Corrigé bac mathématiques 2026 Amérique du Nord jour 1 — Exercice 3 : Pyramide à base carrée : produit scalaire et distance à un plan
Sujet officiel du baccalauréat, spécialité mathématiques, session 2026. Corrigé rédigé par Ibrahim Alame.
Travailler ce sujet sur Adloun Sujet officiel (PDF) Corrigé complet (PDF)
Énoncé
Dans cet exercice l'unité est le cm.
On considère une pyramide à base carrée comme dans la figure ci-dessous.
Dans cette figure :
- cm ;
- est le milieu de , le milieu de et le milieu de .
L'espace est muni du repère orthonormé .
On admet que , et .
Les parties A et B sont indépendantes.
Partie A
1. Donner les coordonnées des points et .
2. Calculer le produit scalaire .
3. En déduire la mesure de l'angle arrondie au dixième de degré près.
Partie B
On se propose dans cette partie de déterminer la distance du point au plan .
1. Soit le vecteur de coordonnées .
1.a. Justifier que le vecteur est normal au plan .
1.b. En déduire qu'une équation cartésienne du plan est .
2. On note le projeté orthogonal du point sur le plan .
2.a. Justifier qu'une représentation paramétrique de la droite est
2.b. Calculer les coordonnées du point .
2.c. En déduire que la distance du point au plan est égale à cm.
Partie C
On se propose ici de retrouver le résultat de la partie B par une autre méthode.
1. On rappelle que le volume d'une pyramide est donné par :
1.a. Calculer le volume de la pyramide .
1.b. En déduire que le volume de la pyramide est égal à cm.
2. Déterminer l'aire du triangle .
3. Déduire des questions précédentes que la distance du point au plan est égale à cm.
Corrigé
Partie A
1. Le repère est : par définition d'un repère, les extrémités des trois vecteurs de base ont pour coordonnées , et .
Or est le milieu de , donc chaque coordonnée de est la demi-somme des coordonnées correspondantes de et de ; on en tire celles de :
c'est-à-dire . Enfin est un carré, donc , et a pour coordonnées ; les coordonnées de s'obtiennent en retranchant celles de à celles de :
Contrôle : le milieu de a pour coordonnées , c'est bien le point ; cm, comme annoncé ; et est le milieu commun des diagonales et , c'est-à-dire le centre du carré, conformément à la figure.
2. On calcule d'abord les coordonnées des deux vecteurs, en soustrayant les coordonnées de l'origine :
Le repère étant orthonormé, le produit scalaire s'obtient à partir des coordonnées :
3. L'angle a pour sommet et pour côtés et . D'après l'expression du produit scalaire avec l'angle :
Or, dans le repère orthonormé,
Ces deux normes sont non nulles, donc
L'angle géométrique appartient à , intervalle sur lequel le cosinus est strictement décroissant : il est donc déterminé de façon unique. À la calculatrice (en mode degré),
soit au dixième de degré près.
Partie B
1.a. Le vecteur n'est pas nul. Les points , et ne sont pas alignés, donc ils définissent bien un plan, dirigé par les deux vecteurs
Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires : s'il existait un réel tel que , la troisième coordonnée donnerait , ce qui est impossible. On calcule alors les produits scalaires :
Le vecteur , non nul, est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan : il est orthogonal à tout vecteur directeur de ce plan, c'est-à-dire normal au plan .
1.b. Un plan de vecteur normal admet une équation cartésienne de la forme . Ici , , : le plan a une équation de la forme
Le point appartient à ce plan, donc ses coordonnées vérifient l'équation : , d'où . Une équation cartésienne du plan est donc
Contrôle par les deux autres points : pour , ; pour , . Les trois points appartiennent bien au plan d'équation trouvée.
2.a. Par définition du projeté orthogonal, est le point d'intersection du plan avec la droite passant par et orthogonale à ce plan. La droite est donc dirigée par un vecteur normal au plan, par exemple , et elle passe par . Une représentation paramétrique de est donc, pour :
2.b. Le point appartient à la fois à la droite et au plan . On injecte donc la représentation paramétrique dans l'équation cartésienne du plan :
En reportant cette valeur dans la représentation paramétrique :
2.c. La distance du point au plan est la longueur , car est le point du plan le plus proche de . Dans le repère orthonormé :
La distance du point au plan vaut donc cm, soit environ cm.
Partie C
1.a. La base est un carré de côté cm : son aire vaut cm. La hauteur de la pyramide issue de est le segment , de longueur cm (le point est le centre du carré et est orthogonale à la base). Donc
1.b. Les diagonales et partagent le carré en quatre triangles de même aire : , , et , chacun d'aire cm. Les quatre pyramides de sommet construites sur ces quatre triangles ont donc la même aire de base, et la même hauteur cm : elles ont le même volume. Comme leur réunion est la pyramide ,
(On le retrouve directement : la pyramide a pour base le triangle , d'aire cm, et pour sommet , à la hauteur cm de la base ; d'où cm.)
2. Le triangle est isocèle en , car cm (partie A). La médiane issue de est donc aussi une hauteur : le point , milieu de , est le pied de la hauteur issue de . Avec :
L'aire du triangle vaut donc
3. On calcule le volume de la même pyramide , mais en prenant cette fois le triangle comme base : le sommet est alors , et la hauteur correspondante est exactement la distance du point au plan . Donc
En identifiant avec la valeur obtenue à la question 1.b :
On retrouve bien la distance cm obtenue dans la partie B.
Ce que le correcteur attend : dire explicitement que l'on calcule deux fois le volume du même solide, en changeant la face choisie comme base — c'est ce changement de point de vue, et lui seul, qui fait apparaître la distance cherchée comme une hauteur.