Problème — Deux formes d'un même médicament
Application directe du cours · niveau 3 (difficile) · mathématiques complémentaires (terminale), chapitre 7 — Intégration
Énoncé
Problème — Deux formes d'un même médicament.
Le chapitre 4 a étudié la concentration plasmatique d'un principe actif avalé,
et montré que son pic vaut mg/L à h. Le laboratoire propose une forme à libération prolongée,
Pour comparer deux formes d'un même médicament, les pharmacologues utilisent l'aire sous la courbe de concentration, notée ASC : elle mesure l'exposition totale de l'organisme.
- Calculer et .
- Montrer que, si l'on prolonge l'observation, ces aires se stabilisent vers et mgh/L.
- Deux formes sont dites bioéquivalentes si le rapport de leurs ASC est compris entre et . Conclure.
- Calculer la concentration moyenne de chaque forme sur .
- Déterminer l'instant et la valeur du pic de , et comparer à . Que gagne-t-on avec la libération prolongée ?
Corrigé
- Les deux aires. Une primitive de étant , on obtient pour :
car la valeur en vaut . De même, pour , avec et :
Les deux ASC valent donc environ et mgh/L.
- Le plafond. En remplaçant par dans les calculs précédents,
Quand devient grand, toutes les exponentielles s'écrasent vers : les deux aires se stabilisent vers et . (On ne définit pas ici d'intégrale sur un intervalle infini ; on observe seulement que l'aire cesse d'augmenter de façon sensible.)
- Bioéquivalence. Le rapport des expositions totales vaut
et sur , . Dans les deux cas le rapport est bien compris entre et : les deux formes sont bioéquivalentes. L'organisme reçoit, au total, la même chose.
- Concentrations moyennes.
Elles sont pratiquement identiques, ce qui confirme le point précédent.
- Les deux pics. On dérive , chaque terme étant de la forme :
Cette dérivée s'annule lorsque , c'est-à-dire , soit
et croît avant, décroît après. Le pic vaut mg/L, contre mg/L pour .
Voilà tout l'intérêt de la libération prolongée : même exposition totale, mais pic abaissé de et retardé de minutes. Comme les effets indésirables dépendent surtout du pic et l'efficacité surtout de l'aire, on garde le bénéfice en réduisant le risque. C'est un raisonnement que l'on ne peut tenir qu'en disposant des deux lectures : le maximum, qui vient de la dérivée, et l'aire, qui vient de l'intégrale.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.