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Corrigé bac mathématiques 2026 Asie jour 1 — Exercice 4 : Étude de fonctions, signes, variations et inégalité avec sinus

Sujet officiel du baccalauréat, spécialité mathématiques, session 2026. Corrigé rédigé par Ibrahim Alame.

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Énoncé

1. On considère la fonction définie sur l'intervalle par :

On admet que la fonction est dérivable sur l'intervalle et on note sa dérivée.

1.a. Montrer que pour tout réel de l'intervalle , on a .

1.b. On donne le tableau de variations de la fonction sur l'intervalle ci-dessous. Justifier chacun des éléments qui figurent dans ce tableau de variations.

1.c. Montrer qu'il existe une unique valeur réelle dans l'intervalle telle que .

1.d. En déduire le tableau de signes de la fonction sur l'intervalle .

2. On considère la fonction définie sur l'intervalle par :

On admet que la fonction est dérivable sur l'intervalle et on note sa dérivée.

2.a. Montrer que pour tout réel de l'intervalle on a :

2.b. Étudier le signe de la fonction sur l'intervalle .

2.c. En déduire le sens de variation de la fonction sur l'intervalle .

2.d. Déterminer la limite de en . On pourra utiliser le taux d'accroissement de la fonction sinus en .

3. On considère deux nombres réels et qui vérifient l'inégalité : . Montrer que :

Corrigé

1.a. La fonction est la différence du produit et de la fonction sinus. Pour le produit, posons et : alors et , et d'après la formule :

La dérivée de la fonction sinus étant la fonction cosinus, on obtient pour tout réel de :

1.b. Signe de la dérivée. Pour tout de , on a , donc : le signe de est l'opposé de celui de .

Valeurs aux bornes. On calcule les trois valeurs inscrites dans le tableau, en utilisant , , , , et :

Le sens des deux flèches et les trois valeurs , et du tableau sont donc tous justifiés. On note au passage que est le minimum de sur et son maximum.

1.c. Plaçons-nous sur l'intervalle :

D'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection), l'équation admet une unique solution dans l'intervalle .

Localisation. Comme , on a déjà . À la calculatrice, et , donc , soit à près (valeur plus précise : ).

Ce que le correcteur attend : les trois hypothèses citées et le nom du théorème ; la continuité vient de la dérivabilité admise, l'existence du théorème des valeurs intermédiaires et l'unicité de la stricte croissance. Attention : sur tout entier, s'annule deux fois (en et en ) ; c'est bien sur que l'unicité est demandée.

1.d. Sur , est strictement décroissante et , donc pour tout de . Sur , est strictement croissante et s'annule uniquement en , donc sur et sur . En rassemblant :

Autrement dit : , est strictement négative sur et strictement positive sur .

2.a. Sur , on a : la fonction est le quotient avec et , donc et . D'après la formule de dérivation d'un quotient, :

Or, par définition, . Donc, pour tout réel de :

2.b. Pour tout de , donc : le quotient est du signe de son numérateur. La fonction a donc exactement le signe de trouvé à la question 1.d :

2.c. Une fonction dérivable dont la dérivée est strictement négative sur un intervalle y est strictement décroissante, et strictement croissante là où sa dérivée est strictement positive ; la dérivée ne s'annulant qu'au seul point , le sens de variation s'étend à cette borne. Donc :

La fonction admet ainsi un minimum sur , atteint en . On peut même en donner la valeur : comme , on a , et en divisant par :

2.d. Pour tout de , comme :

On reconnaît le taux d'accroissement de la fonction sinus entre et . La fonction sinus est dérivable en , donc ce taux d'accroissement tend, quand tend vers , vers le nombre dérivé de la fonction sinus en , à savoir . Donc

Remarque. La fonction n'est pas définie en , mais elle se prolonge par continuité en posant ; la courbe de « arrive » donc au point de coordonnées , puis descend jusqu'au minimum avant de remonter vers .

3. Soient et deux réels tels que .

D'après la question 1.c, : l'intervalle est donc inclus dans , intervalle sur lequel la fonction est strictement décroissante (question 2.c). Les réels et appartiennent à , donc à , et : la stricte décroissance donne

Multiplions les deux membres par le réel , strictement positif : le sens de l'inégalité est conservé et

Enfin, donc , et : le produit est strictement positif. En divisant les deux membres par , le sens de l'inégalité est encore conservé :

On a donc bien, pour tous réels et tels que :

Ce que le correcteur attend : deux points de vigilance. D'une part, il faut justifier que est bien contenu dans la zone de décroissance de , ce qui demande de savoir que (c'est acquis puisque et ). D'autre part, chaque multiplication ou division doit être faite par un nombre dont le signe est établi : c'est la stricte positivité de sur qui autorise la dernière étape, et elle serait fausse pour .

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