Problème — Suivre la récupération après un effort
Application directe du cours · niveau 1 (application) · SVT (terminale), chapitre 12 — L'adaptation de l'organisme à l'effort
Énoncé
Problème — Suivre la récupération après un effort.
Un coureur court minutes à vive allure, puis s'arrête et reste assis. On enregistre sa fréquence cardiaque, son débit ventilatoire et sa concentration sanguine en lactate à partir de l'arrêt de l'effort () :
| Temps après l'arrêt (min) | 0 | 1 | 3 | 5 | 10 | 20 | 30 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Fréquence cardiaque (bpm) | 180 | 150 | 120 | 100 | 85 | 75 | 70 |
| Débit ventilatoire (Lmin) | 100 | 70 | 45 | 30 | 18 | 10 | 8 |
| Lactate sanguin (mmolL) |
Avant l'effort, ce coureur présentait au repos une fréquence cardiaque de , un débit ventilatoire de et un lactate de .
- Décrire l'évolution de la fréquence cardiaque après l'arrêt de l'effort et indiquer au bout de combien de temps elle retrouve sa valeur de repos.
- Faire de même pour le débit ventilatoire.
- Sachant que le volume d'éjection systolique vaut à l'arrêt de l'effort et au repos, calculer le débit cardiaque dans ces deux situations.
- Relever l'évolution du lactate sanguin. Quelle voie métabolique a produit ce lactate pendant la course ?
- Expliquer pourquoi le cœur et la ventilation restent longtemps au-dessus de leurs valeurs de repos alors que le coureur est assis et ne fournit plus aucun effort.
Corrigé
- La fréquence cardiaque chute d'abord très vite ( bpm à l'arrêt, bpm à minutes) puis de plus en plus lentement ( bpm à minutes, à minutes). Elle retrouve sa valeur de repos, , au bout de 30 minutes.
- Le débit ventilatoire suit la même allure : à l'arrêt, à minutes, à minutes. Il revient à sa valeur de repos, , lui aussi au bout de 30 minutes.
- On applique après conversion du volume en litres :
Le débit cardiaque est donc encore environ fois supérieur à sa valeur de repos au moment où la course s'arrête.
- Le lactate, très élevé à l'arrêt (, contre au repos), diminue progressivement : à minutes, à minutes, et il revient au voisinage de sa valeur de repos vers à minutes. Il a été produit pendant la course par la fermentation lactique, voie anaérobie utilisée par les muscles lorsque l'apport de ne suffit plus à couvrir leurs besoins.
- Le retour au repos n'est pas immédiat parce que l'organisme n'a pas fini son travail à l'arrêt de la course : il doit encore réapprovisionner les muscles en , éliminer le accumulé et surtout faire disparaître le lactate, qui met une vingtaine de minutes à revenir à son niveau initial. Tant que la composition du milieu intérieur reste modifiée, les chimiorécepteurs continuent d'informer le centre bulbaire, qui maintient une activité sympathique élevée : le cœur et la ventilation restent accélérés. Ils ne reviennent à leur valeur de repos qu'une fois l'équilibre rétabli, ce que confirme la décroissance parallèle des trois paramètres.
Les autres exercices de ce chapitre Le cours du chapitre
Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.