Problème — Défenses inductibles et communication entre plantes
Application directe du cours · niveau 2 · SVT (terminale), chapitre 6 — La vie fixée des plantes à fleurs
Énoncé
Problème — Défenses inductibles et communication entre plantes.
Énoncé. Des expériences sur le maïs montrent que, lorsqu'une chenille dévore une feuille, la plante émet des composés volatils. On observe alors : <br> (a) un renforcement des défenses chimiques dans les feuilles non encore attaquées de la même plante ; <br> (b) l'arrivée de guêpes parasites qui pondent leurs œufs dans les chenilles, lesquelles finissent par mourir. <br>
- Distinguer défense directe et défense indirecte parmi ces observations. <br>
- En quoi l'observation (a) montre-t-elle une communication interne à la plante ? <br>
- Montrer que ces réponses sont adaptées à la vie fixée.
Corrigé
1. L'observation (a) correspond à une défense directe : la plante augmente elle-même la production de substances qui la rendent moins comestible. L'observation (b) correspond à une défense indirecte : la plante recrute un autre organisme (la guêpe parasite) qui élimine l'herbivore à sa place. <br> 2. En (a), une feuille attaquée provoque le renforcement des défenses dans des feuilles non encore attaquées : un signal a donc circulé d'une partie de la plante à l'autre (composés volatils et signaux internes). Cela démontre une communication à l'échelle de l'organisme entier, qui prépare ses tissus à une attaque imminente. <br> 3. Ne pouvant fuir l'herbivore, la plante fixée doit se défendre sur place. Les défenses inductibles ne sont produites qu'en cas de besoin, ce qui économise de l'énergie. En attirant des prédateurs de ses agresseurs, la plante mobilise des partenaires mobiles pour compenser sa propre immobilité. Ces stratégies illustrent que la plante perçoit son environnement et y répond activement.
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