La Révolution française et l'Empire : une nouvelle conception de la nation (1789-1815)
Cours complet · histoire (première), chapitre 1 · première, histoire-géographie
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En 1789, la France est une monarchie absolue de droit divin, une société d'ordres où les privilèges de naissance règlent la vie des vingt-huit millions de sujets du roi Louis XVI. En vingt-six ans, ce monde est bouleversé. La Révolution abat l'Ancien Régime, invente le citoyen, proclame que la souveraineté n'appartient plus au roi mais à la nation, puis expérimente successivement la monarchie constitutionnelle, la République et, avec Napoléon Bonaparte, l'Empire. De la prise de la Bastille à la défaite de Waterloo, ces années fondatrices donnent naissance à une conception nouvelle de la nation, fondée sur la souveraineté populaire, l'égalité civile et la citoyenneté, principes qui, portés par les armées françaises, se diffusent dans toute l'Europe. Comment la période 1789-1815 fait-elle naître, dans la rupture et la violence, cette nation nouvelle et comment en diffuse-t-elle les principes ?
1.1 1789 : la fin de la monarchie absolue
1.1.1 La crise de la monarchie et la convocation des États généraux
À la fin des années 1780, la monarchie française traverse une crise profonde. L'État est au bord de la faillite : le coût des guerres, notamment le soutien à l'indépendance américaine, a creusé un déficit abyssal, et les privilégiés (noblesse, clergé) refusent de payer l'impôt. À cette crise financière s'ajoutent de mauvaises récoltes qui font flamber le prix du pain, principale nourriture du peuple. Faute de solution, Louis XVI se résout à convoquer les États généraux, assemblée représentant les trois ordres du royaume (clergé, noblesse, tiers état), qui ne s'était plus réunie depuis 1614.
Avant 1789, la société française est divisée en trois ordres. Le clergé et la noblesse sont les ordres privilégiés (dispense d'impôts, droits seigneuriaux, honneurs). Le tiers état, soit environ 98 % de la population (paysans, artisans, bourgeois), supporte l'essentiel des charges. La naissance, et non le mérite, détermine le rang et les droits de chacun.
Au printemps 1789, chaque ordre rédige des cahiers de doléances où sont consignés les plaintes et les vœux du royaume. Les députés se réunissent à Versailles le 5 mai 1789. Un conflit éclate aussitôt : le tiers état, deux fois plus nombreux, réclame le vote par tête (et non par ordre) afin que sa voix compte réellement.
1.1.2 De la contestation à la rupture : juin-juillet 1789
Le 17 juin 1789, les députés du tiers état, rejoints par des membres du clergé, se proclament Assemblée nationale : ils affirment représenter la nation tout entière et non plus seulement un ordre. Le 20 juin 1789, trouvant leur salle fermée sur ordre du roi, ils se réunissent dans la salle du Jeu de paume et prêtent le serment de ne pas se séparer avant d'avoir donné une constitution à la France. C'est un acte révolutionnaire : la souveraineté change de mains.
- 5 mai : ouverture des États généraux à Versailles.
- 17 juin : le tiers état se proclame Assemblée nationale.
- 20 juin : serment du Jeu de paume.
- 14 juillet : prise de la Bastille.
- 4 août : abolition des privilèges (nuit du 4 août).
- 26 août : Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
Louis XVI concentre des troupes autour de Paris et renvoie le ministre populaire Necker. La capitale s'enflamme. Le 14 juillet 1789, le peuple parisien, en quête d'armes et de poudre, prend d'assaut la Bastille, forteresse royale symbole de l'arbitraire. Cet événement, aussitôt considéré comme la victoire du peuple sur le despotisme, marque le point de non-retour de la Révolution. Dans les campagnes, la peur des « brigands » et des complots aristocratiques déclenche la Grande Peur (juillet-août 1789) : les paysans s'arment et brûlent les châteaux et les archives seigneuriales.
1.1.3 Abolir les privilèges, proclamer les droits
Pour apaiser les campagnes, l'Assemblée, dans la nuit du 4 août 1789, vote l'abolition des privilèges et des droits féodaux. En quelques heures, la société d'ordres est juridiquement supprimée : les Français deviennent égaux en droit. Le 26 août 1789, l'Assemblée adopte la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, texte fondateur qui énonce des principes universels.
La souveraineté nationale est le principe selon lequel le pouvoir appartient à la nation, c'est-à-dire à l'ensemble des citoyens, et non plus au roi de droit divin (art. 3 de la Déclaration). Le citoyen est l'individu libre et égal en droit, titulaire de droits (liberté, propriété, sûreté, résistance à l'oppression) et participant à la vie politique. La nation devient une communauté de citoyens égaux, unis par la volonté de vivre ensemble sous une même loi.
Méthode : Analyser un texte fondateur : la Déclaration de 1789
Pour étudier la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen :
- Identifier la nature (texte à valeur constitutionnelle), la date (26 août 1789) et les auteurs (Assemblée nationale constituante).
- Repérer les principes : liberté et égalité en droit (art. 1), souveraineté nationale (art. 3), la loi expression de la volonté générale (art. 6), séparation des pouvoirs, liberté d'opinion et de la presse (art. 11).
- Montrer la rupture avec l'Ancien Régime : fin des privilèges, du droit divin, de l'arbitraire.
- Nuancer : les femmes, les esclaves des colonies et les plus pauvres restent d'abord exclus de la pleine citoyenneté.
1.2 Les temps de la Révolution : de la monarchie constitutionnelle à sa chute
1.2.1 La monarchie constitutionnelle (1789-1792)
Jusqu'en 1791, l'Assemblée constituante réorganise le royaume : découpage en 83 départements, suppression des provinces, réforme de la justice et des impôts, nationalisation des biens du clergé (les biens nationaux). La Constitution civile du clergé (1790) place l'Église sous l'autorité de la nation et divise profondément les Français entre prêtres « jureurs » et « réfractaires ».
En septembre 1791, la France se dote de sa première Constitution. Le régime devient une monarchie constitutionnelle : le roi conserve le pouvoir exécutif mais le pouvoir législatif appartient à une Assemblée élue. Le suffrage est censitaire : seuls les « citoyens actifs », qui paient un certain impôt, votent. La souveraineté est passée du roi à la nation, mais tous les citoyens ne sont pas encore électeurs.
1.2.2 La rupture entre le roi et la nation
Hostile aux réformes, Louis XVI tente de fuir à l'étranger pour rejoindre les puissances contre-révolutionnaires : c'est la fuite à Varennes (nuit du 20 au 21 juin 1791), où il est arrêté et ramené à Paris. Le roi apparaît désormais comme un traître à la nation ; l'idée républicaine progresse. En avril 1792, la France entre en guerre contre l'Autriche puis la Prusse. Les défaites, la peur de la trahison et le manifeste de Brunswick (qui menace Paris) exaspèrent le peuple.
Le 10 août 1792, les Parisiens et les fédérés prennent d'assaut le palais des Tuileries. Le roi est suspendu puis emprisonné : la monarchie est de fait renversée. Une nouvelle assemblée, la Convention, est élue au suffrage universel masculin pour donner une nouvelle constitution à la France.
| Régime | Dates | Caractéristique |
|---|---|---|
| Monarchie absolue | jusqu'en 1789 | Roi de droit divin, société d'ordres |
| Monarchie constitutionnelle | 1789-1792 | Constitution de 1791, suffrage censitaire |
| Ire République (Convention) | 1792-1795 | Terreur, salut public, exécution du roi |
| Directoire | 1795-1799 | République modérée, instabilité |
| Consulat | 1799-1804 | Bonaparte Premier consul |
| Premier Empire | 1804-1815 | Napoléon Ier, empereur des Français |
1.2.3 Point de passage : l'abolition de la royauté, le 21 septembre 1792
Réunie pour la première fois le 20 septembre 1792 — le jour même où l'armée révolutionnaire arrête l'invasion prussienne à la bataille de Valmy —, la Convention nationale vote à l'unanimité, le 21 septembre 1792, l'abolition de la royauté. Le lendemain, 22 septembre 1792, elle proclame la République. Pour marquer la rupture absolue avec le passé monarchique, un nouveau calendrier républicain est bientôt adopté : l'an I de la République commence le 22 septembre 1792.
Portée : c'est la fin de treize siècles de monarchie. La souveraineté ne réside plus dans une personne sacrée mais dans la nation des citoyens. La République naît toutefois dans un contexte de guerre extérieure et de tensions intérieures qui vont la radicaliser.
1.3 La République en révolution (1792-1799)
1.3.1 Le procès du roi et la naissance d'une République assiégée
Devenue « citoyen Louis Capet », le roi déchu est jugé par la Convention. Reconnu coupable de trahison, il est condamné à mort et guillotiné le 21 janvier 1793, place de la Révolution (actuelle place de la Concorde). L'exécution du roi provoque l'indignation des monarchies européennes, qui forment une coalition contre la France. À l'intérieur, l'ouest du pays se soulève : c'est la guerre de Vendée. La jeune République est menacée sur tous les fronts.
- 21 septembre 1792 : abolition de la royauté ; 22 septembre : proclamation de la République.
- 21 janvier 1793 : exécution de Louis XVI.
- 1793-1794 : la Terreur (Comité de salut public, Robespierre).
- 9 thermidor an II (27 juillet 1794) : chute de Robespierre.
- 1795-1799 : le Directoire.
1.3.2 La Terreur (1793-1794)
Pour sauver la République, la Convention, dominée par les Montagnards, met en place un gouvernement révolutionnaire d'exception. Le Comité de salut public, où domine Maximilien Robespierre, concentre les pouvoirs. La loi des suspects (septembre 1793) permet d'arrêter tout ennemi supposé de la Révolution ; le tribunal révolutionnaire multiplie les condamnations à mort. C'est la Terreur : dizaines de milliers d'exécutions (dont celles de la reine Marie-Antoinette, des Girondins, puis de révolutionnaires comme Danton), levée en masse contre l'ennemi, déchristianisation, contrôle des prix (« maximum »).
La Terreur désigne la période (1793-1794) durant laquelle le gouvernement révolutionnaire suspend les libertés et recourt à la violence d'État pour écraser les opposants, réels ou supposés, au nom du salut public. Elle illustre la tension entre l'idéal des droits proclamés en 1789 et la logique de guerre et d'exception.
Les victoires militaires finissent par rendre la Terreur insupportable, même à la Convention. Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), Robespierre est renversé et guillotiné le lendemain. La chute de Robespierre met fin à la Terreur.
1.3.3 Le Directoire (1795-1799)
En 1795, une nouvelle Constitution (an III) institue le Directoire : le pouvoir exécutif est confié à cinq Directeurs, le législatif à deux Conseils, et le suffrage redevient censitaire. Ce régime, qui veut clore la Révolution et défendre les acquis de 1789, se révèle instable : menacé à la fois par les royalistes et par les révolutionnaires radicaux, il se maintient par des coups de force et s'appuie de plus en plus sur l'armée. C'est dans ce contexte d'usure du régime qu'un jeune général, victorieux à l'extérieur, va s'imposer.
1.4 Napoléon Bonaparte : du général au maître de la France
1.4.1 Point de passage : Napoléon Bonaparte
Né à Ajaccio en 1769, Napoléon Bonaparte se distingue d'abord comme officier d'artillerie au siège de Toulon (1793). Nommé général, il commande l'armée d'Italie où il remporte, en 1796-1797, une série de victoires éclatantes qui le rendent célèbre. Son expédition en Égypte (1798-1799) échoue militairement mais accroît son prestige.
Profitant de l'affaiblissement du Directoire, Bonaparte s'empare du pouvoir par le coup d'État du 18 brumaire an VIII (9-10 novembre 1799). Il met fin à la République directoriale et instaure le Consulat, dont il devient le Premier consul, concentrant l'essentiel du pouvoir. En dix ans, un obscur officier corse est devenu le maître de la France.
1.4.2 Le Consulat : stabiliser et réformer la France
Devenu Premier consul, Bonaparte affirme vouloir « fermer » la Révolution : conserver ses acquis (égalité civile, fin de la société d'ordres, propriété des biens nationaux) tout en rétablissant l'ordre et l'autorité. Il réorganise en profondeur l'État. Cette œuvre réformatrice, en grande partie durable, constitue un héritage majeur de la période.
1.5 Le Consulat et l'Empire : héritage et chute
1.5.1 Les grandes réformes napoléoniennes
Bonaparte, puis l'empereur Napoléon Ier, dote la France d'institutions solides et centralisées, dont beaucoup existent encore aujourd'hui.
| Réforme | Contenu et portée |
|---|---|
| Code civil (1804) | Unifie le droit ; consacre l'égalité civile, la propriété, la laïcité de l'état civil |
| Préfets (1800) | Représentants de l'État dans chaque département : administration centralisée |
| Concordat (1801) | Accord avec le pape : paix religieuse, culte catholique reconnu et encadré |
| Franc germinal (1803) | Monnaie stable pour près de 130 ans |
| Banque de France (1800) | Établissement d'émission, financement de l'économie |
| Lycées (1802) | Formation des cadres et des élites de la nation |
| Légion d'honneur (1802) | Récompense du mérite (civil et militaire), et non de la naissance |
Ces réformes consolident les principes de 1789 (égalité devant la loi, mérite, unité nationale) mais dans un cadre autoritaire : la presse est censurée, la police surveille les opposants, le pouvoir personnel s'affirme. La citoyenneté est réelle en droit civil mais très encadrée en droit politique. En 1802, un plébiscite fait de Bonaparte consul à vie ; en 1804, il franchit un pas décisif.
1.5.2 Point de passage : le sacre de Napoléon, le 2 décembre 1804
Le 2 décembre 1804, en la cathédrale Notre-Dame de Paris, Napoléon Bonaparte devient l'empereur Napoléon Ier. La cérémonie du sacre, en présence du pape Pie VII, mêle la tradition monarchique et religieuse à la légitimité révolutionnaire : Napoléon prête serment de respecter les principes de 1789 et l'égalité civile. Fait hautement symbolique, il se couronne lui-même, puis couronne l'impératrice Joséphine : le pape bénit mais ne couronne pas. Napoléon affirme ainsi qu'il tient son pouvoir non de Dieu ni du pape, mais de la nation et de ses propres victoires.
Le peintre Jacques-Louis David immortalise l'événement dans une immense toile, Le Sacre de Napoléon (1806-1807), œuvre de propagande destinée à légitimer le nouveau régime.
Méthode : Analyser un document iconographique : Le Sacre de David
Pour étudier un tableau comme Le Sacre de Napoléon :
- Présenter : nature (peinture d'histoire), auteur (Jacques-Louis David), date (1806-1807), sujet (le couronnement du 2 décembre 1804), commanditaire (Napoléon).
- Décrire la composition : le centre (Napoléon couronnant Joséphine), le pape assis en retrait, la foule des dignitaires, le décor grandiose.
- Interpréter les intentions : montrer la puissance et la légitimité de l'empereur ; l'autonomie face à l'Église ; la continuité affichée entre la nation, l'armée et le pouvoir impérial.
- Prendre du recul : distinguer la réalité (Napoléon se couronne lui-même) de la mise en scène idéalisée ; identifier la fonction de propagande de l'image.
1.5.3 L'Empire à son apogée puis sa chute
À la tête de la Grande Armée, Napoléon multiplie les victoires (Austerlitz, 1805 ; Iéna, 1806 ; Wagram, 1809) et domine l'Europe. En 1811, l'Empire est à son apogée : la France s'étend sur 130 départements, entourée d'États vassaux et alliés, souvent gouvernés par des membres de la famille de Napoléon. Partout, les armées françaises diffusent les principes de 1789 : abolition des privilèges, Code civil, égalité civile.
Mais l'Empire s'épuise. Le blocus continental contre l'Angleterre, la guerre d'Espagne (« ulcère espagnol ») et la montée des sentiments nationaux contre l'occupant fragilisent la domination française. La campagne de Russie (1812) tourne au désastre : la Grande Armée, entrée dans Moscou, est anéantie par l'hiver et la retraite. L'Europe coalisée bat Napoléon à Leipzig (1813), envahit la France et obtient son abdication en avril 1814. Napoléon est exilé à l'île d'Elbe et la monarchie est restaurée (Louis XVIII).
En mars 1815, Napoléon revient et reprend le pouvoir pour une ultime période, les Cent-Jours. Mais il est définitivement vaincu à la bataille de Waterloo, le 18 juin 1815. Exilé à Sainte-Hélène, où il meurt en 1821, il laisse une Europe transformée.
1.5.4 Une frise des ruptures de régime (1789-1815)
1.6 Bilan
1.6.1 Une nouvelle conception de la nation
Entre 1789 et 1815, la France passe d'un royaume de sujets soumis à un roi de droit divin à une nation de citoyens. Trois principes fondateurs, nés en 1789 et consolidés (dans un cadre autoritaire) par Napoléon, définissent désormais la nation moderne :
- la souveraineté nationale : le pouvoir procède de la nation, non d'un monarque sacré ;
- l'égalité civile : la fin des privilèges de naissance, chacun soumis à la même loi ;
- la citoyenneté : l'individu devient un citoyen, porteur de droits et membre de la communauté nationale.
1.6.2 La diffusion des principes en Europe
Portés par les armées de la Révolution puis de l'Empire, ces principes se répandent dans toute l'Europe : abolition de la féodalité, Code civil, égalité devant la loi sont introduits dans les territoires conquis. Mais l'occupation française suscite aussi, en retour, l'éveil de sentiments nationaux chez les peuples dominés (Espagne, États allemands), qui aspirent à leur tour à former des nations. La Révolution française lègue ainsi à l'Europe du XIXe siècle un double héritage : l'idée que la nation est la source légitime du pouvoir, et le principe des nationalités.
Propriété : Synthèse du chapitre
De 1789 à 1815, la France invente une conception nouvelle de la nation :
- 1789 abat la monarchie absolue et la société d'ordres : prise de la Bastille (14 juillet), abolition des privilèges (nuit du 4 août), Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (26 août). Naissent la souveraineté nationale, le citoyen, la nation.
- La Révolution traverse plusieurs régimes : monarchie constitutionnelle (1791), chute du roi (10 août 1792), Ire République (21-22 septembre 1792), exécution de Louis XVI (21 janvier 1793), Terreur, puis Directoire.
- Napoléon Bonaparte prend le pouvoir au 18 brumaire (1799), stabilise la France (Code civil 1804, préfets, Concordat, lycées, Légion d'honneur) et fonde l'Empire (sacre du 2 décembre 1804), avant sa chute (Russie 1812, abdication 1814, Waterloo 18 juin 1815).
- Ces bouleversements diffusent en Europe les principes d'égalité civile, de souveraineté nationale et de citoyenneté, tout en éveillant le sentiment des nationalités.