Adloun

Sept sommets de degré trois

Exercice · niveau 2 · informatique (MP2I/MPI), chapitre 13 — Le modèle des graphes

Énoncé

Corrigé

1. Non. Le lemme des poignées de main donne , donc la somme des degrés est paire. Ici elle vaudrait , qui est impair. Aucun graphe ne convient — et l'argument ne dépend ni de la connexité, ni de la présence de boucles.

2. Oui. La somme vaut , donc : la condition nécessaire est levée. Un exemple : le cube , dont les sommets sont les huit mots de trois bits et les arêtes relient deux mots différant d'un bit. Chaque sommet a bien trois voisins, et . Vérifié par programme : degrés tous égaux à , arêtes, et le graphe est biparti — les mots de poids pair d'un côté, ceux de poids impair de l'autre.

Noter la dissymétrie : la parité de la somme est une condition nécessaire, jamais suffisante. La suite a une somme paire, , et aucun graphe ne la réalise — vérifié par énumération exhaustive de tous les graphes à quatre sommets. Le troisième problème ci-après donne le critère complet.

3. Le nombre de sommets de degré impair est pair. Séparons la somme des degrés selon leur parité :

La seconde somme est donc paire. Or c'est une somme de nombres impairs : elle n'est paire que si le nombre de termes l'est. Vérifié sur des graphes tirés au hasard : , , degrés — quatre sommets impairs.

Ce que ce résultat sert. C'est le premier de toute une famille d'arguments de parité en théorie des graphes ; le plus célèbre en découle directement : un graphe connexe admet un parcours eulérien — passant une fois par chaque arête — si et seulement s'il a zéro ou deux sommets de degré impair. Un seul est impossible, par le résultat ci-dessus.

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