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Application directe du cours · niveau 2 · NSI (terminale), chapitre 15 — Histoire de l'informatique
Énoncé
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Voici un passage de la note G d'Ada Lovelace (1843), dans une traduction française courante :
<blockquote class="border-l-4 border-gray-300 pl-4 italic my-4 text-gray-600"> « La machine analytique n'a nullement la prétention de créer quoi que ce soit. Elle peut faire tout ce que nous saurons lui ordonner d'exécuter. Elle peut suivre une analyse, mais elle n'a pas le pouvoir d'anticiper des relations ou des vérités analytiques. »
- De quelle machine s'agit-il, et a-t-elle jamais fonctionné ?
- Quel mot d'aujourd'hui traduit « ce que nous saurons lui ordonner d'exécuter » ?
- Quelle propriété des ordinateurs, toujours vraie, est énoncée ici ?
- Ce texte a été discuté par un auteur célèbre plus d'un siècle après. Lequel, quand, et sous quel nom cite-t-il l'argument ?
Corrigé
- La machine analytique de Babbage, conçue à partir de 1834 mais jamais construite. Lovelace décrit donc le fonctionnement d'une machine qui n'existe que sur le papier, ce qui rend la note G d'autant plus remarquable.
- Le programme (ou l'algorithme) : la suite d'instructions que la machine exécute.
- Qu'une machine est déterminée par son programme : elle n'a pas d'initiative propre et ne produit que les conséquences de ce qu'on lui a prescrit. C'est ce qui rend possibles la preuve de correction et la reproductibilité d'un calcul.
- Alan Turing, en 1950, dans Computing Machinery and Intelligence. Il y examine cette objection sous le nom d'« objection de Lady Lovelace » et répond, en substance, qu'une machine peut nous surprendre parce que nous ne déduisons pas nous-mêmes toutes les conséquences de ce que nous écrivons.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.