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mathématiques complémentaires (terminale) · Chapitre 8 · Exercice de TD

Problème — Dépistage de masse et faux positifs

Lois discrètes · niveau 3 (difficile)

Énoncé

Problème — Dépistage de masse et faux positifs.

Une maladie touche d'une population. On dispose d'un test dont la sensibilité est de — il est positif chez des malades — et la spécificité de — il est négatif chez des personnes saines. On note l'événement « la personne est malade » et l'événement « le test est positif ».

  • Construire le tableau des quatre cas possibles et calculer .
  • Calculer , appelée valeur prédictive positive du test. Montrer qu'elle vaut exactement .
  • Interpréter ce résultat pour une campagne de dépistage.
  • On dépiste personnes saines. Soit le nombre de faux positifs. Donner la loi de , son espérance, son écart type, puis . On donne .
  • On propose aux personnes testées positives un second test, indépendant du premier et de mêmes caractéristiques. Calculer la valeur prédictive après deux tests positifs.
  • Que conclure sur l'organisation d'un dépistage ?

Corrigé

  • Les quatre cas. Parmi les de malades, ont un test positif ; parmi les de personnes saines, ont un test positif — ce sont les faux positifs. En probabilités :

En effet et , d'où

  • Valeur prédictive positive.

  • Interprétation. Sur six personnes dont le test est positif, une seule est réellement malade : cinq positifs sur six sont des faux positifs. Le test n'est pourtant pas mauvais — il ne se trompe que dans des cas chez les personnes saines. Mais les personnes saines sont fois plus nombreuses que les malades, et d'un très grand nombre l'emporte sur d'un petit nombre.
  • Les faux positifs, comptés. Chaque personne saine dépistée donne une épreuve à deux issues, succès test positif à tort, de probabilité ; les dépistages sont indépendants. Donc et

De plus : il est pratiquement certain qu'il y aura au moins un faux positif. Enfin .

  • Deux tests positifs. Les deux tests étant indépendants sachant l'état de santé, la probabilité de deux positifs vaut chez un malade et chez une personne saine :

d'où la nouvelle valeur prédictive

  • Conclusion. On passe de à de chances d'être réellement malade. C'est pourquoi un dépistage de masse n'est jamais un diagnostic : il sert à sélectionner une petite sous-population, sur laquelle un examen de confirmation devient rentable — et sur laquelle la prévalence n'est plus mais .

Le calcul de la question 2 explique un fait déroutant : la qualité d'un test ne suffit pas à juger de la fiabilité d'un résultat positif ; il faut y joindre la rareté de la maladie.

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