Faire le bilan du cycle du carbone
Exercice de TD · niveau 2 · enseignement scientifique (terminale), chapitre 6 — Énergie, choix de développement et futur climatique
Énoncé
On donne : atmosphère GtC ; émissions humaines GtC par an (dont par combustion et par changement d'usage des sols) ; absorption nette par l'océan GtC par an ; absorption nette par les continents GtC par an. On donne aussi ppm de GtC. 1. Calculer l'accumulation annuelle dans l'atmosphère. 2. Quelle fraction des émissions reste dans l'air ? 3. Convertir l'accumulation en ppm par an et comparer aux mesures, qui donnent environ ppm par an. 4. Convertir les GtC en gigatonnes de . 5. Les flux naturels de photosynthèse ( GtC/an) sont dix fois plus grands que les émissions humaines. Pourquoi n'est-ce pas un argument rassurant ?
Corrigé
1. GtC par an.
2. , soit environ . C'est ce qu'on appelle la fraction restant dans l'atmosphère : plus de la moitié de nos émissions sont absorbées par l'océan et la végétation, ce qui atténue considérablement le problème — et rend d'autant plus préoccupante la possibilité que ces puits saturent.
3. ppm par an. La valeur calculée coïncide avec la mesure directe faite depuis : le bilan est cohérent, ce qui valide l'ensemble des chiffres du schéma.
4. GtCO par an.
5. Parce qu'un flux ne dit rien tant qu'on ne le compare pas à son flux inverse. La photosynthèse retire GtC par an, mais la respiration et la décomposition en remettent : le solde naturel est presque nul. Nos GtC, elles, n'ont aucun flux inverse à leur échelle de temps : rien ne renvoie le carbone dans le sous-sol. Un petit déséquilibre permanent l'emporte sur un grand échange équilibré — c'est exactement le raisonnement qu'un raisonnement en « ordres de grandeur des flux » manque, et qu'un raisonnement en « bilan » saisit.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.