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Corrigé bac mathématiques 2025 Métropole jour 2 — Exercice 1 : Centre de séjour : probabilités, loi binomiale et Bienaymé-Tchebychev

Sujet officiel du baccalauréat, spécialité mathématiques, session 2025. Corrigé rédigé par Ibrahim Alame.

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Énoncé

Les deux parties peuvent être traitées indépendamment.

Dans cet exercice, on s'intéresse à des personnes venues séjourner dans un centre multisports au cours d'un week-end.

Les résultats des probabilités demandées seront arrondis au millième si nécessaire.

Partie A

Le centre propose aux personnes venues pour un week-end une formule d'initiation au roller composée de deux séances de cours. On choisit au hasard une personne parmi celles ayant souscrit à cette formule.

On désigne par et les évènements suivants :

Pour un événement quelconque, on note sa probabilité et son événement contraire.

Des observations permettent d'admettre que .

De plus on constate que :

1. Représenter la situation par un arbre pondéré.

2. Calculer la probabilité et interpréter le résultat.

3. Montrer que .

4. La personne ne chute pas pendant la deuxième séance de cours. Calculer la probabilité qu'elle n'ait pas chuté lors de la première séance.

5. On appelle la variable aléatoire qui, à chaque échantillon de personnes ayant souscrit à la formule, associe le nombre d'entre elles n'ayant chuté ni lors de la première ni lors de la deuxième séance. On assimile le choix d'un échantillon de personnes à un tirage avec remise.

On admet que la probabilité qu'une personne ne chute ni lors de la première ni lors de la deuxième séance est de .

5.a. Montrer que la variable aléatoire suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.

5.b. Quelle est la probabilité d'avoir, dans un échantillon de personnes ayant souscrit à la formule, au moins personnes qui ne chutent ni lors de la première ni lors de la deuxième séance ?

5.c. Calculer l'espérance et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

Partie B

On choisit au hasard une personne venue un week-end au centre multisports. On note la variable aléatoire donnant son temps d'attente total en minute avant les accès aux activités sportives pendant la journée du samedi, et la variable aléatoire donnant son temps d'attente total en minute avant les accès aux activités sportives pendant la journée du dimanche.

On admet que :

On note la variable aléatoire donnant le temps total d'attente avant les accès aux activités sportives lors des deux jours, exprimé en minute. Ainsi on a .

1. Déterminer l'espérance de la variable aléatoire . Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

2. Montrer que la variance de la variable aléatoire est égale à .

3. À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que, pour une personne choisie au hasard parmi celles venues un week-end au centre multisports, la probabilité que son temps total d'attente soit strictement compris entre et minutes est supérieure à .

Corrigé

Partie A

1. L'énoncé donne , donc . Les deux constats sont des probabilités conditionnelles : et . Sur chaque nœud, la somme des probabilités des branches vaut , d'où et .

2. La probabilité d'un chemin de l'arbre est le produit des probabilités de ses branches :

Interprétation : la probabilité qu'une personne ayant souscrit à la formule ne chute à aucune des deux séances de cours est égale à ; environ des personnes traversent les deux séances sans chuter.

3. Les événements et forment une partition de l'univers. D'après la formule des probabilités totales :

soit

4. On sait que la personne n'a pas chuté à la deuxième séance (événement , réalisé) et l'on cherche la probabilité qu'elle n'ait pas chuté à la première : c'est la probabilité conditionnelle . Par définition,

Or et (question 2). Donc

Sachant que la personne n'a pas chuté à la deuxième séance, la probabilité qu'elle n'ait pas chuté non plus à la première est d'environ .

Ce que le correcteur attend : le conditionnement est « sachant », lu à l'envers de l'arbre ; il faut passer par la définition et non lire sur une branche.

5.a. On considère l'épreuve de Bernoulli qui consiste à choisir une personne ayant souscrit à la formule et à regarder si elle « ne chute ni à la première ni à la deuxième séance » (succès, de probabilité d'après l'énoncé) ou non (échec, de probabilité ). Le choix de l'échantillon étant assimilé à un tirage avec remise, cette épreuve est répétée fois de façon identique et indépendante : c'est un schéma de Bernoulli de paramètres et . La variable aléatoire compte le nombre de succès parmi ces répétitions : elle suit donc la loi binomiale .

5.b. On cherche . On passe par l'événement contraire :

À la calculatrice (fonction de répartition de la loi binomiale ), , d'où

La probabilité qu'au moins personnes de l'échantillon ne chutent à aucune des deux séances est d'environ .

5.c. Pour une loi binomiale, :

Interprétation : si l'on constitue un grand nombre d'échantillons de personnes ayant souscrit à la formule, le nombre de personnes qui ne chutent à aucune des deux séances vaut en moyenne par échantillon.

Partie B

1. Par linéarité de l'espérance (propriété valable sans hypothèse d'indépendance) :

Interprétation : sur l'ensemble du week-end, une personne attend en moyenne minutes, soit h min, avant d'accéder aux activités sportives.

2. Les variables aléatoires et sont indépendantes : la variance de leur somme est la somme des variances,

La variance est le carré de l'écart-type : et . Ainsi

Ce que le correcteur attend : l'hypothèse d'indépendance doit être citée, c'est elle qui autorise l'additivité de la variance ; on additionne les variances, jamais les écarts-types ( et ).

3. Traduisons l'événement « est strictement compris entre et » à l'aide de l'espérance :

c'est-à-dire . L'événement cherché est donc , dont le contraire est .

La variable admet une espérance et une variance . D'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev appliquée avec :

En passant à l'événement contraire :

Comme , la probabilité que le temps total d'attente d'une personne choisie au hasard soit strictement compris entre et minutes est bien supérieure à .

Ce que le correcteur attend : l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev majore la probabilité de l'événement « » (les queues) ; pour minorer la probabilité de l'intervalle, on passe au contraire, et la réécriture n'est possible que parce que est le centre de l'intervalle . On ne connaît pas la loi de : l'inégalité fournit une minoration, pas la valeur exacte.

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