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Problème — Une épidémie, des générations aux jours

Application directe du cours · niveau 2 · mathématiques complémentaires (terminale), chapitre 12 — Thème 2 — Modèles d'évolution

Énoncé

Problème — Une épidémie, des générations aux jours.

Dans une commune, une épidémie démarre avec cas. Chaque malade en contamine en moyenne autres, et il s'écoule en moyenne jours entre le moment où l'on est contaminé et celui où l'on contamine : c'est le temps de génération. La commune compte personnes réceptives.

Corrigé

au jour — car une génération dure jours.

Le temps de doublement est jours.

Les deux disent la même chose — le discret ne sait simplement pas parler des jours intermédiaires.

C'est plus que la population réceptive. Le modèle exponentiel n'est donc plus valable bien avant cette date : il suppose une réserve inépuisable de personnes à contaminer, ce qui n'est vrai qu'au tout début.

Le résultat cesse de bouger : environ cas, soit presque toute la population réceptive. On notera au passage que le pas est ici sans danger, puisque la condition de stabilité du paragraphe 3 demande jours.

Vu comme fonction de , c'est un trinôme de racines et , maximal au milieu, en . La vitesse est donc maximale quand la moitié de la population réceptive a été touchée, et elle vaut alors

Le calcul (ou la lecture de la figure) situe cet instant vers le jour. C'est le point d'inflexion de la courbe (chapitre 5) : le moment où l'épidémie cesse d'accélérer, sans cesser de croître.

iRemarque

Le point d'inflexion est le seul indicateur observable du retournement : il précède de plusieurs semaines la fin de l'épidémie, et il se lit sur la courbe des nouveaux cas, non sur celle du cumul. C'est pourquoi les bulletins épidémiologiques publient la première et non la seconde.

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