Qui émet le CO ?
Application directe du cours · niveau 1 (application) · SES (terminale), chapitre 12 — Quelle action publique pour l'environnement ?
Énoncé
Qui émet le CO ?
| Pays ou zone, 2022 | Part des émissions | Émissions par |
|---|---|---|
| mondiales (%) | habitant (t) | |
| Chine | 31 | 8,0 |
| États-Unis | 14 | 14,9 |
| Inde | 8 | 2,0 |
| Union européenne (27) | 7 | 6,0 |
| France | 0,8 | 4,6 |
| Monde | 100 | 4,7 |
{ Source : Global Carbon Project, Global Carbon Budget 2023 ; émissions de CO d'origine fossile, données arrondies.}
Question 1. Faites une phrase avec chacune des deux données concernant les États-Unis.
Question 2. Calculez le rapport entre les émissions par habitant des États-Unis et celles de l'Inde, puis l'écart, en points de %, entre la part de la Chine et celle de l'Union européenne dans les émissions mondiales.
Question 3. À l'aide du tableau et de vos connaissances, expliquez pourquoi la question « qui doit réduire ses émissions ? » n'a pas la même réponse selon l'indicateur retenu, et en quoi cela complique les négociations internationales.
Corrigé
Question 1. En 2022, selon le Global Carbon Project, les États-Unis ont émis 14 % du CO d'origine fossile émis dans le monde. La même année, un habitant des États-Unis émettait en moyenne 14,9 tonnes de CO.
Question 2. Rapport des émissions par habitant : : un Américain émet environ 7,5 fois plus de CO qu'un Indien, et fois plus que la moyenne mondiale. Écart des parts : points de % : la Chine pèse 24 points de plus que l'Union européenne dans les émissions mondiales, soit plus de quatre fois sa part.
Question 3. Selon l'indicateur, le premier responsable change. En émissions totales, la Chine domine (31 % du total, plus que les États-Unis, l'Inde et l'Union réunis) ; c'est l'indicateur qu'invoquent les pays développés pour demander aux émergents d'agir. En émissions par habitant, ce sont les États-Unis (14,9 tonnes) qui émettent le plus, la Chine (8,0) se situe au niveau des pays développés, et l'Inde (2,0) très en dessous de la moyenne mondiale : c'est l'indicateur qu'invoquent les pays émergents, dont la population est immense et le niveau de vie encore faible. Un troisième indicateur, absent du tableau, compte encore : les émissions cumulées depuis 1850, dont les pays développés portent l'essentiel, alors que le CO reste des siècles dans l'atmosphère. Ces désaccords compliquent les négociations parce que le climat est un bien commun mondial : chaque État a intérêt à ce que l'effort soit mesuré à l'aune qui l'épargne, et à laisser les autres payer (passager clandestin). Le principe des « responsabilités communes mais différenciées » tente de concilier ces lectures ; l'accord de Paris (2015) y répond en laissant chaque pays fixer sa propre contribution, ce qui permet l'universalité au prix de l'absence de sanction.
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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.