La balançoire à bras parallèles
Exercice de TD · niveau 2 · mécanique (MPSI), chapitre 8 — Mouvement d'un solide · A. Description du mouvement d'un solide
Énoncé
Le siège d'une balançoire (masse , de forme quelconque, centre de masse ) est suspendu à une poutre horizontale par deux barres rigides parallèles, de même longueur , de masse négligeable, articulées sans frottement en , (sur la poutre) et en , (sur le siège), avec . On repère la position par l'angle des barres avec la verticale. On néglige tout frottement ; le référentiel terrestre est galiléen. Données : , .
1) Montrer que reste un parallélogramme et en déduire que le siège est en translation : le segment garde une direction fixe. La translation est-elle rectiligne ? Quelle est la trajectoire de ?
2) Montrer que tous les points du siège ont, à chaque instant, la même vitesse, de norme . En déduire l'énergie cinétique du siège. Pourquoi n'a-t-on besoin d'aucun moment d'inertie ?
3) Établir l'équation du mouvement par la conservation de l'énergie mécanique. En déduire la période des petites oscillations et la calculer. Dépend-elle de la forme du siège, de sa masse, de la position de ?
4) Le siège est lâché sans vitesse depuis l'angle . En appliquant la loi de la quantité de mouvement au siège au passage à la verticale, montrer que la somme des tensions des barres vaut . Calculer cette somme pour et . Cas limite ?
5) On remplace les deux barres par une seule barre rigidement soudée au siège : le siège est-il encore en translation ? Quelle grandeur supplémentaire faut-il alors connaître pour obtenir la période ?
Corrigé
La stratégie. On identifie d'abord le mouvement par la géométrie des liaisons ; une fois la translation reconnue, le siège se comporte comme un point de masse , sans moment d'inertie.
1) Le parallélogramme et la translation. Le quadrilatère a ses côtés opposés de même longueur deux à deux, et , et ces longueurs restent constantes (barres rigides, siège solide) : initialement parallélogramme, il le reste (la configuration croisée n'est pas atteinte par un mouvement continu). Dans un parallélogramme, ; or est un vecteur fixe, lié à la poutre. Donc le vecteur est constant : un segment du siège garde direction et longueur fixes. Le mouvement est plan, et l'orientation d'un solide dans un mouvement plan est fixée par la direction d'un seul de ses segments : si ne tourne pas, aucun segment du siège ne tourne. C'est la définition d'une translation.
La translation n'est pas rectiligne : le point décrit un arc de cercle de centre et de rayon . Tout point du siège se déduit de par un vecteur constant : chaque point décrit un arc de cercle de rayon , de centres translatés les uns des autres ; décrit l'arc de centre tel que . C'est une translation circulaire, celle de la nacelle d'une grande roue.
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