Faut-il craindre la mort ?
Application directe du cours · niveau 1 (application) · philosophie (terminale), chapitre 14 — Le temps
Énoncé
Faut-il craindre la mort ?
Corrigé
Problématique. La mort apparaît comme le mal suprême, ce qui anéantit tout ce que nous sommes. Mais cette crainte est-elle rationnelle ? Craindre la mort, est-ce craindre quelque chose, ou bien craindre un rien ?
Plan.
- [I.] La mort semble légitimement redoutable : elle est la perte de tout, l'inconnu absolu ; Pascal montre que l'homme la fuit par le divertissement tant elle l'angoisse.
- [II.] Épicure conteste cette crainte : « la mort n'est rien pour nous », car elle est absence de toute sensation. Craindre la mort, c'est commettre une erreur de raisonnement, puisqu'on ne l'éprouvera jamais.
- [III.] Heidegger renverse la perspective : il ne s'agit ni de craindre ni de fuir, mais d'assumer lucidement sa finitude. L'être-pour-la-mort donne sens et urgence à l'existence ; la conscience de la mort est condition d'une vie authentique.
Références. Épicure (Lettre à Ménécée), Pascal (Pensées, divertissement), Heidegger (Être et Temps), Montaigne (« philosopher, c'est apprendre à mourir »).
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