Les feuilles qu'alpha-bêta ne regarde pas
Exercice · niveau 2 · informatique (MP2I/MPI), chapitre 27 — Jeux, stratégies et recherche heuristique
Énoncé
Sur l'arbre de l'exercice précédent, dérouler alpha-bêta de gauche à droite. Quelles feuilles ne sont jamais évaluées, et pourquoi ?
Corrigé
On note la fenêtre transmise.
- Racine max, fenêtre . Elle appelle le nœud min de gauche.
- Ce min appelle le max qui porte et : il évalue les deux, rend . Le min pose alors .
- Il appelle le max qui porte et , avec la fenêtre . Ce nœud évalue , ce qui lui donne : coupure. La feuille n'est jamais lue.
- Le min de gauche rend . La racine pose .
- Elle appelle le min de droite avec . Celui-ci appelle le max portant et , qui les évalue tous deux et rend . Le min pose : coupure. Les feuilles et ne sont jamais lues.
Bilan mesuré : minimax évalue les feuilles, alpha-bêta en évalue () et rend la même valeur .
Pourquoi les trois coupures sont légitimes. La feuille est sous un max qui vaut déjà au moins ; or le min au-dessus a déjà en main, et ne prendra jamais une branche qui vaut . Que la branche vaille , ou ne change rien : elle est écartée par le min. Même chose à droite : le min vaut au plus , et la racine s'est déjà assuré ; les deux dernières feuilles ne peuvent que faire baisser une valeur déjà écartée.
Ce que l'exercice montre du théorème. Alpha-bêta ne « devine » rien. Chaque coupure repose sur une preuve — un encadrement — que la branche coupée ne peut pas influencer la racine. C'est pourquoi la valeur est exacte, et c'est aussi pourquoi la coupure ne dispense pas de la valeur exacte des branches non coupées.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.