optique géométrique (PCSI) · Chapitre 5 · Exercice de TD
Limite de résolution angulaire de l'œil
Instruments : l'œil, l'appareil photographique et la fibre optique · A. L'œil · niveau 2
Énoncé
On admet que l'œil sépare deux points dont l'écart angulaire dépasse (une minute d'arc). La rétine est à du centre optique.
1) Convertir en radians. Quelle distance sépare, sur la rétine, les images de deux points vus sous l'angle ? Les cônes de la fovéa (zone centrale de la rétine) sont espacés d'environ (donnée) : commenter.
2) On admet (livre des ondes) qu'une ouverture circulaire de diamètre étale un faisceau parallèle de longueur d'onde sur un angle de l'ordre de . Calculer cet angle pour une pupille de et . Comparer à .
3) À quelle distance maximale distingue-t-on deux traits distants de ? Quel est le plus petit détail visible à ?
4) Les deux phares d'une voiture sont distants de . Jusqu'à quelle distance les voit-on séparés ? À , que voit-on ?
Corrigé
Ce qu'on a le droit d'utiliser. L'approximation des petits angles ( en radians) et le rayon passant par le centre optique, non dévié. La stratégie : traduire la limite angulaire en une taille sur le détecteur, puis la comparer aux deux limites physiques, le grain du capteur et la diffraction.
1) La traduction sur la rétine. Une minute d'arc vaut Construction. Les rayons issus de chacun des deux points et passant par le centre optique ne sont pas déviés ; ils font entre eux l'angle et vont frapper la rétine en deux points , . Par les petits angles, la distance de ces points vaut C'est deux espacements de cônes : pour que deux points soient perçus séparés, il faut au moins un cône peu éclairé entre deux cônes éclairés. La limite angulaire de l'œil est donc celle qu'impose le grain de son capteur. C'est la capacité « relier le stigmatisme approché aux caractéristiques d'un détecteur », appliquée à l'œil.
2) La diffraction. soit : du même ordre que . L'œil est remarquablement « équilibré » : la diffraction par la pupille, le grain de la rétine (et les aberrations du cristallin, non étudiées ici) donnent tous une limite de l'ordre de la minute d'arc.
3) Deux applications directes. Deux traits distants de , vus à la distance , sont vus sous l'angle . Ils sont séparés si , soit À , le plus petit détail vaut , l'épaisseur d'un cheveu : c'est bien à la limite de ce qu'on distingue en lisant.
4) Les phares. À , l'écart angulaire vaut , juste sous la limite : on voit une seule source lumineuse, dont on ne sait pas dire si c'est une voiture ou une moto. (Ne pas confondre : mètres pour un millimètre, kilomètres pour un mètre quarante.)
Homogénéité et cas limite. est une longueur, étant sans dimension. Si (détecteur parfait), : c'est la diffraction, d'après le 2), qui interdit cette limite.
Ce que l'exercice installe. Une limite angulaire se traduit en taille sur le détecteur par le rayon qui passe par le centre optique : (distance lentille-capteur). On compare ensuite cette taille au grain du capteur et à la diffraction. Le même raisonnement fixera la taille utile des pixels d'un appareil photographique. Ordre de grandeur à retenir : une minute d'arc, , cinq micromètres sur la rétine.
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