conversion de puissance (PSI) · Chapitre 2 · Exercice de TD
Bornes homologues : coupler deux enroulements de 115 V
Le transformateur · A. Principe et constitution · niveau 2
Énoncé
Un transformateur d'alimentation de , prévu pour fonctionner sur un secteur de comme de , porte sur son noyau deux enroulements primaires identiques et de spires chacun, prévus pour , et un secondaire de spires. Chaque primaire a une résistance . Les bornes homologues sont repérées par des points ; on les supposera d'abord connues.
1) On branche les deux primaires en série sur en reliant à . Quelle tension chacun reçoit-il ? Quelle tension donne le secondaire ?
2) Un technicien relie par erreur à et alimente entre et . Que vaut la tension induite totale dans la mise en série ? Que limite alors le courant ? Calculer ce courant.
3) Sur un secteur de , on branche les deux primaires en parallèle. Quelles bornes faut-il relier ? Que se passe-t-il si l'on se trompe ?
4) Les points se sont effacés. Proposer un essai au voltmètre, sous , qui les retrouve sans risque.
Corrigé
La stratégie. Les trois enroulements enlacent le même flux par spire. Avec les tensions fléchées de leur point vers l'autre borne, la loi de Faraday donne pour chacun , avec le même signe. Une mise en série additionne ou soustrait ces tensions selon le sens des points.
1) Série dans le bon sens. De (point) à , puis de (point) à : les deux tensions fléchées « point vers borne » se suivent dans le même sens : Le secondaire donne : chaque primaire travaille à sa tension nominale.
2) Série en opposition. Reliant à et alimentant entre et , on parcourt à rebours : , quel que soit le flux. Le noyau ne peut plus opposer aucune force électromotrice à la tension du secteur : le même courant traverse les deux enroulements en sens contraires, leurs ampères-tours se compensent (), et le courant n'est limité que par les résistances : trente fois le courant nominal ( dans la mise en série). Le fusible saute, ou l'enroulement grille.
3) Parallèle. Il faut relier les deux points ensemble ( à ) et les deux autres bornes ensemble ( à ), puis brancher le secteur entre ces deux nœuds : chaque enroulement reçoit dans le sens « point vers borne ». Si l'on croise ( à , à ), les deux enroulements forment une boucle où leurs tensions induites s'ajoutent () dans : un courant de circule dans la boucle, même sans charge. C'est un court-circuit.
4) L'essai. On alimente seul sous (entre et ), on relie à une borne de , et l'on mesure la tension entre et l'autre borne de . , à vide, ne porte aucun courant : il n'y a aucun risque. On lit si la borne reliée à est le point de (les tensions s'ajoutent), dans le cas contraire. On marque alors les points en conséquence ; le même essai, avec le secondaire, repère son point ( ou ).
Ce que l'exercice installe. Le point est une information physique : il dit dans quel sens chaque enroulement enlace le flux commun. Mises en série et en parallèle se raisonnent en tensions « point vers borne » ; une erreur ne coûte pas un signe dans une formule, mais un court-circuit, car le noyau n'oppose plus de force électromotrice. Et un essai à vide, à basse tension, les retrouve.
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