Adloun

Conséquence logique, implication, et ex falso

Exercice · niveau 2 · informatique (MP2I/MPI), chapitre 20 — Logique propositionnelle

Énoncé

Corrigé

1. Les deux énoncés disent la même chose, mot pour mot.

Or « si alors » et « non- ou » sont la même assertion — c'est la décomposition de l'implication, appliquée cette fois au méta-niveau. D'où l'équivalence.

C'est le résultat le plus utile du chapitre, parce qu'il fait passer d'une notion sur les ensembles de modèles ( à gauche) à une notion sur une formule ( tout court). Combiné à la proposition du cours — tautologique insatisfiable —, il ramène toute question de conséquence logique à sat : tester , c'est tester que n'a pas de modèle. Trois notions, un seul algorithme.

2. Les deux premières sont vraies, les deux dernières fausses — vérifié sur les quatre valuations.

3. C'est vrai, pour n'importe quelle , et la vérification est immédiate : n'a aucun modèle, donc l'assertion « tout modèle de est modèle de » porte sur l'ensemble vide et est vraie sans rien à démontrer. C'est le principe dit ex falso quodlibet : d'une contradiction, tout se déduit.

Ce que cela coûte en pratique. Une base de données de faits qui contient une contradiction devient inutilisable : tout s'en déduit, y compris ce qui est faux. Et un système de contraintes insatisfiable ne rend pas « presque une solution », il rend n'importe quoi. C'est pourquoi un solveur commence toujours par la question de la satisfiabilité, et non par celle de la conséquence.

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