Problème — Drépanocytose, paludisme et fréquence des allèles
Exercice de TD · niveau 3 (difficile) · SVT (terminale), chapitre 14 — Variation génétique et santé
Énoncé
Problème — Drépanocytose, paludisme et fréquence des allèles.
Dans certaines régions d'Afrique fortement touchées par le paludisme, l'allèle HbS responsable de la drépanocytose est présent à une fréquence élevée, alors qu'il est rare ailleurs. On note l'allèle normal et l'allèle muté. On rappelle :
- génotype : sain, mais sensible au paludisme ;
- génotype : porteur sain (peu de symptômes) et résistant au paludisme ;
- génotype : drépanocytaire grave, souvent létal sans soins.
Expliquer pourquoi l'allèle se maintient à fréquence élevée dans ces régions, alors qu'il est désavantageux à l'état homozygote.
Corrigé
On compare la valeur sélective des trois génotypes dans un milieu où sévit le paludisme. Les individus sont fortement désavantagés (drépanocytose grave) : l'allèle tend à être éliminé par cette voie. Les individus sont eux aussi désavantagés, car sensibles au paludisme, maladie potentiellement mortelle. Ce sont les hétérozygotes qui sont les plus avantagés : ils ne sont pas gravement malades et résistent au paludisme. Cet avantage des hétérozygotes maintient simultanément les deux allèles dans la population : à chaque génération, les hétérozygotes survivants transmettent à la fois et . Ce phénomène, appelé avantage de l'hétérozygote, explique la fréquence élevée de dans les zones de paludisme. Dans les régions sans paludisme, l'avantage disparaît : seul le désavantage des subsiste, et l'allèle reste rare.
Les autres exercices de ce chapitre Le cours du chapitre
Un blocage sur cet exercice ? Le tuteur d'Adloun guide par questions, sans donner la réponse.