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Lire un krach dans les indices boursiers

Exercice de TD · niveau 2 · SES (terminale), chapitre 4 — Comment expliquer les crises financières et réguler le système financier ?

Énoncé

Lire un krach dans les indices boursiers.

Un indice boursier mesure l'évolution moyenne du cours d'un panier d'actions : le Dow Jones suit trente grandes entreprises américaines, le CAC 40 quarante grandes entreprises françaises. Le tableau donne, pour deux crises, le sommet atteint par l'indice puis son point le plus bas (cours de clôture, en points).

Indice et criseSommetCreux
Dow Jones, crise de 1929381 (3 septembre 1929)41 (8 juillet 1932)
Dow Jones, crise de 200814 164 (9 octobre 2007)6 547 (9 mars 2009)
CAC 40, crise de 20086 168 (1er juin 2007)2 519 (9 mars 2009)

{ Sources : Dow Jones Indices ; Euronext. Valeurs arrondies au point.}

Question 1. Faites une phrase avec la donnée « 2 519 ».

Question 2. Calculez le taux de variation de chaque indice entre son sommet et son creux. Lequel des trois krachs est le plus violent ?

Question 3. Exprimez le creux du Dow Jones de 1932 en indice base 100 au sommet de

  1. Par combien l'indice devait-il ensuite être multiplié pour retrouver son sommet ? Sachant qu'il ne l'a retrouvé qu'en novembre 1954, que concluez-vous ?

Question 4. Le cours du chapitre montre qu'au moment du krach le prix passe sous la valeur fondamentale. À l'aide de vos connaissances, expliquez pourquoi la chute des cours dépasse ce que justifierait la seule dégradation des perspectives de profit des entreprises.

Corrigé

Question 1. Le 9 mars 2009, selon Euronext, le CAC 40 a clôturé à environ 2 519 points, son niveau le plus bas de la crise financière de 2008.

Question 2. Taux de variation (creux sommet) / sommet 100.

Le krach de 1929 est de loin le plus violent : l'indice a perdu près de 90 % de sa valeur en moins de trois ans, contre 54 % et 59 % en 2007--2009. La Bourse de Paris a davantage chuté que Wall Street en 2008, bien que la crise soit née aux États-Unis : signe de la contagion mondiale.

Question 3. Indice base 100 au 3 septembre 1929 : . Pour revenir à 100, l'indice devait être multiplié par , soit une hausse d'environ 830 %. Il a fallu 25 ans (novembre 1954) pour retrouver le sommet de septembre 1929 : une chute de 89 % ne s'efface pas par une hausse de 89 %, et un krach de cette ampleur pèse pendant une génération sur le patrimoine des ménages et le financement des entreprises.

Question 4. Si les cours ne reflétaient que la valeur fondamentale des actions (les profits futurs actualisés), ils ne baisseraient qu'à proportion de la dégradation attendue des profits. Or, au moment du krach, la logique qui avait gonflé la bulle joue à l'envers : chacun vend parce que les autres vendent (comportements mimétiques), et l'anticipation de la baisse provoque la baisse (prophétie autoréalisatrice). Le crédit amplifie le mouvement : ceux qui avaient acheté à crédit (en 1929, l'achat d'actions à crédit était massif) doivent vendre en urgence pour rembourser, ce qui fait encore baisser les prix, à la manière de la déflation par la dette décrite par Fisher. Le prix tombe ainsi sous le fondamental : c'est pourquoi les indices rebondissent ensuite fortement dès que la panique cesse.

Les autres exercices de ce chapitre Le cours du chapitre

Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.