Problème — Quelle taille donner à une réserve naturelle ?
Application directe du cours · niveau 2 · mathématiques complémentaires (terminale), chapitre 3 — La fonction logarithme népérien
Énoncé
Problème — Quelle taille donner à une réserve naturelle ?
En biogéographie, le nombre d'espèces qu'abrite un territoire de superficie (en km) est souvent décrit par un modèle logarithmique :
- Calculer , , et .
- Quelle superficie faut-il pour abriter espèces ? Et pour en abriter ?
- Un gestionnaire souhaite un territoire n'abritant que espèces. Que répond le modèle ?
- Démontrer que doubler la superficie ajoute toujours le même nombre d'espèces, et le calculer.
- Calculer et interpréter.
- Déterminer et interpréter.
- Vaut-il mieux protéger une réserve de km ou deux réserves de km ?
Corrigé
- ; ; ; . Soit , , et espèces.
- Résolution : km. De même, espèces exigent , soit km. Vérification : les deux valeurs sont supérieures à , donc dans le domaine de validité. Vingt espèces de plus coûtent douze fois plus de surface () : le prix de la biodiversité est exponentiel.
- donne , soit km. Le calcul aboutit, mais : la valeur est hors du domaine de validité du modèle, et doit être rejetée. Le modèle ne dit rien des très petits territoires — un domaine mathématique n'est pas un domaine de validité.
- Résolution : pour tout ,
d'après . Le gain ne dépend pas de : doubler la superficie ajoute toujours environ espèces, qu'on parte de km ou de .
- : est strictement croissante, ce qui était attendu. Mais décroît vers : à , un kilomètre carré de plus apporte environ espèces ; à , il n'en apporte plus que . Le gain marginal s'effondre.
- . Le premier terme tend vers , le second aussi d'après la croissance comparée du cours (résultat admis). Par somme, . La densité d'espèces passe de par km à pour : une grande réserve abrite plus d'espèces, mais chacun de ses kilomètres carrés en abrite moins.
- Une réserve de km abrite espèces. Deux réserves de km en abritent chacune : si elles hébergent les mêmes espèces, le total reste , et la grande réserve l'emporte. Si au contraire leurs peuplements sont disjoints, le total peut monter jusqu'à . Le modèle logarithmique seul ne tranche donc pas le fameux débat des écologues entre « une grande » et « plusieurs petites » : il faut y ajouter le recouvrement des peuplements, que le modèle ignore.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.