Une substance qui prolonge la contraction du muscle
Exercice de TD · niveau 2 · SVT (terminale), chapitre 11 — Comportements, mouvement et système nerveux
Énoncé
Une substance qui prolonge la contraction du muscle.
Sur une préparation nerf-muscle, on stimule le nerf une seule fois à l'instant et on dose l'acétylcholine présente dans la fente de la synapse neuromusculaire, en l'absence puis en présence d'une substance X (un insecticide) :
| Temps après la stimulation (ms) | 0 | 2 | 5 | 10 | 30 | 60 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Acétylcholine, témoin (u.a.) | 0 | 100 | 55 | 20 | 2 | 0 |
| Acétylcholine, avec X (u.a.) | 0 | 100 | 98 | 95 | 88 | 80 |
On observe par ailleurs que le muscle témoin répond par une secousse unique et brève (), alors qu'en présence de X il se contracte de façon prolongée et répétée pendant plusieurs secondes.
- Comparer l'évolution de la quantité d'acétylcholine dans la fente dans les deux conditions.
- La quantité libérée à est identique dans les deux cas. En déduire l'étape de la transmission synaptique sur laquelle agit la substance X.
- Expliquer la contraction prolongée du muscle et préciser si X renforce ou diminue la transmission synaptique.
Corrigé
- Dans les deux conditions, la quantité d'acétylcholine atteint la même valeur maximale ( u.a.) à . Ensuite les courbes divergent : chez le témoin, elle chute rapidement ( à , à ) et s'annule à ; en présence de X, elle reste très élevée ( à , encore à ).
- Le pic identique à montre que l'exocytose des vésicules et donc la libération du neurotransmetteur ne sont pas modifiées : X n'agit ni sur l'arrivée du potentiel d'action, ni sur la libération. Ce qui diffère, c'est la disparition de l'acétylcholine de la fente : normalement rapide, elle est ici quasiment abolie. X bloque donc l'élimination du neurotransmetteur, c'est-à-dire l'enzyme qui le dégrade dans la fente synaptique.
- L'acétylcholine restant présente en grande quantité, elle continue d'occuper et d'activer les récepteurs de la membrane de la fibre musculaire bien après la stimulation : des messages sont émis en continu, d'où la contraction prolongée et répétée observée. La substance X renforce donc la transmission synaptique, non pas en augmentant le signal émis, mais en empêchant son arrêt. Cet effet est dangereux : un muscle qui ne peut plus se relâcher, comme le diaphragme, n'assure plus sa fonction.
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