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philosophie (terminale) · Chapitre 4 · Application directe du cours

Peut-on douter de tout ?

La raison et la vérité · niveau 1 (application)

Énoncé

Peut-on douter de tout ?

Corrigé

Analyse et problématique. Le sujet semble inviter à une réponse paradoxale : douter de tout paraît à la fois souhaitable (pour ne pas être dupe) et impossible (car certaines choses résistent au doute). Faut-il entendre « pouvoir » au sens de la possibilité logique ou de la légitimité ? Le doute universel est-il un point de départ fécond ou une posture qui se ruine elle-même ? Problème : un doute radical est-il possible, et au nom de quoi pourrait-on lui assigner une limite ?

Plan détaillé.

  • I. Il semble qu'on puisse et doive douter de tout. Les sens nous trompent ; les opinions reçues sont souvent fausses (préjugés). Le doute est une exigence critique : douter, c'est refuser de croire sans raison (Descartes, première Méditation ; le scepticisme antique de Pyrrhon).
  • II. Mais un doute total se contredit lui-même. Douter, c'est encore penser : le cogito résiste au doute (Descartes). De plus, douter suppose des règles (la logique) que le doute ne peut suspendre sans se détruire. Le doute absolu est donc impossible à tenir.
  • III. Le doute doit être méthodique, non sceptique. Le doute n'est pas une fin mais un instrument : il sert à fonder un savoir certain. Il a des limites légitimes (le sujet pensant, les principes logiques) qui en font un outil de connaissance et non de paralysie.

Références mobilisables : Descartes (Méditations métaphysiques), le scepticisme antique (Pyrrhon, Sextus Empiricus), Hume sur les limites du doute dans la vie pratique.

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