Une étude de cas locale
Exercice supplémentaire · niveau 2 · enseignement scientifique (terminale), chapitre 6 — Énergie, choix de développement et futur climatique
Énoncé
Une commune rurale de habitants doit remplacer la chaufferie au fioul de son réseau de chaleur, qui alimente l'école, la mairie, le gymnase et logements, et consomme MWh de chaleur par an. Trois projets sont sur la table.
A — chaudière à granulés de bois : ressource locale, rendement , émissions de comptées comme quasi nulles si la forêt est gérée durablement, mais émissions de particules fines.
B — géothermie de surface avec pompes à chaleur : coefficient de performance (une unité d'électricité pour unités de chaleur), électricité à gkWh, investissement élevé, forages.
C — maintien du fioul avec isolation des bâtiments, réduisant le besoin de ; le fioul émet g de par kWh de chaleur.
1. Calculer les émissions annuelles de de chaque projet. 2. Classer les projets sur ce seul critère. 3. Reprendre le classement en tenant compte de la qualité de l'air. 4. Quels critères le calcul ne prend-il pas en compte ? 5. Rédiger trois lignes de conclusion à destination du conseil municipal.
Corrigé
1. A : les émissions de combustion du bois ne sont pas comptées si la forêt se reconstitue ; il reste les émissions d'exploitation et de transport, que l'on peut estimer à quelques dizaines de tonnes. Ordre de grandeur : quelques dizaines de tonnes. B : il faut MWh d'électricité, soit kg, environ t. C : le besoin tombe à MWh, d'où kg, environ t.
2. A et B sont du même ordre, dix fois moins émetteurs que C. Le maintien du fioul, même avec une isolation ambitieuse, reste très loin derrière : l'isolation seule ne suffit pas à décarboner une chaufferie fossile.
3. La combustion du bois émet des particules fines, en quantité bien supérieure à celle du fioul par unité d'énergie, sauf filtration performante. Sur le critère sanitaire local, B passe donc devant A. On voit ici deux critères environnementaux s'opposer : c'est le cas général, non l'exception.
4. Le coût d'investissement et son financement ; le prix de la chaleur pour les habitants ; la disponibilité réelle de la ressource bois à proximité et la gestion de la forêt ; l'emploi local ; la robustesse en cas de panne ; la possibilité de raccorder d'autres bâtiments plus tard ; l'artificialisation liée aux forages ; et la durée des travaux.
5. « Sur le seul critère du dioxyde de carbone, les projets A et B sont équivalents et divisent les émissions par dix par rapport au maintien du fioul. La géothermie est préférable pour la qualité de l'air, la chaudière à bois pour le coût d'investissement et l'emploi local. L'isolation, quel que soit le projet retenu, réduit la facture et doit être menée en parallèle : elle n'est pas une alternative aux deux autres, mais leur complément. »
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