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Diversità e inclusione

Cours complet · italien (terminale), chapitre 10 · terminale, langue vivante

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10.1 Introduzione

L'axe 7 du programme interroge la manière dont les sociétés font place à la diversité — linguistique, régionale, culturelle, physique — et construisent (ou refusent) l'inclusion. L'Italie est un cas d'école : nation unifiée tard (1861), elle est née diverse — cent dialectes, deux économies (Nord/Sud), des minorités linguistiques historiques — et elle est passée en un siècle du statut de pays d'émigrants à celui de terre d'immigration. Elle détient aussi un record méconnu : l'Italie fut pionnière mondiale de l'école inclusive, en abolissant dès 1977 les classes séparées pour les élèves handicapés.

Important

Lexique de l'axe : la diversità, l'inclusione, l'integrazione, l'accoglienza (l'accueil, cf. chap. 3), il pregiudizio, lo stereotipo, la minoranza, il dialetto, lo sbarco (le débarquement), il migrante / il rifugiato, la cittadinanza, lo ius soli / lo ius scholae, le seconde generazioni, il sostegno (l'accompagnement scolaire), la disabilità, le barriere (architettoniche), il campanilismo.

10.2 Dialetti e italiano : una diversità costitutiva

Repère : Une nation aux cent langues

À l'unification (1861), selon les estimations classiques de Tullio De Mauro, moins de 10 % des Italiens parlaient réellement l'italien — langue littéraire issue du toscan de Dante, Pétrarque et Boccace (cf. chap. 8 et Première, chap. 7). Le reste parlait les dialectes : napolitain, sicilien, vénitien, lombard… qui ne sont pas des « déformations » de l'italien mais des langues sœurs, issues du latin en parallèle. L'unification linguistique réelle est venue au XXe siècle par l'école, la conscription, l'émigration interne — et surtout la télévision : De Mauro (Storia linguistica dell'Italia unita, 1963) a montré le rôle décisif de la RAI (émissions comme Non è mai troppo tardi du maestro Manzi, 1960--1968, qui alphabétisa des millions d'adultes).

Exemple 10.1Le dialecte, du stigmate à la fierté

Longtemps combattu à l'école comme « mauvaise langue », le dialecte connaît une revalorisation culturelle spectaculaire : la chanson napolitaine (de 'O sole mio, 1898, à Pino Daniele et au rap de Geolier, deuxième du festival de Sanremo 2024 en napolitain), les séries mondialisées tournées en dialecte sous-titré — Gomorra (napolitain, cf. chap. 8) et L'amica geniale, où le choix entre dialecte et italien structure le destin des héroïnes : parler italien, pour Elena, c'est changer de classe sociale. L'UNESCO classe d'ailleurs le napolitain et le sicilien parmi les langues vulnérables — la diversité se protège aussi.

10.3 Nord e Sud : la questione meridionale

Repère : Une fracture ancienne

La questione meridionale — l'écart économique et social entre le Nord industrialisé et le Mezzogiorno — accompagne l'Italie depuis l'unification (le terme date des années 1870). Les stéréotypes croisés ont leurs noms : terroni (« ceux de la terre », injure anti-méridionale) contre polentoni (« mangeurs de polenta », les Nordistes) — cf. Première, chap. 8. Dans les années 1950--60, le « miracle économique » déclencha une migration interne massive : environ 9 millions d'Italiens changèrent de région entre 1955 et 1971, les trains du Sud déversant à Turin et Milan les ouvriers de la FIAT — accueillis parfois par des écriteaux « Non si affitta ai meridionali » (on ne loue pas aux Méridionaux) : l'Italie a exercé contre ses propres citoyens les discriminations que connaîtront plus tard les immigrés étrangers.

Exemple 10.2Aujourd'hui : écarts persistants, fierté nouvelle

Les écarts demeurent (PIB par habitant du Mezzogiorno d'environ 40 % inférieur à celui du Centre-Nord, émigration des jeunes diplômés vers le Nord et l'étranger — cf. la fuga dei cervelli, chap. 5), et le PNRR (2021) réserve au Sud 40 % de ses fonds territorialisables. Mais le regard a changé : fierté méridionale assumée (le succès du mot terrone retourné en étendard, comme dans le livre à succès Terroni de Pino Aprile, 2010), renaissance touristique et culturelle (Matera, de « honte nationale » des années 1950 à capitale européenne de la culture 2019), et une évidence : la culture italienne mondialement aimée — pizza, mandoline, Ferrante, Sorrentino — est largement méridionale.

10.4 Minoranze linguistiche riconosciute

Repère : La loi 482 de 1999

L'article 6 de la Constitution (1948) dispose : «La Repubblica tutela con apposite norme le minoranze linguistiche.» Il a fallu attendre la loi 482 du 15 décembre 1999 pour une application générale : elle reconnaît et protège douze minorités linguistiques historiques — albanais (arbëreshë, communautés fondées au XVe siècle dans le Sud), catalan (Alghero, Sardaigne), germanique, grec (grecanico de Calabre et des Pouilles), slovène, croate, français, franco-provençal, frioulan, ladin, occitan et sarde — le sarde étant la plus grande minorité (plus d'un million de locuteurs potentiels).

Exemple 10.3Deux autonomies exemplaires
  • Südtirol / Alto Adige : province germanophone rattachée à l'Italie en 1919, italianisée de force sous le fascisme, dotée après de longues tensions (attentats des années 1960) d'un statut d'autonomie renforcé en 1972 : bilinguisme officiel intégral (toponymie, administration, école), emplois publics répartis par groupe linguistique (proporzionale etnica). Le « paquet » fut déclaré clos en 1992 devant l'ONU — souvent cité comme résolution modèle d'un conflit de minorité.
  • Vallée d'Aoste : statut spécial dès 1948, bilinguisme italien-français, enseignement paritaire des deux langues.

Question d'axe : l'inclusion réussie passe-t-elle par le droit à rester différent ?

10.5 L'Italia, terra d'immigrazione

Repère : Le grand renversement

Entre 1861 et 1985, environ 29 millions d'Italiens ont émigré (cf. Première, chap. 8) — vers les Amériques puis l'Europe du Nord. Depuis les années 1990 (premier grand débarquement : les navires albanais de 1991, dont le Vlora avec 20 000 personnes à Bari), le flux s'est inversé : l'Italie compte aujourd'hui environ 5 millions de résidents étrangers (près de 9 % de la population), premières nationalités roumaine, albanaise, marocaine, chinoise. Le renversement nourrit le débat public : la mémoire de l'émigration italienne (valises de carton, discriminations subies) est régulièrement invoquée — dans les deux sens — à propos des migrants d'aujourd'hui.

Repère : Lampedusa, porta d'Europa

L'île de Lampedusa, à 113 km des côtes tuniso-libyennes, est devenue le symbole des migrations méditerranéennes. Le 3 octobre 2013, un bateau parti de Libye s'embrase et coule à quelques centaines de mètres de l'île : 368 morts, pour la plupart érythréens. Le choc conduit l'Italie à lancer l'opération navale de sauvetage Mare Nostrum (2013--2014) et le Parlement à faire du 3 octobre la Giornata della memoria e dell'accoglienza (loi de 2016). Sur l'île, l'œuvre de Mimmo Paladino Porta di Lampedusa – Porta d'Europa (2008) fait face à la mer ; le docu-fiction Fuocoammare de Gianfranco Rosi (Ours d'or à Berlin, 2016) a porté Lampedusa — son médecin Pietro Bartolo, ses pêcheurs, ses naufragés — au regard du monde.

Exemple 10.4Seconde génération : ius soli, ius scholae

La citoyenneté italienne repose sur le ius sanguinis (droit du sang, loi de 1992) : près d'un million d'enfants nés ou grandis en Italie de parents étrangers — scolarisés en italien, souvent dialectophones — ne deviennent italiens qu'à 18 ans, sur demande et sous conditions. Deux réformes débattues depuis des années : le ius soli (temperato) — citoyenneté par naissance sur le sol sous conditions de séjour des parents — et le ius scholae — citoyenneté après un cycle scolaire complet en Italie ; aucune n'a abouti à ce jour (le projet de 2017 échoua au Sénat). Visages de cette Italie nouvelle : Mario Balotelli, premier grand joueur noir de la Squadra Azzurra (né à Palerme de parents ghanéens, italien à 18 ans seulement), et Paola Egonu, star mondiale du volley née à Cittadella de parents nigérians, porte-drapeau italienne aux JO de Tokyo — et cible récurrente d'attaques racistes qui relancent, à chaque fois, le débat national.

10.6 Scuola e inclusione : un primato italiano

Repère : 1977 : l'école inclusive avant tout le monde

Avec la loi 517 du 4 août 1977, l'Italie abolit les classes différenciées (classi speciali) et scolarise les élèves handicapés dans les classes ordinaires — première au monde à généraliser l'integrazione scolastica. Pivot du dispositif : l'insegnante di sostegno, enseignant spécialisé co-titulaire de la classe (plus de 200 000 aujourd'hui), et le projet éducatif individualisé (PEI). La loi-cadre 104 de 1992 étend les droits (assistance, barriere architettoniche) ; la Convention ONU sur les droits des personnes handicapées (ratifiée en 2009) consacre ce modèle que de nombreux pays étudient — la France n'a engagé un mouvement comparable qu'en 2005.

Exemple 10.5Bebe Vio, visage de l'inclusion

Beatrice « Bebe » Vio, fleurettiste vénitienne amputée des quatre membres après une méningite foudroyante à 11 ans, est championne paralympique de fleuret à Rio 2016 et à Tokyo (2021), et l'une des personnalités préférées des Italiens : conférences, fondation art4sport, présence médiatique joyeuse et sans pathos. Sa devise, devenue proverbiale : «Se sembra impossibile, allora si può fare» — l'inclusion non comme charité, mais comme performance et fierté.

Repère : Unioni civili et droits LGBT+

La loi Cirinnà du 20 mai 2016 (cf. chap. 7) a institué les unions civiles entre personnes du même sexe — dernière grande nation d'Europe occidentale à le faire, après un débat houleux ; l'adoption du beau-fils (stepchild adoption) fut retirée du texte et reste au cas par cas des tribunaux. Le mariage égalitaire n'existe pas ; le projet de loi contre l'homotransphobie (ddl Zan) a été rejeté au Sénat en octobre 2021. L'inclusion italienne avance ainsi en ordre dispersé : pionnière à l'école, prudente dans le droit de la famille — écart que les débats de société (cf. chap. 7 : Non una di meno) ne cessent de questionner.

10.7 Testi e voci

Exemple 10.6Sciascia, la mémoire de l'émigration

Dans la nouvelle Il lungo viaggio (in Il mare colore del vino, 1973), Sciascia raconte des paysans siciliens qui paient un passeur pour l'Amérique — et sont débarqués, après des nuits de mer, sur une côte… sicilienne. Pistes : l'escroquerie comme révélateur de la désespérance ; l'ironie tragique du « long voyage » immobile ; renverser la lecture — remplacer 1960 par aujourd'hui et l'Atlantique par la Méditerranée : le texte devient un miroir des traversées actuelles, passeurs compris.

Exemple 10.7La voix de Lampedusa

Pietro Bartolo, médecin de Lampedusa pendant trente ans (raconté dans Fuocoammare et dans son livre Lacrime di sale, 2016) : «Mi chiedono spesso come faccio a resistere. Rispondo che non ci si abitua mai. E che è giusto così: il giorno in cui ci abituassimo, saremmo perduti.» Pistes : la première personne du témoin contre les statistiques ; congiuntivo dans l'hypothèse (ci abituassimo, cf. chap. 2) ; discuter la Giornata du 3 octobre — que peut une journée mémorielle ?

Exemple 10.8Chanter la diversité

Deux jalons musicaux : Bella ciao, chant des mondine (repiqueuses de riz de la plaine du Pô) devenu hymne partisan puis hymne mondial de la liberté — trajectoire d'un chant régional de travail devenu patrimoine universel ; et le rap des seconde generazioni (Ghali, né à Milan de parents tunisiens, qui glisse l'arabe dans ses refrains ; Mahmood, vainqueur de Sanremo 2019 avec Soldi, mêlant italien et arabe) : la chanson, laboratoire de l'italien pluriel de demain — jusqu'à Geolier portant le napolitain (cf. section 2) sur la première scène nationale.

10.8 Progetto finale

Méthode : Progetto: «L'Italia plurale — un atlante della diversità»

Réaliser en groupes un « atlas de la diversité italienne » multimédia, présenté oralement en italien.

  • Répartition : chaque groupe choisit une entrée — un dialecte ou une minorité (loi 482), une trajectoire migratoire (interne années 1960 ou méditerranéenne actuelle), une figure (Egonu, Bebe Vio, Ghali, le maestro Manzi), une institution (insegnante di sostegno, Giornata du 3 octobre).
  • Recherche : deux documents authentiques minimum (article, chanson, extrait vidéo), fiche lexicale de dix mots de l'axe.
  • Production : une page d'atlas (carte, chronologie datée, citation traduite) + exposé de 3 minutes (prosodie et riempitivi, cf. chap. 4).
  • Interaction : chaque exposé se conclut par une question posée à la classe, débattue 2 minutes (concessions, cf. chap. 3 et 6).
  • Synthèse écrite : individuellement, un texte de 200 mots — che cosa rende l'Italia «plurale», e che cosa resta da fare?

10.9 Esercizi

Exercice

Compléter avec le lexique de l'axe : accoglienza, ius scholae, sostegno, sbarchi, minoranze, pregiudizi.

  • La legge 482 del 1999 tutela dodici      linguistiche storiche.
  • L'insegnante di      lavora in classe accanto agli alunni disabili.
  • Il 3 ottobre è la Giornata della memoria e dell'    .
  • «Terroni» e «polentoni» sono      che dividono Nord e Sud.
  • Gli      a Lampedusa aumentano ogni estate.
  • Lo      darebbe la cittadinanza dopo un ciclo di studi in Italia.
Solution
  • minoranze
  • sostegno
  • accoglienza
  • pregiudizi
  • sbarchi
  • ius scholae

Exercice

Remettre dans l'ordre chronologique et dater : (a) loi 482 sur les minorités linguistiques ; (b) naufrage de Lampedusa ; (c) loi 517 sur l'integrazione scolastica ; (d) loi Cirinnà ; (e) statut d'autonomie renforcé du Südtirol ; (f) Matera capitale européenne de la culture ; (g) Fuocoammare Ours d'or à Berlin.

Solution

(e) 1972 — deuxième statut d'autonomie du Südtirol ; (c) 1977 — loi 517 du 4 août : abolition des classes spéciales, école inclusive ; (a) 1999 — loi 482 du 15 décembre sur les minorités linguistiques ; (b) 2013 — naufrage du 3 octobre à Lampedusa (368 morts) ; (g) 2016 — Ours d'or à Berlin pour Fuocoammare de Gianfranco Rosi (février) ; (d) 2016 — loi Cirinnà du 20 mai (unions civiles) ; (f) 2019 — Matera capitale européenne de la culture.

Exercice

Expliquer la phrase de Pietro Bartolo : «Il giorno in cui ci abituassimo, saremmo perduti.» Pourquoi l'habitude est-elle présentée comme le vrai danger ?

Solution

Bartolo, médecin qui a accueilli des dizaines de milliers de naufragés à Lampedusa, renverse la question qu'on lui pose (« comment tenez-vous ? ») : sa résistance ne vient pas de l'endurcissement mais de son refus. S'habituer aux morts en mer signifierait les normaliser — les transformer en statistique, en fait divers attendu, en « paysage ». La perte serait double : pour les migrants, réduits à des chiffres ; pour les Européens eux-mêmes (saremmo perduti : nous serions perdus), qui perdraient leur humanité en perdant leur capacité d'indignation. Grammaticalement, l'hypothétique de l'irréel (ci abituassimo… saremmo, cf. chap. 2) maintient l'habitude à distance : c'est une possibilité envisagée pour être conjurée. La phrase condense l'axe : l'inclusion commence par le refus de considérer l'exclusion comme normale.

Exercice

Analisi in italiano (80--100 parole). In che senso la legge 517 del 1977 rappresenta un «primato italiano»? Presentare la riforma e discuterne un limite attuale. Contrainte : employer une nominalisation, un pronom combiné ou ne, et un connecteur concessif.

Solution

Exemple de réponse : Con la legge 517 del 1977, l'Italia fu il primo paese al mondo ad abolire le classi speciali: l'integrazione scolastica degli alunni disabili nelle classi ordinarie, affidata all'insegnante di sostegno, diventò la regola e non l'eccezione. Molti paesi ne hanno poi studiato il modello — la Francia se ne è ispirata soltanto trent'anni dopo. Ciononostante, il primato conosce limiti concreti: mancano insegnanti specializzati, molti hanno contratti precari e cambiano scuola ogni anno, sicché la continuità educativa, condizione essenziale dell'inclusione, non è sempre garantita. L'idea resta pionieristica; la sua attuazione, incompiuta.

Exercice

Mediazione. Rendre compte en français (5--7 lignes), pour un lecteur non italianiste, de ce chapeau : «Ius scholae, la riforma torna in aula: cittadinanza dopo un ciclo di studi per quasi un milione di ragazzi nati o cresciuti in Italia. Le seconde generazioni, da Balotelli a Egonu, chiedono di non restare "italiani col permesso di soggiorno". L'opposizione parla invece di "regalo della cittadinanza".» Expliquer les implicites (ius scholae, seconde generazioni, la formule « italiens avec permis de séjour »).

Solution

Proposition : « Le Parlement italien réexamine le ius scholae ("droit de l'école") : cette réforme accorderait la citoyenneté aux enfants d'origine étrangère nés ou grandis en Italie après un cycle scolaire complet — près d'un million de jeunes sont concernés. Aujourd'hui, la nationalité italienne se transmet essentiellement par le sang (ius sanguinis) : ces jeunes, dits de "seconde génération", scolarisés en italien et souvent italophones avant tout, doivent attendre 18 ans pour la demander — d'où la formule "Italiens avec permis de séjour", qui dénonce ce statut paradoxal. L'article cite deux figures emblématiques du sport, le footballeur Mario Balotelli et la volleyeuse Paola Egonu, devenues symboles du débat. L'opposition, elle, dénonce une citoyenneté "offerte en cadeau" — signe que la réforme, discutée depuis des années, reste politiquement explosive. »

Exercice

Expression écrite. Saggio (environ 300 mots) : «La diversità è una ricchezza o una sfida per l'Italia di oggi?» Contraintes : trois exemples du chapitre (linguistique, migratoire, scolaire), une citation intégrée, concession-réfutation, trois congiuntivi.

Solution

Plan rédigé possible :

Introduction — Accroche : Nel 1861 meno di un italiano su dieci parlava italiano: l'Italia è nata diversa. Problématique : richesse ou défi ? Fausse alternative à dépasser.

Primo argomento — la diversità come ricchezza dimostrata : les dialectes, du stigmate à la scène de Sanremo (Geolier) et aux séries mondiales (L'amica geniale) ; les autonomies réussies (Südtirol : sebbene il conflitto sia stato aspro, l'autonomia del 1972 è oggi un modello) ; l'école inclusive de 1977, « primato » que le monde étudie.

Secondo argomento — ma una ricchezza che non si governa da sola : la questione meridionale persiste (écarts de PIB, fuga dei cervelli) ; un million de jeunes de seconde génération attendent une citoyenneté pleine ; Lampedusa rappelle chaque année le coût humain des frontières — «il giorno in cui ci abituassimo, saremmo perduti» (Bartolo).

Concessione-refutazione : È vero che ogni società tema ciò che non conosce, e che l'inclusione abbia un costo — scuole, mediatori, tempo. Tuttavia la storia italiana dimostra che il costo dell'esclusione è più alto: i cartelli «non si affitta ai meridionali» non hanno impedito che i figli di quei migranti interni diventassero l'ossatura dell'Italia industriale.

Conclusione — La diversité n'est ni richesse ni menace en soi : elle devient l'une ou l'autre selon les institutions qui l'accueillent — loi 482, loi 517, lois de citoyenneté encore à écrire. Ouverture : l'italien pluriel de Mahmood et Ghali, langue de l'Italie qui vient.

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