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Quels sont les processus sociaux qui contribuent à la déviance ?

Cours complet · SES (première), chapitre 8 · première, spécialité sciences économiques et sociales

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Toute société repose sur des règles de conduite, écrites ou non, qui indiquent aux individus ce qu'il convient de faire ou de ne pas faire. Pourtant, aucune société n'obtient une conformité totale : dans toute collectivité, certains comportements s'écartent des attentes communes et suscitent la désapprobation. Franchir une file d'attente, consommer une drogue illicite, refuser de serrer la main, voler dans un magasin : ces conduites très diverses ont en commun de transgresser une règle et d'exposer leur auteur à une réaction sociale.

La sociologie ne se contente pas de constater ces écarts : elle cherche à comprendre pourquoi et comment un comportement devient déviant. Loin d'être une propriété naturelle de certains actes ou de certaines personnes, la déviance est le produit de processus sociaux : affaiblissement des normes, tensions entre les buts poursuivis et les moyens disponibles, réaction des institutions et désignation des individus. Ce chapitre distingue d'abord la déviance de la délinquance et met en évidence son caractère relatif, puis analyse le rôle du contrôle social, avant de présenter les grandes explications sociologiques (Durkheim, Merton, Becker) et les difficultés de la mesure de la délinquance.

8.1 Norme, déviance et délinquance

8.1.1 Des normes qui encadrent les conduites

La vie en société suppose des attentes partagées quant aux comportements. Ces attentes se cristallisent dans des normes.

Définition 8.1Norme sociale

Une norme sociale est une règle de conduite, explicite ou implicite, partagée par les membres d'un groupe et qui prescrit ce qu'il faut faire ou ne pas faire dans une situation donnée. Le respect d'une norme est valorisé, sa transgression sanctionnée. On distingue les normes juridiques (inscrites dans le droit, sanctionnées par l'État) et les normes sociales au sens large (usages, coutumes, règles de politesse), dont le respect est assuré par la pression du groupe.

Les normes traduisent en règles concrètes des valeurs, c'est-à-dire des idéaux collectifs (l'honnêteté, le respect d'autrui, la réussite). Ainsi la valeur « respect de la propriété » se décline en une norme juridique interdisant le vol.

Les normes s'apprennent au cours de la socialisation : par l'intériorisation des règles familiales, scolaires et professionnelles, l'individu finit par considérer comme « naturel » ce qui n'est en réalité qu'un ordre social construit. C'est pourquoi la plupart des membres d'une société respectent les normes sans même y penser, non par peur de la sanction, mais parce qu'ils y adhèrent. La déviance apparaît alors comme le point de rencontre entre un comportement et une règle : elle suppose toujours l'existence préalable d'une norme à transgresser.

8.1.2 Définir la déviance

Définition 8.2Déviance

La déviance désigne la transgression d'une norme sociale en vigueur dans un groupe ou une société, transgression qui entraîne une réprobation (désapprobation, sanction) de la part des autres membres. Est déviant celui dont le comportement s'écarte de ce que le groupe considère comme normal et acceptable.

La déviance ne se réduit pas à un simple écart statistique : un comportement rare (collectionner les timbres) n'est pas déviant s'il ne suscite pas de réprobation. Ce qui définit la déviance, c'est la réaction qu'elle provoque.

La déviance prend des formes très diverses, d'intensité et de nature variables :

Cette diversité confirme que la déviance ne se laisse pas définir par une liste d'actes, mais par le rapport entre un comportement et les attentes d'un groupe.

8.1.3 Déviance et délinquance : ne pas confondre

Il est essentiel de distinguer déviance et délinquance, souvent confondues dans le langage courant.

Définition 8.3Délinquance

La délinquance désigne l'ensemble des comportements qui transgressent une norme juridique (une loi pénale) et sont, à ce titre, susceptibles d'une sanction pénale prononcée par la justice. La délinquance est donc une forme particulière de déviance : celle qui viole le droit.

Tout acte délinquant est déviant, mais toute déviance n'est pas délinquante. Le tableau suivant précise cette articulation.

Figure : Déviance et délinquance : quatre configurations possibles
Conforme à la loiContraire à la loi (délit)
Approuvé socialementComportement conforme (rendre un objet trouvé)Illégal mais toléré (petit excès de vitesse)
Réprouvé socialement (déviant)Déviant mais légal (adulte tatoué sur tout le corps, en 1960)Déviant et délinquant (vol, violence, trafic)

Un comportement peut être déviant sans être illégal (transgresser une norme sociale de politesse), et un délit peut être socialement toléré dans certains milieux. Déviance et délinquance ne se recouvrent donc que partiellement.

Cette distinction a des conséquences pratiques importantes. La délinquance relève du droit pénal : elle est définie par la loi (le principe de légalité veut qu'il n'y ait « pas de délit sans texte »), constatée par la police, jugée par les tribunaux et sanctionnée par des peines. La déviance non délinquante, elle, échappe au droit : elle n'est régulée que par le contrôle social informel, dont les sanctions (moqueries, mise à l'écart) ne sont ni codifiées ni prononcées par une institution. Confondre les deux notions conduirait à surestimer le rôle de la justice pénale dans le maintien de l'ordre social, alors que l'essentiel des conduites est régulé en dehors d'elle.

8.1.4 Le caractère relatif de la déviance

La déviance n'est pas une qualité intrinsèque de l'acte : un même comportement peut être déviant ici et normal ailleurs. La déviance est relative.

◆Théorème 8.4La relativité de la déviance

Un comportement n'est jamais déviant en soi. Son caractère déviant varie selon :

  • les sociétés : la consommation d'alcool, interdite dans certains pays, est banale dans d'autres ;
  • les époques : l'homosexualité, longtemps réprimée pénalement en France (jusqu'en 1982), ne l'est plus ; le tabagisme, valorisé dans les années 1950, est aujourd'hui stigmatisé ;
  • les groupes sociaux et les contextes : consommer du cannabis peut être valorisant dans un groupe de pairs et réprouvé dans un autre.

La déviance dépend donc du regard porté par un groupe, à un moment donné, sur un comportement.

8.2 Le contrôle social

Si la plupart des individus respectent les normes, c'est en partie grâce au contrôle social, l'ensemble des mécanismes qui assurent la conformité des conduites. Ce contrôle agit selon deux logiques complémentaires :

Définition 8.5Contrôle social

Le contrôle social désigne l'ensemble des moyens et des processus par lesquels un groupe ou une société incite ses membres à respecter les normes et sanctionne les écarts. Il vise à maintenir l'ordre social et à limiter la déviance.

8.2.1 Contrôle formel et contrôle informel

On distingue deux grandes formes de contrôle social, complémentaires.

8.2.2 Un contrôle social qui peut s'affaiblir

L'efficacité du contrôle social n'est pas garantie. Il peut s'affaiblir lorsque les liens sociaux se distendent : dans les grandes métropoles anonymes, l'interconnaissance recule et le contrôle informel diminue ; l'affaiblissement de l'autorité de certaines institutions (famille, école) réduit leur capacité de régulation. À l'inverse, les technologies (vidéosurveillance, traçabilité numérique) renforcent certaines formes de contrôle formel. L'intensité du contrôle social est donc variable selon les milieux et les époques, ce qui contribue à expliquer les différences de niveau de déviance.

Les deux formes de contrôle se complètent mais peuvent aussi se substituer l'une à l'autre : là où le contrôle informel de proximité s'affaiblit (quartiers où l'interconnaissance est faible), le contrôle formel (présence policière, dispositifs de surveillance) tend à se renforcer pour maintenir l'ordre. Cette substitution n'est jamais parfaite, car le contrôle informel, fondé sur l'adhésion aux normes, obtient une conformité que la seule menace de la sanction officielle ne peut garantir.

8.3 Les approches sociologiques de la déviance

Comment expliquer que des individus s'écartent des normes ? Trois grandes approches se sont succédé, sans totalement se remplacer.

8.3.1 Durkheim : l'anomie

Émile Durkheim (1858--1917) est le premier à faire de la déviance un objet sociologique. Pour lui, un certain niveau de « crime » est normal dans toute société : il n'est le signe d'aucune pathologie et remplit même des fonctions sociales :

La déviance ne devient un problème que lorsqu'elle est excessive : c'est alors le signe que la régulation sociale est défaillante.

Définition 8.6Anomie (Durkheim)

L'anomie désigne, chez Durkheim, un état de la société caractérisé par un affaiblissement ou une absence de normes claires. Lorsque les règles collectives sont floues, contradictoires ou insuffisamment intériorisées — par exemple lors de bouleversements économiques rapides —, les individus sont moins bien régulés, ce qui favorise la déviance.

Dans cette perspective, la déviance résulte d'un déficit de régulation : ce n'est pas l'individu qui est en cause, mais l'insuffisance de l'encadrement normatif de la société. Durkheim mobilise cette notion dans son étude du suicide (Le Suicide, 1897) : les périodes de crise ou de prospérité brutale, en bouleversant les repères, font monter le « suicide anomique ». La leçon est générale : moins la société régule les désirs et les conduites, plus les comportements déviants se multiplient.

8.3.2 Merton : l'écart entre buts et moyens

Robert K. Merton (1910--2003) reprend et transforme la notion d'anomie. Selon lui, la société assigne à tous des buts culturels (aux États-Unis, la réussite matérielle) mais ne distribue pas également les moyens légitimes de les atteindre (l'école, l'emploi qualifié). La déviance naît de cette tension entre des aspirations communes et des moyens inégalement accessibles.

◆Théorème 8.7La typologie de Merton

Selon leur adhésion aux buts culturels et aux moyens légitimes, Merton distingue cinq types d'adaptation. Un signe indique l'acceptation, un signe le rejet.

Pour Merton, la déviance n'est donc pas une anomalie individuelle, mais une réponse à la structure de la société, qui promet à tous une réussite que tous ne peuvent atteindre légalement. L'apport majeur de cette analyse est de relier la déviance aux inégalités : ce ne sont pas les valeurs des individus qui sont en cause (ils partagent les mêmes buts que les conformistes), mais l'accès inégal aux moyens légitimes de les réaliser. L'« innovation » délinquante devient alors compréhensible comme la conduite de ceux qui, adhérant pleinement au but de réussite, en sont privés des voies légales.

8.3.3 Becker : la déviance comme construction sociale

À partir des années 1960, Howard Becker (1928--2023) opère un renversement décisif dans Outsiders (1963). Durkheim et Merton s'interrogeaient sur les causes du passage à l'acte déviant. Becker déplace la question : ce qui fait qu'un acte est déviant, ce n'est pas l'acte lui-même, mais la réaction sociale qu'il déclenche.

◆Théorème 8.8La théorie de l'étiquetage (labelling)

Selon Becker, la déviance n'est pas une qualité de l'acte commis, mais la conséquence de l'application, par les autres, de normes et de sanctions à un « transgresseur ». « Le déviant est celui auquel cette étiquette a été appliquée avec succès. » La déviance résulte donc d'un double processus : la transgression d'une règle et sa désignation comme déviante par ceux qui détiennent le pouvoir de faire respecter les normes (« entrepreneurs de morale »).

Plusieurs notions prolongent cette approche.

Les trois approches ne s'excluent pas : l'anomie et l'écart buts/moyens éclairent le passage à l'acte, tandis que l'étiquetage éclaire la fabrication sociale de la déviance et son ancrage durable. Le tableau de repères suivant en récapitule la logique.

Figure : Trois grandes explications sociologiques de la déviance
AuteurNotion cléThèse centrale
DurkheimAnomieLa déviance résulte d'un affaiblissement des normes : un déficit de régulation de la société.
MertonÉcart buts / moyensLa déviance naît de la tension entre des buts culturels communs et des moyens légitimes inégalement distribués (5 types d'adaptation).
BeckerÉtiquetage (labelling)La déviance n'existe pas en soi : elle est construite par la réaction sociale qui désigne et stigmatise le transgresseur.

On mesure ainsi le chemin parcouru : d'une déviance conçue comme le symptôme d'un dysfonctionnement social (Durkheim, Merton) à une déviance conçue comme le produit du regard et du pouvoir de ceux qui édictent les normes (Becker). Ce dernier déplacement invite à étudier non plus seulement le déviant, mais aussi les institutions qui le désignent.

8.4 La mesure de la délinquance

Mesurer la délinquance est un enjeu majeur du débat public, mais l'exercice est semé d'embûches. Les chiffres disponibles ne reflètent qu'imparfaitement la réalité des transgressions. Or l'enjeu n'est pas seulement scientifique : les statistiques de la délinquance nourrissent le sentiment d'insécurité, orientent les politiques publiques et pèsent sur le débat électoral. Savoir ce que ces chiffres mesurent réellement — et ce qu'ils ne mesurent pas — est donc une compétence citoyenne autant qu'une exigence sociologique.

8.4.1 Les statistiques officielles et leurs limites

Les statistiques administratives sont produites par la police et la gendarmerie (faits constatés) et par la justice (condamnations). Elles sont précieuses mais présentent des limites importantes.

◆Théorème 8.9Le chiffre noir de la délinquance

Le chiffre noir désigne l'ensemble des infractions réellement commises mais qui n'apparaissent pas dans les statistiques officielles, parce qu'elles n'ont pas été déclarées par les victimes, pas découvertes, ou pas enregistrées par les services. Les statistiques officielles mesurent donc autant l'activité des institutions (nombre de plaintes traitées, priorités policières) que la délinquance elle-même.

Plusieurs biais affectent ces données :

8.4.2 Les enquêtes de victimation

Pour approcher le chiffre noir, les statisticiens utilisent les enquêtes de victimation, qui interrogent directement un échantillon de la population sur les faits subis, qu'ils aient ou non été déclarés. En France, l'enquête « Cadre de vie et sécurité » (menée par l'Insee et le service statistique du ministère de l'Intérieur) a longtemps joué ce rôle. Ces enquêtes présentent plusieurs intérêts et limites :

Aucune source n'étant parfaite, le sociologue croise statistiques administratives et enquêtes de victimation plutôt que de se fier à un chiffre unique.

8.4.3 Une hausse des chiffres traduit-elle une hausse de la délinquance ?

Interpréter une évolution des statistiques policières demande la plus grande prudence, car une même variation peut avoir des causes très différentes :

Une même donnée est donc à double sens : elle informe sur la délinquance et sur le fonctionnement des institutions qui la mesurent. Cette ambivalence est au cœur de la lecture sociologique des statistiques.

Exemple 8.10Un document statistique : plaintes et victimation

Le tableau ci-dessous compare, pour un type d'atteinte, le nombre de faits enregistrés par la police et l'estimation issue d'une enquête de victimation (données stylisées, base 100 pour les faits déclarés).

Faits enregistrés (police)Faits estimés (victimation)
Cambriolages100130
Vols sans violence100250
Violences physiques hors ménage100320

Lecture. Pour 100 vols sans violence enregistrés par la police, l'enquête de victimation en estime environ 250 réellement subis. Analyse. L'écart entre les deux colonnes matérialise le chiffre noir : il est faible pour les cambriolages (souvent déclarés pour l'assurance) et très élevé pour les violences (fréquemment tues). Se fier aux seules statistiques policières conduirait à sous-estimer fortement, et de façon inégale selon les infractions, la délinquance réelle.

Exemple 8.11Le caractère construit de la déviance

Dans Outsiders, Becker étudie les musiciens de jazz et les fumeurs de marijuana des années 1950. Il montre qu'un même comportement — fumer de la marijuana — n'est pas déviant en soi : il le devient parce qu'une loi le désigne comme illégal et parce que des campagnes menées par des « entrepreneurs de morale » (administrations, militants) l'ont fait entrer dans la catégorie des conduites réprouvées.

Analyse. Le document illustre deux idées clés : d'une part la relativité de la déviance (le même acte est valorisant dans le groupe des musiciens, réprouvé au-dehors) ; d'autre part le rôle de la désignation : ce ne sont pas les propriétés de l'acte, mais la réaction sociale et l'étiquetage qui font le déviant. La déviance apparaît ainsi comme le résultat d'un rapport de pouvoir entre ceux qui édictent les normes et ceux qui les transgressent.

Méthode : Interpréter des statistiques de la délinquance et leurs limites

Face à un tableau ou un graphique sur la délinquance, procéder par étapes :

  • Identifier la source et l'indicateur. S'agit-il de faits constatés par la police, de condamnations judiciaires, ou d'une enquête de victimation ? Chaque source mesure une réalité différente.
  • Lire précisément une donnée. Repérer l'unité (nombre, taux pour 1000 habitants, indice base 100), la période, le champ, puis formuler une phrase de lecture rigoureuse.
  • Décrire l'évolution ou l'écart. Comparer les valeurs (hausse, baisse, écart entre sources) en distinguant variation absolue et relative.
  • Interpréter avec prudence. Se demander si une variation traduit la délinquance réelle ou l'activité des institutions (évolution du nombre de plaintes, changement de priorités policières, réforme de la loi).
  • Mobiliser la notion de chiffre noir. Rappeler que les faits enregistrés sous-estiment les faits réels, de façon inégale selon les infractions, et que les enquêtes de victimation servent précisément à approcher cet écart.

8.5 Bilan

La déviance est un fait social universel qui ne peut se comprendre à partir des seuls individus. Elle transgresse une norme sociale et suscite une réprobation ; elle se distingue de la délinquance, réservée à la transgression d'une norme juridique pénalement sanctionnée. Son caractère relatif — variable selon les sociétés, les époques et les groupes — interdit de la traiter comme une propriété naturelle des actes.

Trois familles de processus sociaux l'expliquent : l'affaiblissement des normes (anomie de Durkheim), l'écart entre buts culturels et moyens légitimes (Merton et sa typologie), et la réaction sociale qui désigne et étiquette le déviant (Becker). Le contrôle social, formel et informel, régule les conduites, et son affaiblissement favorise la déviance. Enfin, mesurer la délinquance reste délicat : les statistiques officielles ne captent qu'une partie des faits, le chiffre noir demeurant considérable, ce que les enquêtes de victimation cherchent à corriger.

Propriété : Synthèse du chapitre

  • Une norme sociale prescrit les conduites ; la déviance en est la transgression, suivie d'une réprobation.
  • La délinquance est la déviance qui viole une norme juridique : toute délinquance est déviante, mais toute déviance n'est pas délinquante.
  • La déviance est relative : elle varie selon les sociétés, les époques et les groupes.
  • Le contrôle social, formel (institutions, sanctions officielles) et informel (entourage, réprobation diffuse), assure la conformité ; son affaiblissement favorise la déviance.
  • Durkheim : la déviance renvoie à l'anomie (affaiblissement des normes). Merton : elle naît de l'écart entre buts et moyens (conformité, innovation, ritualisme, évasion, rébellion).
  • Becker : la déviance est une construction sociale produite par l'étiquetage et la réaction sociale ; stigmatisation et carrière déviante en découlent.
  • La mesure de la délinquance est difficile : les statistiques officielles laissent un chiffre noir, que les enquêtes de victimation tentent d'approcher.

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