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L'emprise du diplôme sur l'emploi

Application directe du cours · niveau 1 (application) · SES (terminale), chapitre 7 — Quelle est l'action de l'École sur les destins individuels et sur l'évolution de la société ?

Énoncé

L'emprise du diplôme sur l'emploi.

Mobilisation de connaissances. Montrez que le diplôme exerce une forte emprise sur l'accès à l'emploi en France, puis présentez une conséquence de cette emprise sur les comportements des familles.

Chaque partie fait l'objet d'un paragraphe AEI (affirmation, explication, illustration).

Corrigé

Le diplôme est un passeport décisif pour l'emploi. Affirmation : en France, le niveau de diplôme commande largement l'accès à l'emploi, sa stabilité et sa rémunération. Explication : les employeurs utilisent le diplôme comme signal des compétences et de la capacité d'apprentissage des candidats, d'autant plus que le marché du travail français valorise le diplôme initial plus que l'expérience ou la formation continue ; les conventions collectives et les grilles de la fonction publique lient souvent le classement et le salaire au titre scolaire. Cette emprise du diplôme est plus forte en France que dans beaucoup de pays comparables. Illustration : trois ans après la sortie du système éducatif, le taux de chômage des non-diplômés est environ trois fois supérieur à celui des diplômés du supérieur long ; l'écart de salaire médian entre un bac+5 et un non-diplômé dépasse 60 %. Les « vaincus » de l'École le restent durablement sur le marché du travail.

Cette emprise nourrit une course aux titres. Affirmation : parce que le diplôme décide du destin professionnel, les familles investissent massivement dans la scolarité et l'enjeu scolaire, comme l'angoisse qui l'accompagne, s'élève. Explication : chaque famille cherche le diplôme le plus élevé et le plus rentable pour ses enfants (investissements familiaux : aide aux devoirs, cours particuliers, choix des options et des établissements, stratégies résidentielles). Mais lorsque tout le monde s'élève, la valeur relative de chaque titre baisse : il faut un diplôme plus élevé qu'autrefois pour obtenir la même position. C'est l'inflation scolaire analysée par Marie Duru-Bellat (L'Inflation scolaire, 2006), qui pénalise d'abord ceux qui s'arrêtent tôt. Illustration : le baccalauréat, obtenu par moins de 5 % d'une génération en 1950 et qui ouvrait alors les carrières de cadre, est aujourd'hui détenu par plus de 80 % d'une génération et ne garantit plus qu'un emploi d'exécution ; la licence, puis le master, sont devenus les nouveaux seuils, et la concurrence pour les classes préparatoires et les grandes écoles s'est intensifiée.

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Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.