Tautologie, antilogie, ou ni l'un ni l'autre
Exercice · niveau 2 · informatique (MP2I/MPI), chapitre 20 — Logique propositionnelle
Énoncé
Classer chacune de ces quatre formules, et donner un contre-modèle quand il en existe un.
Corrigé
- est une tautologie, et c'est déconcertant : elle dit que de deux propositions quelconques, l'une implique toujours l'autre. La table le confirme, et l'explication tient en une phrase : si est vraie, est vraie ; si est fausse, alors est vraie. Aucun cas n'échappe. C'est le prix de l'implication matérielle — elle ne prétend à aucun lien de sens entre prémisse et conclusion.
- n'est ni l'un ni l'autre : elle admet trois modèles sur quatre, et le contre-modèle est , . On y vérifie et . C'est la réciproque, et la réciproque n'est jamais gratuite — au contraire de la contraposée, qui, elle, est bien équivalente.
- est une tautologie : c'est la loi de Peirce. Si est vraie, la conclusion l'est. Si est fausse, alors est vraie, donc est fausse, donc l'implication entière est vraie. Elle mérite d'être connue : c'est une tautologie qui ne fait intervenir que l'implication, sans négation apparente, et qui n'est pourtant pas démontrable sans raisonnement par l'absurde (chapitre chap:deduction).
- est une antilogie. Ses quatre clauses interdisent successivement chacune des quatre valuations de : la clause élimine , la clause élimine , et les deux autres les deux valuations restantes. Il ne reste rien.
La méthode générale, quand on ne voit pas : une formule à variables se décide en lignes, toujours. C'est fini, donc décidable — et c'est exactement pour cela que le chapitre chap:deduction existe : est fini, mais ne se calcule pas.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.