Trois machines d'un domicile portent les adresses 192.168.1.10 , .11…
Exercice supplémentaire · niveau 2 · NSI (première), chapitre 9 — Machines, systèmes et réseaux · Réseaux, un cran plus loin
Énoncé
Trois machines d'un domicile portent les adresses 192.168.1.10, .11 et .12. Vues d'un site Web, elles semblent n'en former qu'une seule.
- Ces adresses sont-elles utilisables sur l'Internet public ? Pourquoi ?
- Quel mécanisme du routeur permet aux trois de sortir ? Que doit-il mémoriser ?
- Pourquoi héberger un serveur derrière un tel routeur demande-t-il une configuration supplémentaire ?
Corrigé
1. Non. 192.168.0.0/16 fait partie des plages d'adresses privées, réservées aux réseaux locaux et volontairement non routées sur l'Internet public. Elles sont réutilisées à l'identique dans des millions de foyers, ce qui rend impossible de désigner l'une d'entre elles depuis l'extérieur.
2. La traduction d'adresses (NAT). Le routeur remplace, dans chaque paquet sortant, l'adresse privée par son unique adresse publique, et change le numéro de port pour rendre chaque connexion distincte. Il tient une table de correspondances : à telle adresse publique et tel port répond telle machine interne et tel port. Au retour, il consulte cette table pour savoir à qui remettre le paquet.
3. La table ne se remplit qu'à l'initiative de l'intérieur : une connexion entrante que rien n'a demandée n'y correspond à aucune ligne, et le routeur ne sait pas à qui la remettre — il la jette. Il faut donc créer une correspondance permanente à la main : « tout ce qui arrive sur le port va vers 192.168.1.12 ».
Ce que le mécanisme change : il a prolongé la vie des adresses IPv4, mais il a brisé la symétrie du réseau. Une machine derrière un NAT peut appeler ; elle ne peut pas être appelée. Beaucoup d'applications — jeu en réseau, visioconférence — passent leur temps à contourner cela.
Les autres exercices de ce chapitre Le cours du chapitre
Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.