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Problème — Deux formes d'un même médicament

Application directe du cours · niveau 3 (difficile) · mathématiques complémentaires (terminale), chapitre 7 — Intégration

Énoncé

Problème — Deux formes d'un même médicament.

Le chapitre 4 a étudié la concentration plasmatique d'un principe actif avalé,

et montré que son pic vaut mg/L à h. Le laboratoire propose une forme à libération prolongée,

Pour comparer deux formes d'un même médicament, les pharmacologues utilisent l'aire sous la courbe de concentration, notée ASC : elle mesure l'exposition totale de l'organisme.

Corrigé

car la valeur en vaut . De même, pour , avec et :

Les deux ASC valent donc environ et mgh/L.

Quand devient grand, toutes les exponentielles s'écrasent vers : les deux aires se stabilisent vers et . (On ne définit pas ici d'intégrale sur un intervalle infini ; on observe seulement que l'aire cesse d'augmenter de façon sensible.)

et sur , . Dans les deux cas le rapport est bien compris entre et : les deux formes sont bioéquivalentes. L'organisme reçoit, au total, la même chose.

Elles sont pratiquement identiques, ce qui confirme le point précédent.

Cette dérivée s'annule lorsque , c'est-à-dire , soit

et croît avant, décroît après. Le pic vaut mg/L, contre mg/L pour .

Voilà tout l'intérêt de la libération prolongée : même exposition totale, mais pic abaissé de et retardé de minutes. Comme les effets indésirables dépendent surtout du pic et l'efficacité surtout de l'aire, on garde le bénéfice en réduisant le risque. C'est un raisonnement que l'on ne peut tenir qu'en disposant des deux lectures : le maximum, qui vient de la dérivée, et l'aire, qui vient de l'intégrale.

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