Deux façons de changer de programme
Exercice de TD · niveau 3 (difficile) · NSI (terminale), chapitre 15 — Histoire de l'informatique
Énoncé
Deux façons de changer de programme.
On compare deux machines universelles séparées par quatre ans : l'ENIAC (1945), programmé par fiches et commutateurs, et l'EDSAC (1949), à programme enregistré. Sur l'ENIAC, reconfigurer la machine pour un nouveau calcul demande souvent deux jours ; sur l'EDSAC, charger un programme depuis une bande perforée prend quelques minutes.
- Où se trouve physiquement le programme dans chaque cas ?
- En cinq jours ouvrés, combien de calculs différents chaque machine peut-elle au mieux enchaîner ?
- Laquelle des deux permet d'envisager un compilateur, et pourquoi ?
- Les deux machines sont universelles au sens de Turing. Qu'est-ce qui les distingue, alors ?
Corrigé
- Sur l'ENIAC, le programme est dans le matériel : dans la position des fiches et des commutateurs. Sur l'EDSAC, il est dans la mémoire, sous forme de nombres, exactement comme les données.
- ENIAC : jours divisés par jours de reconfiguration, soit au mieux 2 calculs — et encore, sans compter le temps de calcul lui-même. EDSAC : quelques minutes par chargement, donc plusieurs dizaines de programmes par jour, soit des centaines sur la semaine. Le rapport est de l'ordre de .
- L'EDSAC. Un compilateur est un programme qui produit un programme ; cela n'a de sens que si un programme est une donnée que la machine peut écrire en mémoire. Sur l'ENIAC, le résultat d'un compilateur serait un plan de câblage à réaliser à la main.
- Elles calculent les mêmes fonctions, mais pas au même coût d'usage. L'universalité est une propriété théorique ; le temps de changement de programme décide de l'utilité pratique. C'est toute la différence entre « possible » et « praticable ».
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.