Réserves et durée de vie
Exercice supplémentaire · niveau 2 · enseignement scientifique (première), chapitre 7 — Une diversité de sources d'énergie utilisables par l'Humanité
Énoncé
On appelle rapport le quotient des réserves prouvées par la production annuelle. Il vaut environ ans pour le pétrole et ans pour le charbon. 1. Que signifie exactement « ans » ? 2. Ce rapport était déjà d'environ ans en : comment est-ce possible ? 3. Peut-on conclure qu'il n'y a pas de problème ? 4. Reformuler le problème correctement.
Corrigé
1. Que si la production restait exactement au niveau actuel et si les réserves prouvées n'étaient jamais réévaluées, on épuiserait ces réserves en cinquante ans. Ce sont deux hypothèses fausses, et l'indicateur ne prétend pas les vérifier.
2. Parce que les réserves prouvées augmentent : de nouveaux gisements sont découverts, et surtout des gisements connus deviennent exploitables quand la technique progresse ou quand le prix monte. La « réserve » est une catégorie technico-économique, pas une quantité physique fixe.
3. Non, pour deux raisons opposées. D'abord, la quantité totale de carbone fossile dans le sous-sol est finie, et le rapport ne dit rien de cette quantité totale. Ensuite et surtout, la difficulté principale n'est plus l'épuisement : c'est que brûler ces réserves relâcherait dans l'atmosphère bien plus de que ne le permettent les objectifs climatiques. La contrainte qui mord la première n'est pas géologique, elle est atmosphérique.
4. La bonne question n'est pas « combien en reste-t-il ? » mais « combien pouvons-nous en brûler ? ». Le déplacement de la question est le résultat le plus important des cinquante dernières années sur ce sujet, et il fait le lien direct avec le chapitre sur le bilan radiatif.
Les autres exercices de ce chapitre Le cours du chapitre
Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.