Problème — Le bassin versant et la crue
Application directe du cours · niveau 3 (difficile) · mathématiques complémentaires (terminale), chapitre 14 — Thème 4 — Calculs d'aires
Énoncé
Problème — Le bassin versant et la crue.
Après un orage, un ruisseau est sorti de son lit. Le syndicat de rivière veut savoir quelle part de la pluie tombée a effectivement ruisselé : c'est le coefficient de ruissellement, qui sert à dimensionner les ouvrages. Il faut pour cela trois nombres : la surface du bassin versant, la hauteur de pluie, et le volume écoulé.
Données.
- Le bassin versant a été délimité sur une carte au et quadrillé :
| pas du quadrillage | cm | cm | cm |
|---|---|---|---|
| carreaux entièrement dedans | |||
| carreaux rencontrés |
- Le pluviomètre a relevé mm en h, uniformément sur le bassin.
- Le débit du ruisseau à l'exutoire, en m/s, a été enregistré pendant les heures qui ont suivi le début de l'orage :
- Donner les trois encadrements de la surface du bassin, en hectares, et retenir une valeur avec sa marge.
- Vérifier la loi « écart longueur du contour pas », et en déduire la longueur de la ligne de partage des eaux.
- Calculer le volume d'eau tombé sur le bassin.
- Calculer le débit de pointe, puis le volume total écoulé en h.
- Le ruisseau coulait déjà à m/s avant l'orage. Retrancher ce débit de base et calculer le coefficient de ruissellement de la crue.
- Quelle serait l'incertitude sur ce coefficient si n'était connue qu'à ? Le pluviomètre, lui, est donné à . Faut-il raffiner le quadrillage ?
Corrigé
- Trois encadrements. À l'échelle , cm de carte vaut ha ; un carreau de cm vaut donc ha, et un carreau de cm vaut ha.
L'encadrement le plus fin, garanti, donne ha, soit : c'est pessimiste. Les trois estimations, elles, se recoupent à près. On retient
- La ligne de partage des eaux. En divisant chaque écart par le pas, exprimé en centimètres, on obtient ; ; ha par centimètre. Comme cm vaut ha, cela fait cm de contour sur la carte, c'est-à-dire m sur le terrain. La crête qui borde le bassin mesure donc environ km.
- Volume tombé. mm, c'est m d'eau :
- Débit de pointe et volume écoulé. Le trinôme est maximal en , donc
Le volume écoulé est l'aire sous l'hydrogramme. En développant, , dont une primitive est :
Attention aux unités : est en m par seconde et en heures, donc ce nombre est en m/sh. Il faut le multiplier par :
- Coefficient de ruissellement. Le débit de base aurait coulé de toute façon : il représente m. La crue proprement dite vaut donc
et
Autrement dit, de la pluie a rejoint le ruisseau dans la journée ; le reste s'est infiltré ou évaporé. On peut le dire autrement, et c'est la façon dont les hydrologues comparent les bassins : la lame ruisselée vaut m, soit mm sur les tombés.
- Ce qui limite la précision. Le coefficient est inversement proportionnel à . Si varie de , varie de
soit également. Mais le pluviomètre est donné à , et lui est proportionnel : à lui seul, il fait varier de à — trois fois plus.
Raffiner encore le quadrillage serait donc du temps perdu : la chaîne de mesure ne peut pas être plus précise que son maillon le plus faible, et le maillon faible est ici la pluie, pas la géométrie. Savoir où s'arrêter fait partie de la mesure. On annoncera , ce qui est déjà une information : un bassin très imperméabilisé dépasserait .
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.