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Compétitivité-prix et compétitivité hors prix

Application directe du cours · niveau 1 (application) · SES (terminale), chapitre 2 — Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ?

Énoncé

Compétitivité-prix et compétitivité hors prix.

Mobilisation de connaissances. Distinguez compétitivité-prix et compétitivité hors prix à l'aide d'un exemple.

Vous préciserez de quoi dépend chacune des deux formes de compétitivité et vous indiquerez laquelle explique le mieux la position de l'Allemagne et celle de la France dans le commerce mondial. La réponse tient en un paragraphe AEI (affirmation, explication, illustration).

Corrigé

Affirmation. La compétitivité d'un pays est sa capacité à vendre ses produits sur les marchés mondiaux. Elle est dite prix lorsqu'elle repose sur la capacité à vendre moins cher que les concurrents, et hors prix lorsqu'elle repose sur la capacité à vendre mieux : des produits que les acheteurs préfèrent à prix égal, voire plus cher.

Explication. La compétitivité-prix dépend des coûts de production (coût du travail, énergie, matières), des marges des entreprises et du taux de change : une monnaie qui se déprécie rend les exportations moins chères en devises. La compétitivité hors prix dépend de la qualité, de l'innovation, de l'image de marque, des services associés et des délais de livraison : elle permet de vendre malgré des coûts élevés, car elle positionne le produit sur le haut de gamme, où les acheteurs sont moins sensibles au prix.

Illustration. L'Allemagne a des coûts salariaux élevés mais exporte massivement machines-outils et automobiles haut de gamme (Mercedes, BMW) : sa position tient à sa compétitivité hors prix. La France dispose de secteurs à forte compétitivité hors prix (aéronautique avec Airbus, luxe, vins et spiritueux, pharmacie), mais son industrie est souvent positionnée en milieu de gamme, où elle est prise en tenaille entre la qualité allemande et les prix des pays émergents : le déficit récurrent de ses échanges de biens dans les années 2010 reflète ce positionnement. Un pays ne choisit donc pas entre les deux formes : il gagne à monter en gamme plutôt qu'à comprimer indéfiniment ses coûts.

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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.