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Diversidad e inclusión

Cours complet · espagnol (terminale), chapitre 10 · terminale, langue vivante

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10.1 Introduction

Comment une société fait-elle place à la différence — de langue, d'origine, de genre, de capacités ? Le monde hispanophone vit cette question au quotidien : une Espagne officiellement plurilingue depuis 1978, une Amérique latine où des dizaines de millions de personnes parlent des langues antérieures à l'arrivée de l'espagnol, des sociétés pionnières du mariage égalitaire, un modèle d'inclusion du handicap unique au monde (la ONCE), et, aux États-Unis, la plus grande minorité du pays qui invente chaque jour une identité entre deux langues.

Important

Lexique de l'axe (cf. chap. 5) : el mestizaje, el plurilingüismo, la lengua cooficial, los pueblos indígenas/originarios, la inclusión, la integración, la discapacidad, el colectivo, la acogida, el desarraigo, la convivencia, reivindicar, visibilizar, la igualdad, el matrimonio igualitario, la lengua materna.

10.2 España plurilingüe

Repère : Quatre langues, une Constitution

L'Espagne parle plusieurs langues : le castillan (officiel dans tout l'État), le catalan (co-officiel en Catalogne, aux Baléares et, sous le nom de valencien, dans la Communauté valencienne), le galicien (Galice) et le basque (euskera, Pays basque et partie de la Navarre) — ce dernier étant une langue non indo-européenne, sans parenté connue, antérieure au latin. L'article 3 de la Constitution de 1978 organise ce plurilinguisme : le castillan est la langue officielle de l'État, les autres langues sont co-officielles dans leurs communautés autonomes, et « la richesse des différentes modalités linguistiques de l'Espagne est un patrimoine culturel qui sera l'objet d'un respect et d'une protection spéciaux ». Après quarante ans de franquisme — qui avait interdit ces langues de l'espace public —, c'est un renversement historique : la diversité passe du statut de menace à celui de patrimoine.

Repère : L'immersion linguistique et ses débats

La Catalogne a fait de l'école le moteur de la récupération du catalan : le système d'immersion linguistique (scolarisation principalement en catalan, le castillan comme matière) a permis à des générations entières — y compris les enfants de l'immigration hispanophone — de devenir bilingues. Le modèle est cependant régulièrement débattu : tribunaux et gouvernements s'affrontent sur les pourcentages d'heures en castillan, certains parents réclament plus de castillan, les défenseurs de l'immersion répondent que c'est l'école qui garantit le catalan aux enfants qui ne le parlent pas à la maison — le castillan étant, lui, assuré par la société. Le débat illustre la question de l'axe : l'inclusion linguistique des uns peut-elle se faire sans exclusion des autres ?

Exemple 10.1Le lexique de la co-officialité

la lengua propia (la langue propre d'un territoire), la normalización lingüística (la politique de récupération d'une langue), la inmersión, el bilingüismo, la diglosia (hiérarchie sociale entre deux langues). Ces termes, propres au débat espagnol, sont à connaître pour la compréhension de l'écrit : un article sur l'école catalane les emploie sans les définir.

10.3 Peuples indigènes d'Amérique latine

Repère : Des dizaines de millions de locuteurs

L'Amérique latine hispanophone compte des centaines de langues autochtones vivantes. Les plus parlées : le quechua (langue de l'empire inca, des millions de locuteurs du sud de la Colombie à l'Argentine), l'aymara (Bolivie, Pérou), le náhuatl (langue des Aztèques, Mexique — qui a donné à l'espagnol puis au français tomate, chocolate, aguacate) et le guaraní, cas unique : co-officiel au Paraguay avec l'espagnol, il y est parlé par la majorité de la population, y compris non indigène — seul pays d'Amérique où une langue autochtone est véritablement nationale.

Repère : Rigoberta Menchú, Nobel de la paix 1992

Rigoberta Menchú (née en 1959), maya quiché du Guatemala, a vu sa famille assassinée pendant la guerre civile guatémaltèque, l'un des conflits les plus meurtriers pour les populations mayas. Son témoignage Me llamo Rigoberta Menchú y así me nació la conciencia (1983) porte la voix indigène sur la scène mondiale ; en 1992 — année symbolique du cinquième centenaire de 1492 —, elle reçoit le prix Nobel de la paix « en reconnaissance de son travail pour la justice sociale et la réconciliation ethnoculturelle fondée sur le respect des droits des peuples indigènes ». La date fait sens : cinq cents ans après la conquête, le Nobel couronne une descendante des peuples conquis.

Repère : La Bolivie plurinationale (2009)

La Constitution bolivienne de 2009 refonde le pays en Estado Plurinacional de Bolivia : 36 langues officielles aux côtés de l'espagnol (quechua, aymara, guaraní…), reconnaissance des justices communautaires, drapeau indigène (la wiphala) au rang de symbole d'État, sous la présidence d'Evo Morales, premier président indigène du pays (élu en 2005). L'idée est plus radicale que l'« intégration » : il ne s'agit pas d'inclure les indigènes dans un État créole préexistant, mais de refonder l'État pour qu'il soit celui de toutes les nations qui le composent — la version politique la plus aboutie de l'axe.

10.4 Genres et mariage égalitaire

Repère : Espagne 2005, Argentine 2010

Le 30 juin 2005, l'Espagne devient le troisième pays au monde (après les Pays-Bas et la Belgique) à légaliser le mariage entre personnes de même sexe, adoption comprise — fait remarquable pour un pays de tradition catholique sorti de la dictature trente ans plus tôt ; la loi, contestée devant le Tribunal constitutionnel, y est confirmée en 2012 et bénéficie aujourd'hui d'un large soutien social. Le 15 juillet 2010, l'Argentine est le premier pays d'Amérique latine à faire de même (Ley de Matrimonio Igualitario) ; en 2012, sa loi d'identité de genre, fondée sur la seule autodétermination, est saluée comme pionnière. L'Espagne adopte en 2023 sa propre ley trans. Ces dates renversent un stéréotype d'examen : les sociétés hispaniques comptent parmi les pionnières mondiales des droits LGBT.

Repère : Le langage inclusif et la RAE

L'espagnol marque le genre partout (los alumnos inclut-il les élèves filles ?) ; le débat sur le lenguaje inclusivo propose des solutions : doublets (alumnos y alumnas), collectifs (el alumnado), et les terminaisons nouvelles -e (todes, amigues) ou -x (Latinx, surtout aux États-Unis). La RAE s'y oppose : pour elle, le masculin grammatical est déjà générique et le -e est étranger au système de la langue ; ses détracteurs répondent que la langue a toujours changé avec la société et que ce qui ne se nomme pas ne se voit pas (visibilizar). L'enjeu déborde la grammaire : qui a autorité sur la langue — une académie, ou ses locuteurs ? (Sur le rôle de la RAE et de l'ASALE, cf. chap. 4.)

10.5 Handicap et inclusion : le modèle ONCE

Repère : La ONCE, un modèle unique

La ONCE (Organización Nacional de Ciegos Españoles), fondée en 1938, repose sur une idée simple et puissante : son célèbre cupón (billet de loterie vendu dans toutes les rues d'Espagne) finance l'autonomie des personnes aveugles et handicapées — et les vendeurs du cupón sont eux-mêmes des personnes handicapées, salariées et visibles dans l'espace public. Devenu Grupo Social ONCE, c'est l'un des tout premiers employeurs de personnes handicapées au monde : des dizaines de milliers d'emplois, des services (chiens guides, braille, éducation), une fondation. Le modèle inverse la logique de l'assistance : non pas une allocation versée à des invisibles, mais un travail qui met l'inclusion en pleine rue.

Repère : Paralympiques et école inclusive

L'Espagne est une puissance du sport paralympique — impulsé notamment par le plan ADOP et la médiatisation croissante des Juegos Paralímpicos (Madrid a accueilli des compétitions historiques du handisport, et Barcelone 1992 a marqué un tournant mondial d'organisation et de visibilité). À l'école, la loi espagnole pose le principe de l'educación inclusiva : scolariser autant que possible les élèves handicapés en classe ordinaire avec des appuis, les centres d'éducation spéciale restant l'exception. Le débat — inclusion totale ou structures spécialisées ? — traverse les familles elles-mêmes et fournit un excellent sujet d'essai nuancé.

10.6 Spanglish et Latinos aux États-Unis

Repère : La plus grande minorité des États-Unis

Plus de 60 millions de personnes d'origine hispanique vivent aux États-Unis — près d'une personne sur cinq, première minorité du pays, majoritairement d'origine mexicaine, avec de fortes communautés portoricaines (citoyens américains de naissance), cubaines (Miami) et centraméricaines. Les États-Unis comptent ainsi parmi les tout premiers pays hispanophones du monde ; l'espagnol y est de loin la langue la plus étudiée et la plus parlée après l'anglais. Villes, musique (le boom mondial du reggaeton et de la pop latine), gastronomie, politique : la culture étatsunienne est déjà, en partie, hispanique.

Repère : Le spanglish, honte ou identité ?

Le spanglish — alternance et mélange d'anglais et d'espagnol dans une même conversation (code-switching : `Vamos al mall, ¿okay? Te llamo pa'trás'') — a longtemps été stigmatisé des deux côtés : « mauvais espagnol » pour les puristes, « mauvais anglais » pour les assimilationnistes. La littérature chicana l'a retourné en drapeau identitaire : Gloria Anzaldúa, dans Borderlands/La Frontera (1987), écrit en mêlant les deux langues et proclame : `Wild tongues can't be tamed, they can only be cut out'' (« les langues sauvages ne peuvent être domptées, seulement coupées ») — parler comme on est, entre deux mondes, est un droit. Le linguiste Ilan Stavans a même traduit le début du Quijote en spanglish. Pour l'axe : la langue mixte n'est pas un déficit, c'est la grammaire d'une identité de frontière.

10.7 Textes et voix

Repère : Rigoberta Menchú : la voix des vaincus de 1492

Dans son discours du Nobel (1992), Menchú présente son prix comme `un homenaje a los pueblos indígenas sacrificados y desaparecidos por la aspiración de una vida más digna'' et rappelle que les cultures mayas, cinq siècles après la conquête, sont vivantes : ni pièces de musée, ni vestiges. Le témoignage Me llamo Rigoberta Menchú (1983) commence par une déclaration devenue canonique du genre testimonial : son histoire personnelle est `la historia de todo un pueblo'' — le « je » y parle pour un « nous », à l'exact opposé de l'autobiographie individualiste occidentale.

Repère : Poésie bilingue chicana

La poésie chicana joue des deux langues dans le même vers — chez Anzaldúa ou dans les classiques du mouvement comme I Am Joaquín (Rodolfo « Corky » Gonzales, 1967), poème-manifeste de l'identité mexico-américaine tiraillée entre deux nations. Procédé à connaître pour le commentaire : le code-switching poétique n'est pas décoratif — la langue choisie à chaque vers dit qui parle (l'intime en espagnol, l'institution en anglais, ou l'inverse) ; analyser où bascule la langue, c'est analyser le conflit intérieur du locuteur.

Méthode : Projet final : « Congreso de la diversidad » — table ronde et charte

  • Délégations : par binôme, incarner un acteur du chapitre — école catalane d'immersion, Paraguay bilingue, Bolivie plurinationale, RAE, collectif de lenguaje inclusivo, Grupo Social ONCE, communauté chicana.
  • Dossier : chaque délégation prépare une fiche (faits, dates, un texte court cité) et trois propositions concrètes pour « mieux inclure ».
  • Langue : opinion et concession (chap. 3), subjonctif après proponemos que, es fundamental que (chap. 1), discours rapporté pour le compte rendu (chap. 2).
  • Table ronde (25 min, en espagnol) : chaque délégation présente 2 min ; débat ; vote d'une Carta de la Diversidad de cinq articles rédigés au subjonctif (Que ninguna lengua sea…).
  • Restitution : chaque élève rédige la charte finale précédée d'un préambule de 100 mots (nominalisations et connecteurs du chap. 3).

10.8 Exercices

Exercice

Compléter avec le lexique de l'axe : cooficial, mestizaje, visibilizar, discapacidad, convivencia, desarraigo.

  • El catalán, el gallego y el euskera son lenguas      en sus comunidades.
  • La ONCE emplea a miles de personas con     .
  • El lenguaje inclusivo pretende      a quienes el masculino genérico esconde.
  • América Latina es fruto del      entre culturas indígenas, europeas y africanas.
  • Emigrar sin poder volver produce un profundo     .
  • La escuela inclusiva apuesta por la      de todos los alumnos.
Solution
  • cooficiales
  • discapacidad
  • visibilizar
  • mestizaje
  • desarraigo
  • convivencia

Exercice

Chronologie : associer chaque date à son événement — 1938, 1978, 1987, 1992, 2005, 2009, 2010.

Événements : Constitution espagnole (langues co-officielles) ; fondation de la ONCE ; mariage égalitaire en Argentine ; Borderlands/La Frontera d'Anzaldúa ; Nobel de la paix de Rigoberta Menchú ; mariage égalitaire en Espagne ; Constitution de l'État plurinational de Bolivie.

Solution
  • 1938 : fondation de la ONCE.
  • 1978 : Constitution espagnole — article 3, langues co-officielles.
  • 1987 : Borderlands/La Frontera (Gloria Anzaldúa).
  • 1992 : Nobel de la paix de Rigoberta Menchú (cinq cents ans après 1492).
  • 2005 : mariage égalitaire en Espagne (3e pays au monde).
  • 2009 : Constitution de l'État plurinational de Bolivie (36 langues officielles).
  • 2010 : mariage égalitaire en Argentine (1er pays d'Amérique latine).

Exercice

Compréhension fine. Analyser la phrase de Menchú : son histoire est ``la historia de todo un pueblo''.

  • Que signifie cette équivalence entre « je » et « peuple » pour le genre du testimonio ?
  • Pourquoi l'année 1992 donne-t-elle à son Nobel une portée symbolique particulière ?
  • Proposer un équivalent de cette logique du « je collectif » vu dans un autre chapitre du manuel.
Solution
  • Le testimonio n'est pas une autobiographie : le narrateur parle au nom d'une communauté dont l'histoire n'a pas accès à l'écrit ; son « je » est représentatif, pas individualiste — la valeur du texte est collective et politique avant d'être littéraire.
  • 1992 marque les cinq cents ans de 1492 : couronner une maya quiché l'année du cinquième centenaire de la conquête inverse le récit officiel — la « découverte » est regardée depuis les découverts.
  • Exemples possibles : le slogan Ni Una Menos (chap. 7), où chaque victime nomme toutes les autres ; ou le réalisme magique (chap. 8), où Macondo raconte l'histoire de toute l'Amérique latine à travers une seule famille.

Exercice

Débat linguistique : classer ces arguments selon leur camp (RAE ou défenseurs du lenguaje inclusivo), puis donner votre avis nuancé en trois phrases (concession + réfutation, cf. chap. 3).

  • El masculino gramatical ya es genérico: ``los alumnos'' incluye a todos.
  • Lo que no se nombra no se ve.
  • La terminación en -e es ajena al sistema morfológico del español.
  • La lengua siempre ha cambiado con la sociedad; las academias llegan después.
  • El desdoblamiento constante (``alumnos y alumnas'') hace el discurso pesado.
  • Existen soluciones ya normativas, como los colectivos: ``el alumnado''.
Solution

RAE : 1, 3, 5. Défenseurs du lenguaje inclusivo : 2, 4. L'argument 6 est transversal : les collectifs (el alumnado, la ciudadanía) sont acceptés par la RAE et satisfont en partie l'objectif inclusif.

Exemple d'avis nuancé : Si bien es cierto que el masculino genérico pertenece al sistema de la lengua, no lo es menos que la lengua evoluciona con sus hablantes. Ahora bien, imponer el `-e'' por decreto sería tan autoritario como prohibirlo. A mi modo de ver, las soluciones colectivas como `el alumnado'' permiten incluir sin forzar la gramática — y el uso, como siempre, tendrá la última palabra.

Exercice

Médiation (100-120 mots, en français). Un ami français s'étonne : « Le Paraguay a une langue indienne officielle ? Et la Bolivie en a 36 ? » Expliquez-lui la différence entre la co-officialité paraguayenne du guaraní, l'État plurinational bolivien de 2009, et ce que ces modèles changent par rapport à une simple « intégration » des indigènes.

Solution

Exemple de réponse :

« Oui, et ce sont deux modèles différents. Au Paraguay, le guaraní est co-officiel avec l'espagnol et — cas unique en Amérique — parlé par la majorité de la population, y compris non indigène : c'est une langue nationale au sens plein. La Bolivie de 2009 va plus loin : sa Constitution refonde le pays en "État plurinational", avec 36 langues officielles, la justice communautaire reconnue et le drapeau indigène (la wiphala) comme symbole d'État. La différence avec l'"intégration" classique ? Intégrer, c'est faire entrer les indigènes dans un État conçu sans eux ; le modèle plurinational reconstruit l'État pour qu'il appartienne à tous les peuples qui le composent. »

Exercice

Expression écrite (300 mots environ). Sujet d'essai : ¿La diversidad es una riqueza o un desafío para la convivencia? Plan rédigé attendu : accroche par l'article 3 de la Constitution de 1978 (la diversité comme « patrimoine »), argumentation (plurilinguisme espagnol ; pionniers du matrimonio igualitario ; modèle ONCE ; spanglish), concession (les débats réels : immersion, RAE, España vaciada des identités), conclusion — quatre références datées et connecteurs du chap. 3.

Solution

Plan rédigé (à développer en ≈ 300 mots) :

Introduction — Accroche : en 1978, tras cuarenta años de dictadura que había prohibido el catalán, el gallego y el euskera, la Constitución española proclamó que la diversidad lingüística era un `patrimonio cultural'' digno de `especial respeto y protección''. Problemática : ¿la diversidad es una riqueza o un desafío para la convivencia? Annonce : es ambas cosas — y por eso exige política.

I. La diversidad como riqueza demostrada — España plurilingüe : generaciones bilingües gracias a la inmersión ; pioneros mundiales de derechos : matrimonio igualitario (2005, tercer país del mundo ; Argentina, primera de América Latina en 2010) ; la ONCE (1938) convirtió la discapacidad en empleo y presencia pública ; el spanglish, de estigma a identidad literaria (Anzaldúa, 1987).

II. Ahora bien, la diversidad plantea conflictos reales — la inmersión catalana divide a familias y tribunales ; la RAE y el lenguaje inclusivo se disputan la autoridad sobre la lengua ; incluir a los pueblos originarios exigió en Bolivia refundar el Estado (2009) — señal de que la simple ``integración'' no bastaba. Si bien estos debates son ásperos, son el precio de una sociedad que se toma la diferencia en serio.

Conclusión — En definitiva, la diversidad no es ni un idilio ni una amenaza : es un trabajo. Es la convivencia lo que transforma la diferencia en riqueza (clivée) ; de ahí que la escuela — bilingüe, inclusiva, crítica — sea su primer taller. Ouverture : el Nobel de Menchú (1992), quinientos años después de 1492, prueba que nunca es tarde para ampliar el ``nosotros''.

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