Adloun

Trois affirmations à évaluer

Exercice supplémentaire · niveau 2 · enseignement scientifique (terminale), chapitre 1 — L'atmosphère terrestre et la vie

Énoncé

Évaluer chacune des affirmations suivantes : est-elle exacte, inexacte, ou partiellement exacte ? Justifier en une courte argumentation, et indiquer quelle donnée permettrait de trancher.

Corrigé

(a) Inexacte. Il s'agit de deux problèmes distincts, souvent confondus parce qu'ils concernent tous deux l'atmosphère et ont fait l'objet d'accords internationaux. L'appauvrissement de l'ozone est un problème de chimie stratosphérique causé par les composés chlorés et bromés ; il concerne le rayonnement ultraviolet reçu au sol. Le réchauffement climatique est un problème de bilan radiatif causé par les gaz à effet de serre ; il concerne le rayonnement infrarouge émis par la Terre. Les deux se croisent tout de même sur un point : les CFC sont aussi de puissants gaz à effet de serre, et leur interdiction a donc eu un bénéfice climatique — non prévu au départ. Donnée qui tranche : les longueurs d'onde en jeu, ultraviolettes dans un cas, infrarouges dans l'autre.

(b) Partiellement exacte, et mal raisonnée. Il est exact que la concentration des composés destructeurs décroît et que la couche se reconstitue. Mais « refermé » est prématuré : les projections de situent le retour aux valeurs de vers en Antarctique. Surtout, la seconde partie de la phrase inverse la logique : si le problème s'atténue, c'est parce que des mesures contraignantes ont été prises, et non parce qu'il n'était pas grave. Conclure d'un succès de l'action que le problème était imaginaire est un raisonnement circulaire — on le retrouvera à propos du climat. Donnée qui tranche : la courbe de concentration des CFC dans l'atmosphère depuis , en regard du calendrier du Protocole.

(c) Inexacte, avec un fond de vrai. Les volcans émettent effectivement du chlorure d'hydrogène , parfois en grande quantité. Mais est très soluble dans l'eau : il est lessivé par les pluies dans la troposphère et n'atteint que très marginalement la stratosphère. Les CFC, à l'inverse, sont insolubles et chimiquement inertes — c'est précisément pour cette qualité industrielle qu'on les avait choisis — de sorte qu'ils montent intacts jusqu'à la stratosphère où ils libèrent leur chlore. L'argument volcanique confond « quantité émise » et « quantité qui parvient à l'endroit où elle agit ». Donnée qui tranche : la mesure directe des composés chlorés dans la stratosphère, dont la composition isotopique et chimique signe l'origine industrielle, et dont la concentration a suivi la production de CFC puis a décru après Montréal.

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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.