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mécanique (PCSI) · Chapitre 3 · Exercice de TD

Le saut à l'élastique

Approche énergétique du mouvement d'un point · D. Énergie mécanique · niveau 2

Énoncé

Du haut d'un pont de , un sauteur de masse se laisse tomber sans vitesse initiale, attaché à un élastique de longueur à vide , modélisé par un ressort de raideur qui n'agit que lorsqu'il est tendu. On repère le sauteur, assimilé à un point, par la distance parcourue vers le bas depuis le point de saut. On néglige l'air et la masse de l'élastique ; .

1) Exprimer l'énergie potentielle du sauteur pour et pour , avec . Tracer son allure et déterminer la position d'équilibre .

2) Déterminer l'allongement maximal et la profondeur atteinte . Le saut est-il sûr ?

3) Où la vitesse est-elle maximale ? La calculer.

4) Calculer l'accélération au point le plus bas, en nombre de , et la tension maximale de l'élastique.

5) Quelle est la masse maximale admissible pour que le sauteur ne touche pas l'eau ? Commenter.

Corrigé

La stratégie. Le mouvement est conservatif et à une dimension : tout se lit sur le graphe d'une énergie potentielle, définie par morceaux parce que l'élastique ne pousse pas quand il est détendu.

1) L'énergie potentielle. L'axe est descendant : le poids est dirigé dans le sens des croissants, son énergie potentielle est (elle décroît quand on descend). L'élastique ne travaille que s'il est tendu, c'est-à-dire pour , avec un allongement . Donc Les deux expressions coïncident en : est continue, et même dérivable (le terme élastique a une dérivée nulle en ). L'allure : une droite décroissante jusqu'à , prolongée par une parabole tournée vers le haut, dont le minimum est atteint où , soit C'est la position d'équilibre, stable () : celle où le sauteur finira par pendre, une fois les oscillations amorties.

2) Le point le plus bas. C'est un point de rebroussement : , ce qui s'écrit, avec , La racine positive est Le sauteur s'arrête à environ au-dessus de l'eau : le saut est sûr, avec une marge raisonnable.

3) La vitesse maximale. est maximale là où est minimale, c'est-à-dire à la position d'équilibre , et non au moment où l'élastique se tend (la vitesse n'y vaut que ) : entre et , la tension est encore inférieure au poids et le sauteur continue d'accélérer. On calcule

4) L'accélération au point bas. En , la loi de Newton projetée sur l'axe descendant donne , d'où . L'accélération est dirigée vers le haut et vaut environ : c'est le moment le plus intense du saut, quand le sauteur est « rattrapé ». La tension vaut alors , environ trois fois le poids : c'est elle qui dimensionne l'élastique et le harnais.

5) La masse maximale. On impose , soit , dans l'équation du 2) : , d'où La profondeur atteinte croît avec la masse : c'est pourquoi on pèse chaque sauteur et l'on choisit un élastique adapté.

Ce que l'exercice installe. Une énergie potentielle peut être définie par morceaux, selon que la liaison est active ou non ; sa continuité se vérifie. Sur son graphe, on lit les points de rebroussement (vitesse nulle), la position de vitesse maximale (minimum de , qui est la position d'équilibre) et le sens de l'accélération.

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