Compter les couches
Exercice de TD · niveau 2 · enseignement scientifique (première), chapitre 9 — L'histoire de l'âge de la Terre
Énoncé
Une série sédimentaire marine mesure km d'épaisseur. La vitesse moyenne de dépôt est estimée à mm par an. 1. Quelle durée cela représente-t-il ? 2. Dans un autre bassin, la vitesse est de mm par an. Quelle durée pour la même épaisseur ? 3. Que conclure sur la fiabilité de la méthode ? 4. Un géologue de obtient Ma en additionnant les séries connues. Pourquoi ce résultat est-il très inférieur à l'âge de la Terre ? 5. La méthode est-elle sans valeur ?
Corrigé
1. km mm et mman :
2. ans, soit Ma seulement — vingt fois moins.
3. Le résultat est directement proportionnel à l'inverse de la vitesse supposée. Comme cette vitesse varie d'un facteur mille selon le milieu (vase abyssale, delta, lagune), l'incertitude sur la durée est du même ordre. La méthode ne peut donc pas donner mieux qu'un ordre de grandeur.
4. Pour trois raisons cumulées, toutes dans le même sens. Les archives sédimentaires ne couvrent qu'une fraction de l'histoire de la Terre : les huit premiers dixièmes n'ont presque rien laissé. Des périodes entières ont été effacées par l'érosion (les lacunes). Et des séries de régions différentes, qu'on additionne, correspondent parfois aux mêmes intervalles de temps. Une horloge qui perd du temps donne toujours une durée trop courte.
5. Non. Elle donne le bon ordre de grandeur pour les temps géologiques enregistrés, et elle fournit surtout une borne inférieure solide : la Terre a au moins l'âge de ses sédiments. C'est cette borne, opposée aux Ma de Kelvin, qui a maintenu le désaccord ouvert jusqu'à ce que la radioactivité le tranche.
Les autres exercices de ce chapitre Le cours du chapitre
Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.