Problème — Rédiger une inférence bayésienne en langage ensembliste
Application directe du cours · niveau 1 (application) · mathématiques complémentaires (terminale), chapitre 20 — Vocabulaire ensembliste et logique
Énoncé
Problème — Rédiger une inférence bayésienne en langage ensembliste.
Un test de dépistage porte sur une maladie touchant de la population. Il détecte des malades et se trompe sur des personnes saines. On note l'événement « la personne est malade » et l'événement « le test est positif ».
- Traduire les trois données de l'énoncé en écritures de probabilité.
- Écrire la partition de l'univers utilisée, et exprimer comme réunion de deux événements incompatibles.
- Calculer par la formule des probabilités totales.
- Calculer , et commenter l'écart avec .
- Écrire en français, sans aucun symbole, les deux propositions et , et expliquer pourquoi les confondre est une erreur de logique et non de calcul.
Corrigé
- Traduction. « La maladie touche » donne . « Le test détecte des malades » est une probabilité conditionnelle sachant : . « Il se trompe sur des personnes saines » est conditionnelle sachant : . On en déduit .
- Partition. On a et : est une partition de l'univers. Il en résulte
Un test positif provient soit d'un malade, soit d'une personne saine, et jamais des deux à la fois.
- Probabilités totales, qui n'est que la traduction en probabilités de la réunion disjointe précédente :
Soit .
- Retournement du conditionnement. Par définition de la probabilité conditionnelle, et parce que :
L'écart est spectaculaire : mais . Moins d'un test positif sur six correspond à un malade, parce que les personnes saines sont cent fois plus nombreuses et que d'un très grand groupe pèse plus que d'un très petit.
- En français. est « la probabilité que le test soit positif sachant que la personne est malade », c'est-à-dire la performance du test. est « la probabilité que la personne soit malade sachant que le test est positif », c'est-à-dire ce que le patient veut savoir. L'événement conditionnant n'est pas le même : dans un cas on se restreint à la partie de l'univers, dans l'autre à la partie . Prendre l'un pour l'autre revient à confondre une implication avec sa réciproque : « malade donc test positif » n'est pas « test positif donc malade ». L'erreur ne porte pas sur les nombres — elle porte sur le sens de la flèche.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.