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Corrigé bac mathématiques 2026 Métropole jour 1 — Exercice 2 : Vrai/Faux : géométrie dans l'espace et dénombrement

Sujet officiel du baccalauréat, spécialité mathématiques, session 2026. Corrigé rédigé par Ibrahim Alame.

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Énoncé

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Justifier chaque réponse. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

1. L'espace est muni d'un repère orthonormé . On considère :

a. Affirmation 1 : Le plan est orthogonal à la droite , et passe par le milieu du segment .

b. Affirmation 2 : Les droites et sont sécantes.

c. On considère le point de coordonnées .

Affirmation 3 : La mesure de l'angle , arrondie à , est égale à .

2. Titouan et Clotilde participent à un escape game. Ils se retrouvent dans une salle possédant deux portes de sortie, A et B, chacune protégée par un digicode équipé de 8 touches portant des symboles différents :

N'étant pas parvenus à obtenir d'indices, ils décident de procéder au hasard à la saisie des codes. Clotilde choisit un code pour la porte A, et Titouan choisit un code pour la porte B.

On considère que les choix des codes sont équiprobables.

Affirmation 4 : Titouan a plus de chances d'ouvrir sa porte que Clotilde.

Corrigé

1.a. Affirmation 1 : VRAIE.

Calculons les coordonnées du vecteur :

Le plan a pour équation cartésienne : d'après le cours, un vecteur normal à est le vecteur formé par les coefficients de , et , soit

On constate que . Le vecteur , qui dirige la droite , est donc un vecteur normal au plan : la droite est orthogonale au plan .

Le milieu du segment a pour coordonnées

Vérifions que appartient à en reportant ses coordonnées dans l'équation :

L'équation est vérifiée : . Le plan est orthogonal à et passe par le milieu de : c'est le plan médiateur du segment . L'affirmation 1 est vraie.

Ce que le correcteur attend : les deux conditions doivent être vérifiées, l'une sans l'autre ne suffit pas ; et l'appartenance de à se prouve par le calcul , pas par une simple affirmation.

1.b. Affirmation 2 : FAUSSE.

Un vecteur directeur de se lit sur sa représentation paramétrique (coefficients de ) : . Un vecteur directeur de est .

Les droites ne sont pas parallèles. Si et étaient colinéaires, il existerait un réel tel que , soit , et . Les deux premières égalités imposent , mais alors : il n'y a pas de tel . Les vecteurs ne sont pas colinéaires, donc et ne sont pas parallèles.

Les droites n'ont aucun point commun. La droite passe par et est dirigée par ; une représentation paramétrique de est donc

On utilise un paramètre distinct du paramètre de , car un éventuel point d'intersection n'a aucune raison de correspondre à la même valeur du paramètre sur les deux droites. Un point commun aux deux droites correspond à un couple solution du système

En reportant (première équation) dans la deuxième : , soit , soit , ce qui est impossible. Le système n'a pas de solution : les droites et n'ont aucun point commun.

Deux droites ni parallèles ni sécantes sont non coplanaires. Les droites et ne sont donc pas sécantes : l'affirmation 2 est fausse.

Autre argument. Pour tout point de , ; pour tout point de , . Un point commun devrait vérifier à la fois et : impossible.

Ce que le correcteur attend : montrer que les droites ne sont pas parallèles ne suffit pas ; dans l'espace, deux droites non parallèles peuvent ne pas se couper. Il faut résoudre le système avec deux paramètres différents.

1.c. Affirmation 3 : VRAIE.

L'angle a pour sommet : on calcule les vecteurs et :

Le repère étant orthonormé, on utilise l'expression analytique du produit scalaire et de la norme :

Par définition du produit scalaire, , d'où

À la calculatrice (en degrés), , soit à près. L'affirmation 3 est vraie.

Remarque. Le triangle est isocèle en puisque : cela ne sert pas ici, mais confirme la cohérence des calculs.

2. Affirmation 4 : VRAIE.

Porte A (Clotilde). Un code est une suite de 3 symboles différents, saisis dans l'ordre, choisis parmi 8 : l'ordre compte et il n'y a pas de répétition, c'est un arrangement de 3 éléments parmi 8. Par le principe multiplicatif (8 choix pour le premier symbole, 7 pour le deuxième, 6 pour le troisième) :

Les choix étant équiprobables et un seul code ouvrant la porte, la probabilité que Clotilde ouvre sa porte est

Porte B (Titouan). Un code est un ensemble de 4 symboles différents qui peuvent être saisis dans n'importe quel ordre : l'ordre ne compte pas, c'est une combinaison de 4 éléments parmi 8. Le nombre de codes possibles est

Les choix étant équiprobables, la probabilité que Titouan ouvre sa porte est

Comparaison. Comme , on a , c'est-à-dire : Titouan a plus de chances d'ouvrir sa porte que Clotilde (près de cinq fois plus, puisque ). L'affirmation 4 est vraie.

Remarque. Si l'on préfère compter les saisies ordonnées de Titouan, il y a suites de 4 symboles différents, dont (toutes les façons d'ordonner les 4 bons symboles) ouvrent la porte : , la même valeur.

Ce que le correcteur attend : la question « l'ordre compte-t-il ? » posée avant de choisir la formule : arrangement quand l'ordre compte sans répétition, combinaison quand il ne compte pas. Le piège classique est d'utiliser ou , qui autoriseraient des répétitions exclues par l'énoncé (« symboles différents »).

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