Signaux périodiques et filtrage linéaire
Cours complet · traitement du signal (MP), chapitre 1 · CPGE MP (2e année)
Travailler ce chapitre sur Adloun
L'électronique linéaire repose sur une idée d'une puissance redoutable : un signal, aussi complexe soit-il, pourvu qu'il soit périodique, se décompose en une somme de sinusoïdes. Cette décomposition — la série de Fourier — transforme l'étude d'un signal quelconque en l'étude d'un catalogue de sinusoïdes, son spectre. Or les circuits linéaires (résistances, bobines, condensateurs) traitent chaque sinusoïde de manière indépendante et prévisible, caractérisée par une unique fonction de transfert. Filtrer un signal, c'est donc modifier son spectre : atténuer certaines fréquences, en conserver d'autres. Ce chapitre articule ces deux volets — analyse spectrale et filtrage — puis les réunit dans une même question centrale du programme de MP : comment un filtre linéaire agit-il sur un signal périodique ?
On suppose acquises la notion d'impédance complexe et l'étude des circuits du premier et du second ordre menée en MPSI. L'objectif est ici de raisonner dans le domaine fréquentiel : penser un signal comme un spectre, un filtre comme un gabarit.
1.1 Signaux périodiques et décomposition spectrale
1.1.1 Valeur moyenne et valeur efficace
Un signal est périodique de période s'il existe tel que pour tout . La plus petite valeur de est la période, la fréquence (en ) et la pulsation (en ).
La valeur moyenne (ou composante continue) d'un signal -périodique est
La valeur efficace (ou RMS, root mean square) est la racine de la moyenne du carré :
La valeur efficace mesure l'énergie transportée par le signal : une tension de valeur efficace dissipe dans une résistance la même puissance moyenne qu'une tension continue de même valeur. Pour une sinusoïde , on retrouve les résultats fondamentaux :
La valeur efficace « vraie » (True RMS) intègre le carré du signal réel. Un multimètre bon marché, lui, mesure souvent la valeur redressée moyenne calibrée pour une sinusoïde : il se trompe sur un signal non sinusoïdal (créneau, triangle). D'où l'intérêt des multimètres True RMS en électronique.
1.1.2 Série de Fourier d'un signal périodique
Tout signal -périodique « physiquement raisonnable » (continu par morceaux) se décompose en une somme de sinusoïdes dont les fréquences sont des multiples entiers de :
avec les coefficients de Fourier
De façon équivalente, en regroupant chaque couple en une seule sinusoïde d'amplitude et de phase :
Le terme de rang , de fréquence , est le fondamental. Le terme de rang , de fréquence , est l'harmonique de rang . Le terme est la composante continue.
Un signal périodique de fréquence ne contient que des fréquences multiples de . Réciproquement, tout ce qui apparaît dans le spectre d'un signal -périodique se situe aux fréquences Le spectre est donc discret (raies), à la différence du spectre continu d'un signal non périodique.
Les symétries du signal annulent la moitié des coefficients :
- si est paire (), alors tous les (développement en cosinus) ;
- si est impaire (), alors et tous les (développement en sinus) ;
- si possède la symétrie de glissement (dite alternance), alors seuls les harmoniques de rang impair sont présents ().
Ces règles permettent souvent de prévoir la structure d'un spectre sans aucun calcul. Un créneau symétrique, par exemple, ne contient que des harmoniques impairs.
La valeur efficace d'un signal se calcule à partir de son spectre : les énergies des harmoniques s'ajoutent (les termes croisés sont de moyenne nulle),
1.1.3 Spectre d'amplitude et de phase
Le spectre d'amplitude est le graphe des amplitudes en fonction de la fréquence : c'est une suite de raies. Le spectre de phase donne les phases . Amplitude et phase caractérisent entièrement le signal ; deux signaux de même spectre d'amplitude mais de phases différentes ont des allures temporelles distinctes.
La figure ci-dessous représente le spectre d'amplitude d'un signal en créneau symétrique d'amplitude , dont on montre plus loin que pour impair et pour pair.
La décroissance des amplitudes renseigne sur la « douceur » du signal. Un créneau (discontinu) décroît en ; un signal triangulaire (continu, à dérivée discontinue) décroît en , plus vite. Plus un signal est régulier, plus son spectre est concentré sur les basses fréquences.
Calculer les coefficients de Fourier du créneau impair d'amplitude , valant sur et sur .
Démonstration
Le signal est impair : et . Il possède de plus la symétrie d'alternance, donc seuls les rangs impairs subsistent. On calcule
Avec , une primitive de est . Le calcul donne
Le signal s'écrit donc
en accord avec le spectre en tracé ci-dessus. On vérifie Parseval : , valeur exacte pour un créneau.
1.2 Filtrage linéaire : fonction de transfert
1.2.1 Fonction de transfert harmonique
On considère un système linéaire (association de , , , éventuellement d'un ALI en régime linéaire) recevant en entrée une tension sinusoïdale et délivrant en sortie une tension de même pulsation. On note et les grandeurs complexes associées.
La fonction de transfert (ou transmittance) du système est le rapport des amplitudes complexes de sortie et d'entrée :
Son module est le gain (rapport des amplitudes ), son argument est le déphasage de la sortie par rapport à l'entrée.
La fonction de transfert n'a de sens que pour un système linéaire et en régime sinusoïdal forcé établi. Sa connaissance suffit à prévoir l'action du filtre sur n'importe quelle sinusoïde d'entrée : il suffit d'y remplacer par la pulsation considérée.
1.2.2 Diagramme de Bode
Comme le gain et la fréquence couvrent plusieurs ordres de grandeur, on les représente en échelles logarithmiques.
Le gain en décibels est
Le diagramme de Bode est constitué de deux courbes tracées en fonction de (ou de ) :
- le diagramme de gain : en fonction de ;
- le diagramme de phase : en fonction de .
Méthode : Repères sur le diagramme de gain
Quelques valeurs à connaître :
- (le signal passe sans modification d'amplitude) ;
- : définit la pulsation de coupure ;
- une décade = facteur en fréquence ; une pente de correspond à ;
- ; .
Le tracé asymptotique consiste à remplacer par ses comportements aux basses et hautes fréquences (droites de pente multiple de ), puis à corriger de à la coupure.
1.2.3 Filtre passe-bas du premier ordre
Le circuit (sortie aux bornes du condensateur) réalise le passe-bas de référence. Avec :
avec ici et la pulsation de coupure à .
Comportements asymptotiques :
Les basses fréquences passent, les hautes sont atténuées de .
À haute fréquence (), le passe-bas se comporte en intégrateur :
La division par dans le domaine complexe correspond en effet à une intégration temporelle. Un passe-bas attaqué bien au-dessus de sa coupure intègre le signal : un créneau y devient un signal triangulaire.
1.2.4 Filtre passe-haut du premier ordre
Le circuit (sortie aux bornes de la résistance) réalise le passe-haut :
Les hautes fréquences passent (, ), les basses sont atténuées de avec un déphasage .
À basse fréquence (), le passe-haut se comporte en dérivateur :
La multiplication par correspond à une dérivation temporelle. Un passe-haut attaqué bien au-dessous de sa coupure dérive le signal : un triangle y devient un créneau.
Intégrateur et dérivateur ne sont que des comportements asymptotiques et approchés. Le passe-bas n'intègre correctement que les composantes de fréquence ; le passe-haut ne dérive que celles de fréquence . Hors de ces limites, le filtre déforme sans intégrer ni dériver. En pratique on choisit en conséquence : intégrateur très basse ; dérivateur très haute.
1.2.5 Filtre passe-bande du second ordre
Le circuit série, tension prise aux bornes de la résistance, réalise un passe-bande. On l'écrit sous forme canonique.
est la pulsation de résonance (ou pulsation centrale), le facteur de qualité et le gain maximal (ici ).
Le gain est maximal en où (déphasage nul). Il chute de aux deux pulsations de coupure et encadrant . La bande passante vérifie
Un facteur de qualité élevé signifie une bande passante étroite : le filtre est sélectif.
1.3 Action d'un filtre sur un signal périodique
C'est le cœur du programme de MP : prévoir la forme du signal de sortie lorsqu'un filtre linéaire est attaqué par un signal périodique quelconque.
1.3.1 Principe : traiter chaque harmonique séparément
Un système linéaire obéit au principe de superposition. On décompose donc l'entrée en série de Fourier, on applique la fonction de transfert à chaque harmonique (chacun à sa propre pulsation ), puis on recompose la sortie :
où et sont le gain et le déphasage du filtre à la pulsation .
Méthode : Prévoir l'effet d'un filtre sur un signal périodique
- Déterminer le spectre de l'entrée (raies aux fréquences , amplitudes ).
- Tracer (ou évaluer) le gain du filtre à chacune de ces fréquences.
- Multiplier chaque amplitude : ; ajouter le déphasage.
- Recomposer et interpréter : quelles raies subsistent ? Le signal de sortie est-il quasi sinusoïdal, intégré, dérivé, débarrassé de sa composante continue ?
Un créneau symétrique de fréquence attaque un passe-bas de fréquence de coupure telle que . Quelle est la forme du signal de sortie ?
Démonstration
Le créneau ne contient que les harmoniques impairs d'amplitudes Le fondamental à passe bien ; l'harmonique à est atténué, les suivants davantage. Attention toutefois à ne pas surestimer l'efficacité d'un premier ordre : pour par exemple, et , si bien que le rapport harmonique /fondamental en sortie vaut (contre en entrée). La sortie est donc approximativement sinusoïdale de fréquence , d'amplitude proche de — le filtre favorise nettement le fondamental, sans livrer une sinusoïde pure. Une sélection rigoureuse exigerait un filtre d'ordre plus élevé, ou un passe-bande très sélectif centré sur .
1.3.2 Gabarit d'un filtre
Un gabarit est le cahier des charges fréquentiel d'un filtre : il fixe, pour chaque bande de fréquences, le gain minimal exigé (bande passante) ou le gain maximal toléré (bande atténuée), ainsi que la largeur de la bande de transition. Concevoir un filtre, c'est choisir sa structure et ses composants pour que son diagramme de gain « tienne dans » le gabarit (vocabulaire complémentaire, absent du programme mais omniprésent en TP et en sujets).
Sur un signal périodique, le gabarit se lit directement sur le spectre : on superpose le spectre de raies de l'entrée et la courbe de gain du filtre. Les raies situées dans la bande passante sont conservées, celles de la bande atténuée sont supprimées. C'est cette lecture superposée — spectre du signal gain du filtre — qui permet de prévoir le signal de sortie sans résoudre d'équation différentielle.
On souhaite éliminer la composante continue d'un signal périodique (par exemple pour « centrer » un signal avant amplification) sans déformer sa partie variable. Quel filtre choisir ?
Démonstration
La composante continue est la raie à . Il faut donc un filtre de gain nul en et de gain sur toutes les fréquences () du signal : c'est un passe-haut de fréquence de coupure . Alors supprime la raie continue, tandis que (pour ) laisse passer le fondamental et les harmoniques quasiment intacts. Le signal de sortie est le signal d'entrée débarrassé de sa moyenne. C'est le rôle du condensateur de liaison en électronique.
1.4 Mise en œuvre numérique
Capacité numérique : Spectre par FFT et action d'un filtre
On calcule le spectre d'amplitude d'un signal en créneau par transformée de Fourier rapide (FFT), on lui applique numériquement un filtre passe-bas du premier ordre, puis on reconstruit le signal filtré. On visualise ainsi le lien entre atténuation des harmoniques et déformation temporelle.
import numpy as np
import matplotlib.pyplot as plt
# --- Signal en creneau ---
f0 = 100.0 # frequence fondamentale (Hz)
fe = 20000.0 # frequence d'echantillonnage (Hz)
N = 2000 # nombre d'echantillons
t = np.arange(N) / fe
e = np.sign(np.sin(2 * np.pi * f0 * t)) # creneau +/-1
# --- Spectre par FFT ---
E = np.fft.rfft(e) / N * 2 # amplitudes complexes
frq = np.fft.rfftfreq(N, 1 / fe) # axe des frequences
# --- Filtre passe-bas du 1er ordre applique dans le domaine spectral ---
fc = 250.0 # frequence de coupure (Hz)
H = 1 / (1 + 1j * frq / fc) # fonction de transfert
S = E * H # chaque harmonique multiplie par H
s = np.fft.irfft(S / 2 * N, n=N) # reconstruction du signal filtre
# --- Trace du spectre d'entree ---
plt.figure()
plt.stem(frq, np.abs(E), basefmt=" ")
plt.xlim(0, 1200); plt.xlabel("f (Hz)"); plt.ylabel("|c_n|")
plt.title("Spectre du creneau : raies impaires en 1/n")
# --- Trace temporel entree / sortie ---
plt.figure()
plt.plot(t * 1e3, e, label="entree (creneau)")
plt.plot(t * 1e3, s, label="sortie (passe-bas)")
plt.xlim(0, 30); plt.xlabel("t (ms)"); plt.legend()
plt.title("Filtrage passe-bas : le creneau s'arrondit")
plt.show()
Le spectre affiché confirme les raies impaires en prévues par le calcul. Sur le tracé temporel, le créneau ressort arrondi : les fronts raides, riches en harmoniques élevés, ont été « lissés » car ces harmoniques ont été atténués. Plus on abaisse , plus la sortie se rapproche du seul fondamental sinusoïdal — illustration numérique directe de l'action d'un filtre sur le spectre.
- Un signal -périodique se décompose en série de Fourier : composante continue , fondamental (fréquence ) et harmoniques (fréquences ). Son spectre est discret (raies).
- Valeur efficace : ; pour une sinusoïde . Parseval : .
- Symétries : un signal impair n'a que des sinus ; la symétrie d'alternance ne laisse que les harmoniques impairs (cas du créneau).
- Fonction de transfert : gain et déphasage à chaque pulsation.
- Bode : ; coupure à () ; pentes multiples de .
- Premier ordre : passe-bas () intégrateur à HF ; passe-haut dérivateur à BF.
- Passe-bande d'ordre 2 : , facteur de qualité , bande passante ; sélectif si grand.
- Action sur un signal périodique (superposition) : chaque harmonique de rang est multiplié par et déphasé de . Filtrer = modifier le spectre selon un gabarit.
<i class="fa-solid fa-dumbbell mr-2" style="color:#2E7559"></i>1.5 Exercices résolus
Un signal vaut (en volts). Déterminer sa valeur moyenne et sa valeur efficace.
Démonstration
La valeur moyenne est la composante continue : . Par Parseval, les carrés des valeurs efficaces s'ajoutent :
Les déphasages n'interviennent pas : seules comptent les amplitudes.
Un circuit passe-bas a et . Calculer la fréquence de coupure. Que vaut le gain en dB à ?
Démonstration
, soit . À , on est une décade au-dessus de la coupure : le gain suit l'asymptote HF, (soit ). Le déphasage y vaut , proche de .
Identifier la nature du filtre et donner sa fréquence de coupure.
Démonstration
En basse fréquence (), : les basses fréquences sont bloquées. En haute fréquence, : les hautes passent. C'est un passe-haut du premier ordre, de pulsation de coupure (là où le module vaut ). À basse fréquence il se comporte en dérivateur, , soit .
Un passe-bande série a , et . Calculer , et la bande passante .
Démonstration
, donc . Le facteur de qualité vaut . La bande passante est . Le filtre est sélectif : seules les fréquences dans un intervalle de autour de passent sans forte atténuation.
Un signal en créneau symétrique de fréquence attaque un passe-bas de fréquence de coupure . Décrire le signal de sortie.
Démonstration
Toutes les composantes utiles du créneau () sont très au-dessus de : le filtre travaille en régime intégrateur. Or l'intégrale d'un créneau est un signal triangulaire. La sortie est donc un signal triangulaire de fréquence , d'amplitude fortement réduite (chaque harmonique de rang est atténué d'un facteur , ce qui accentue la décroissance du spectre en caractéristique du triangle). On retrouve le montage intégrateur classique.
Un signal contient les raies (secteur, parasite), (utile) et (bruit HF). Quel filtre isole la raie utile ?
Démonstration
Il faut atténuer (basse) et (haute) tout en conservant : c'est un passe-bande centré sur . Pour rejeter efficacement et tout en laissant passer , on choisit une bande passante englobant mais excluant les deux parasites, par exemple quelques centaines de Hz, soit de l'ordre de quelques unités à quelques dizaines. Sur le gabarit : gain à , gain faible (idéalement ) à et .
Deux signaux ont le même spectre d'amplitude (fondamental + harmonique 3, amplitudes et ) mais des phases relatives différentes. Ont-ils la même allure ?
Démonstration
Non. Le signal (phases « en accord ») tend vers un créneau, tandis que a une allure nettement différente (plus « pointue »). Le spectre d'amplitude ne suffit donc pas à caractériser un signal : la phase est essentielle. C'est pourquoi un filtre, en modifiant les phases relatives des harmoniques (déphasage ), déforme le signal même s'il conserve toutes les amplitudes.
1.6 Exercices d'entraînement
- Valeur efficace d'un créneau. Un créneau symétrique varie entre et . Montrer directement (sans série de Fourier) que sa valeur efficace vaut . Comparer à la valeur efficace de son seul fondamental.
- Redressement. Un signal redressé double alternance vaut . Sa période est-elle ou ? En déduire les fréquences présentes dans son spectre.
- Coefficients d'un triangle. Pour un signal triangulaire impair, on admet ( impair). Vérifier la décroissance en et comparer la « pureté » spectrale à celle du créneau.
- Gain en dB. Un filtre a un gain . Calculer . Inversement, à quel gain correspond ? Justifier la règle « = division par ».
- Passe-bas. Pour un passe-bas de coupure , exprimer le gain et le déphasage . Calculer et pour , et .
- Tracé de Bode asymptotique. Tracer les diagrammes de gain et de phase asymptotiques d'un passe-haut du premier ordre de coupure . Repérer la pente et la position du point à .
- Choix intégrateur/dérivateur. On dispose d'un avec , . Pour un signal à , ce montage se comporte-t-il en intégrateur ou en dérivateur (selon la sortie choisie) ? Justifier par comparaison à .
- Résonance . Un passe-bande a et . Calculer la bande passante et les deux fréquences de coupure à (on pourra utiliser pour grand).
- Sélection d'harmonique. Un créneau de fréquence attaque un passe-bande de facteur de qualité élevé centré sur . Quel harmonique récupère-t-on en sortie ? Quelle est son amplitude relative ?
- Composante continue. Un capteur délivre (V). On veut ne garder que la partie variable pour l'amplifier. Proposer un filtre et sa fréquence de coupure ; estimer l'atténuation subie par la composante utile.
- Effet sur un spectre. Un signal a pour spectre les raies à , , d'amplitudes , , (mV), avec . On le filtre par un passe-bas de coupure (premier ordre). Calculer l'amplitude de chaque raie en sortie et commenter la déformation.
- Parseval et taux de distorsion. Le taux de distorsion harmonique d'un signal est . Le calculer pour un créneau (harmoniques en , impairs) et interpréter : un créneau est-il « proche » d'une sinusoïde ?
- Bande passante et rapidité. Expliquer qualitativement pourquoi un filtre passe-bas de fréquence de coupure trop basse « ralentit » la réponse d'un système : relier largeur du spectre transmis et temps de montée .
- Analyse numérique. À partir du script de la capacité numérique, proposer les modifications permettant de visualiser l'action d'un passe-haut sur un signal triangulaire, et prévoir la forme attendue de la sortie.