul parent ;
- elle ne nécessite ni gamètes, ni fécondation, ni graine ;
- elle repose sur la mitose (division cellulaire conforme) ;
- les descendants sont génétiquement identiques à la plante mère (clone).
La capacité d'une plante à reconstituer un individu complet à partir d'un fragment s'explique par la totipotence de nombreuses cellules végétales : une cellule végétative peut, dans de bonnes conditions, redonner tous les organes de la plante (racines, tige, feuilles).
4.2 Les modes naturels de multiplication végétative
Dans la nature, de nombreuses plantes se multiplient spontanément grâce à des organes spécialisés qui leur permettent de coloniser le milieu et de résister aux saisons défavorables.
Le stolon est une tige rampante qui pousse horizontalement à la surface du sol. À chaque nœud, il peut former des racines et un bourgeon qui donne une nouvelle plante. Une fois la jeune plante autonome, le stolon se dessèche et la sépare de la plante mère.
Le fraisier se multiplie par stolons : une plante mère peut ainsi engendrer plusieurs jeunes fraisiers en une saison.
Le rhizome est une tige souterraine horizontale, riche en réserves, qui porte des bourgeons. Chaque bourgeon peut donner une nouvelle tige aérienne, et la fragmentation du rhizome multiplie les individus.
Le chiendent, l'iris et la menthe se propagent grâce à leurs rhizomes, ce qui explique leur capacité à envahir rapidement un terrain.
Le tubercule est un organe de réserve renflé. Sa surface porte des bourgeons (les « yeux »). Chaque œil, planté dans le sol, peut germer et donner une nouvelle plante.
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