Le dépistage d'une maladie rare
Exercice supplémentaire · niveau 2 · enseignement scientifique (terminale), chapitre 11 — De la machine de Turing à l'intelligence artificielle
Énoncé
Une maladie touche personnes sur . Un test a une sensibilité de et une spécificité de . On teste personnes. 1. Construire le tableau de contingence. 2. Calculer la valeur prédictive positive. 3. Reprendre avec une population où la maladie touche des personnes. 4. Que conclure ?
Corrigé
1. Malades : . Non malades : . Parmi les malades : de positifs (VP), négatifs (FN). Parmi les non malades : de positifs (FP), négatifs (VN).
| Malade | Non malade | Total | |
|---|---|---|---|
| Test positif | |||
| Test négatif | |||
| Total |
2. , soit environ . Une personne dont le test est positif a moins de cinq chances sur cent d'être malade.
3. Malades : , dont positifs. Non malades : , dont faux positifs. Positifs au total : . Valeur prédictive positive : , soit environ .
4. Le test est le même dans les deux cas ; seule la population change, et la valeur prédictive positive passe de à . Deux conséquences pratiques. Un : dépister une maladie rare dans la population générale avec ce test produirait vingt fois plus de fausses alertes que de vraies détections, avec un coût humain et financier considérable. Deux : le même test appliqué à des personnes déjà sélectionnées par des symptômes devient très informatif. C'est le raisonnement bayésien : un résultat ne s'interprète jamais sans ce que l'on savait avant de le lire.
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