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La part de la France dans les exportations mondiales

Exercice de TD · niveau 2 · SES (terminale), chapitre 2 — Quels sont les fondements du commerce international et de l'internationalisation de la production ?

Énoncé

La part de la France dans les exportations mondiales.

Exportations de marchandises (en milliards de dollars)20002022
Monde6 45024 900
Chine2493 594
Allemagne5511 655
France298618

{ Source : OMC, International Trade Statistics 2001 et World Trade Statistical Review 2023, valeurs courantes arrondies.}

Question 1. Faites une phrase avec la donnée « 618 ».

Question 2. Calculez la part de la France dans les exportations mondiales de marchandises en 2000 et en 2022, puis l'écart entre les deux en points de pourcentage. Faites le même calcul pour la Chine.

Question 3. Calculez le coefficient multiplicateur des exportations françaises et celui des exportations mondiales entre 2000 et 2022. Que montre la comparaison ?

Question 4. À l'aide de vos connaissances, expliquez le recul de la part de marché de la France en distinguant ce qui relève de sa compétitivité et ce qui n'en relève pas.

Corrigé

Question 1. En 2022, selon l'OMC, la France a exporté pour environ 618 milliards de dollars de marchandises.

Question 2. Part = exportations du pays / exportations mondiales 100.

La part de la France a été presque divisée par deux ; celle de la Chine a été multipliée par près de quatre. À titre de comparaison, l'Allemagne passe d'environ 8,5 % à 6,6 % ( puis ), soit un recul d'environ 1,9 point.

Question 3. Exportations françaises : ; exportations mondiales : . Les exportations de la France ont doublé en valeur, mais celles du monde ont presque quadruplé : la France a moins progressé que l'ensemble, d'où la baisse de sa part. Un recul de part de marché n'est donc pas un recul des exportations.

Question 4. Une partie du recul ne relève pas de la compétitivité française : l'entrée de la Chine dans l'OMC en 2001 et le décollage des émergents ont mécaniquement réduit la part de tous les pays développés, l'Allemagne comprise ; la Chine a exploité ses dotations factorielles (travail abondant) et s'est insérée dans les chaînes de valeur mondiales comme atelier d'assemblage. Mais une autre partie relève de la compétitivité : l'Allemagne recule moins que la France parce qu'elle compense des coûts salariaux élevés par une forte compétitivité hors prix (qualité, haut de gamme, image de marque), tandis que la France, positionnée en milieu de gamme, subit à la fois la concurrence par les prix des émergents et celle par la qualité de l'Allemagne. Le cours relie ce positionnement à la désindustrialisation (l'industrie ne pèse plus qu'environ 10 % du PIB français contre 16 % en Allemagne) et au déficit récurrent des échanges de biens.

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