Deux villes, deux climats
Exercice supplémentaire · niveau 2 · enseignement scientifique (première), chapitre 4 — Le rayonnement solaire
Énoncé
On donne les moyennes mensuelles de température, en degrés Celsius, pour deux villes françaises.
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Paris | ||||||||||||
| Cayenne |
1. Calculer la moyenne annuelle de chaque ville. 2. Calculer l'amplitude annuelle de chacune. 3. Interpréter les deux résultats à l'aide du chapitre. 4. Un journal titre : « Cayenne, C de moyenne, c'est degrés de plus que Paris ». Ce titre est-il exact ? Suffit-il à décrire la différence de climat ?
Corrigé
1. Paris : la somme des douze valeurs vaut , donc C. Cayenne : la somme vaut , donc C.
2. Paris : C. Cayenne : C.
3. La moyenne plus élevée à Cayenne s'explique par la latitude : à de l'équateur, le Soleil est très haut toute l'année, donc la puissance reçue par mètre carré est grande. L'amplitude très faible s'explique par la même cause : près de l'équateur, la hauteur du Soleil à midi varie peu d'une saison à l'autre, et la durée du jour reste voisine de douze heures toute l'année. À Paris, au contraire, la hauteur du Soleil à midi passe de à et la durée du jour du simple au double : d'où une forte saisonnalité.
4. Le calcul est exact (), mais le titre est trompeur si l'on s'arrête là. Une moyenne annuelle ne dit rien de la variabilité : elle serait la même pour une ville constamment à C et pour Paris, qui oscille entre et . Ce qui distingue vraiment les deux climats, c'est l'amplitude — presque huit fois plus grande à Paris. Une moyenne sans dispersion est une information incomplète, et c'est vrai bien au-delà de la météorologie.
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